## Évaluer les risques d’une prochaine crise immobilière

_IMF Blog, April 4, 2019_

## Source details

**Canonical URL:** [Évaluer les risques d’une prochaine crise immobilière](https://www.imf.org/fr/blogs/articles/2019/04/04/blog-gfsr-ch2-assessing-the-risk-of-the-next-housing-bust)

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## Bibliographic details
- Authors: Claudio Raddatz, Nico Valckx
- Published: April 4, 2019

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### Principales constatations
- Le risque d’une crise immobilière comparable à celle de la crise financière mondiale est "plutôt faible" pour des villes comme Las Vegas, Miami et Phœnix, mais "élevé" pour Toronto et Vancouver.
- L’outil House Prices at Risk (prix de l’immobilier à risque) du FMI évalue la probabilité d’une forte baisse des prix immobiliers et s’appuie sur le modèle Growth at risk.
- L’étude utilise des données de 22 pays avancés, de 10 pays émergents et des principales villes de ces pays.
- Pour la fin de l’année 2017, et dans la plupart des pays avancés de l’échantillon (pondérés par le PIB) :
  - La probabilité d’une chute brutale des prix de l’immobilier corrigés de l’inflation était plus faible qu’en 2007-2008, mais restait supérieure à la moyenne historique.
- Pour les pays émergents en 2017 :
  - Le risque était plus élevé qu’à la veille de la crise financière mondiale.
- Les risques à la baisse des prix immobiliers demeurent élevés dans plus de 25 % des pays avancés et dans près de 40 % des pays émergents.
- La Chine, notamment ses provinces de l’Est, présente des risques particulièrement marqués.
- La construction de logements et les dépenses connexes représentent "un sixième de l’économie des États‑Unis et de la zone euro".

### Facteurs explicatifs et méthodologie
- Cinq conditions identifiées comme ayant une incidence sur les prix de l’immobilier :
  - les précédentes hausses des prix,
  - la croissance économique,
  - les expansions du crédit,
  - la surévaluation,
  - les conditions de financement.
- Question centrale du modèle : si l’on vise les fortes baisses des prix immobiliers ("celles ayant généralement lieu environ tous les 20 ans (et dont la probabilité de se produire est de 5 %)"), peut‑on les prévoir en observant ces cinq conditions ?
- Exemple de scénario : durcissement des conditions de financement + ménages très endettés + prix immobiliers tendus => nette diminution attendue des prix immobiliers.

### Effets macroéconomiques et synchronisation
- Il existe une forte corrélation entre les prix de l’immobilier, le système financier et l’économie, particulièrement lorsque les prix baissent.
- Les fortes hausses de prix alimentées par un accès facile au crédit peuvent, à long terme, inciter à un endettement excessif et favoriser une récession.
- Les prix de l’immobilier dans les plus grandes villes du monde évoluent de concert, ce qui accroît la probabilité que des chocs se propagent entre marchés.

### Risques de contagion financière
- Estimation empirique fournie par l’étude :
  - Si l’évaluation donne la valeur -12 (ce qui correspond à une probabilité de 5 % qu’une baisse des prix de 12 % se produise), alors :
    - la probabilité qu’une crise financière ait lieu deux ans plus tard est de 31 % dans les pays avancés,
    - et de 10 % dans les pays émergents.

### Recommandations de politique économique
- Les autorités peuvent prendre des mesures préventives pour améliorer la résilience des ménages, des banques et de l’économie sans nécessairement agir directement sur les prix :
  - durcir les politiques macroprudentielles lorsque l’économie est vigoureuse et l’immobilier en expansion (exemples : restreindre le montant du prêt immobilier en fonction de la valeur du bien ; limiter l’ampleur des remboursements hypothécaires mensuels en fonction du revenu);
  - réduire les taux d’intérêt de la banque centrale peut n’atténuer les risques qu’à court terme ("jusqu’à quelques trimestres") et n’aurait d’effet que dans les pays avancés;
  - des mesures de gestion des flux de capitaux peuvent aider si une forte hausse des flux accentue les risques à la baisse des prix immobiliers;
  - recours possible à des instruments structurels à long terme (pour accroître l’offre de biens immobiliers ou imposer des restrictions géographiques);
  - mesures budgétaires, notamment l’impôt foncier.
- Conclusion de politique : l’outil House Prices at Risk est un instrument utile pour permettre aux dirigeants de prendre des mesures en temps voulu et prévenir des crises comparables à celle de 2008.

*Source: Évaluer les risques d’une prochaine crise immobilière.*

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## References

- [Rapport sur la stabilité financière dans le monde](https://origin-www.imf.org/fr/publications/gfsr/issues/2019/03/27/global-financial-stability-report-april-2019)
- [Rapport sur la stabilité financière dans le monde](https://www.imf.org/external/french/np/blog/2017/100317f-3.htm)
- [édition d’avril 2018 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde](https://www.imf.org/external/french/np/blog/2018/041018f-3.htm)

_Source: https://www.imf.org/fr/blogs/articles/2019/04/04/blog-gfsr-ch2-assessing-the-risk-of-the-next-housing-bust_
