## Groupe intergouvernemental des vingt-quatre pour les questions monétaires internationales et le développement

_IMF News, April 12, 2019_

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## Bibliographic details
- Published: April 12, 2019

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### Présidence et réunion
- Réunion tenue à Washington le 11 avril 2019 (cent unième réunion des ministres).
- Président de la réunion : Julio Velarde, Gouverneur de la Banque centrale du Pérou.
- Premier vice‑président : Kenneth Ofori‑Atta, ministre des finances du Ghana.
- Second vice‑président : Peyman Ghorbani Aghilabadi, Vice‑Gouverneur de la Banque centrale d’Iran.
- La réunion des ministres a été précédée le 10 avril 2019 de la cent treizième réunion des suppléants du G-24.
- Contact relations média : TÉLÉPHONE:+1 202 623-7100; COURRIEL: MEDIA@IMF.org.

### Gestion de l’environnement mondial et croissance inclusive
- Constat principal : la croissance mondiale devrait ralentir en 2019, puis repartir à la hausse en 2020, avec un dynamisme constant des pays émergents et des pays en développement, mais une évolution inégale entre pays.
- Principaux risques identifiés :
  - tensions commerciales actuelles;
  - durcissement des conditions financières;
  - fortes fluctuations des prix des produits de base;
  - faible croissance de la productivité;
  - hausse des inégalités;
  - changement climatique;
  - migrations;
  - évolutions démographiques;
  - incertitude politique.
- Recommandation générale : renforcer la coopération internationale pour réduire les risques mondiaux et s’attaquer aux enjeux susmentionnés.
- Commerce international : appel à une réponse collective pour résoudre les tensions commerciales dans le cadre d’un système commercial multilatéral fondé sur des règles, moderne, ouvert, non discriminatoire et équitable.

### FMI : quotes‑parts, capacité de prêt et DTS
- Appel en faveur d’un solide dispositif mondial de sécurité financière centré sur un FMI reposant sur un système de quotes‑parts et disposant de ressources adéquates.
- Position : au minimum maintenir la capacité de prêt actuelle du FMI, préférablement via une augmentation des quotes‑parts.
- Préoccupation : appui insuffisant à la proposition d’augmenter les quotes‑parts dans le cadre de la 15e révision générale des quotes‑parts; risque de recours continu du FMI à des ressources empruntées.
- Objectif de la réforme des quotes‑parts : réalignement pour mieux rendre compte du poids grandissant des pays émergents et des pays en développement dynamiques, et accroître la part de ces pays en tant que groupe, tout en protégeant les quotes‑parts des pays les plus pauvres.
- Appel à avancer dans la réforme des quotes‑parts et de la gouvernance, y compris un accord sur une nouvelle formule de calcul des quotes‑parts.
- À l’occasion du cinquantième anniversaire de la réforme inscrivant les droits de tirage spéciaux (DTS) dans les Statuts du FMI : réitération de l’appel en faveur d’une utilisation plus active des DTS en tant qu’avoirs de réserve.

### Surveillance intégrée, volatilité des capitaux et adaptation des instruments de prêt
- Demande au FMI d’intensifier la surveillance intégrée pour évaluer les effets de contagion des politiques internes des pays d’importance systémique sur les pays émergents et les pays en développement.
- Insistance sur la mise en œuvre de politiques responsables et sur l’évaluation équilibrée, en tenant compte du contexte, des mesures utilisées par les pays pour faire face à la volatilité des capitaux afin de garantir la stabilité financière.
- Salutation des travaux du FMI sur un cadre d’action intégré.
- Appel à ce que le FMI continue d’adapter ses mécanismes de prêt, y compris la conception et la conditionnalité des programmes, à l’évolution des besoins des pays membres.
- Soutien aux propositions du FMI pour renforcer ses mécanismes de prêt pour les pays à faible revenu.
- Appel à une coopération mieux adaptée pour les pays en situation fragile et les petits pays en développement.
- Proposition : nette augmentation des limites d’accès au titre du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (fonds fiduciaire RPC) pour prévenir toute érosion par rapport au produit intérieur brut (PIB) et à la croissance du commerce à terme.
- Engagement : veiller à ce que le fonds fiduciaire RPC soit suffisamment pourvu en ressources pour répondre aux besoins croissants de financement de la balance des paiements des pays à faible revenu.
- Encouragement au FMI pour réexaminer la mise en place d’un instrument d’échange de liquidités à court terme et envisager un plus vaste ensemble de dispositifs d’urgence pour les pays émergents et les pays en développement.

### Vulnérabilité liée à la dette et capacités de gestion
- Constats :
  - la vulnérabilité liée à la dette s’est accrue dans bon nombre de pays, y compris les pays à faible revenu.
  - nécessité d’une approche pluridimensionnelle coordonnée du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.
- Attentes : examen des mesures proposées dans le cadre de l’approche conjointe.
- Appels à l’action :
  - renforcer le soutien international aux efforts des pays en développement sur le double enjeu dette/croissance;
  - mobiliser le Groupe de la Banque mondiale, le FMI et d’autres organisations pour renforcer les capacités de gestion budgétaire et de gestion de la dette;
  - améliorer l’efficience des programmes d’investissement;
  - assurer la transparence en matière de dette et constituer une base de données exhaustive;
  - développer les marchés nationaux des capitaux.
- Insistance sur les responsabilités conjointes des débiteurs et des créanciers et sur le renforcement de la coordination entre créanciers dans les situations de restructuration.

### Changement climatique et finance climatique
- Engagement à tenir les contributions déterminées au niveau national.
- Demande au FMI, au Groupe de la Banque mondiale et à d’autres institutions financières internationales de redoubler d’efforts pour lutter contre les risques climatiques.
- Attente que les pays développés fournissent, comme ils s’y sont engagés, un financement supplémentaire de 100 milliards de dollars d’ici à 2020 pour appuyer l’action des pays émergents et des pays en développement.
- Rôle des banques multilatérales de développement : aider les pays à intensifier leurs investissements dans des infrastructures durables, mutualiser et diversifier les risques, accroître le financement et appuyer les programmes d’inspiration nationale.
- Mention de l’initiative visant à former une Coalition des ministres des Finances pour l’action climatique.
- Préconisation : faire en sorte que les Fonds d’investissement pour le climat disposent de ressources suffisantes pour la mise en œuvre à grande échelle de solutions concrètes dans les pays en développement.

### Obtenir des financements pour la croissance et le développement
- Priorité : favoriser la transformation des économies et une croissance inclusive pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030.
- Demande au Groupe de la Banque mondiale de définir une stratégie de soutien à l’emploi et à la transformation économique dans les pays clients, prenant en compte les inégalités persistantes.
- Estimation de besoin : les pays à faible revenu ont besoin, en moyenne, de dépenses supplémentaires représentant 15 points de pourcentage du PIB en 2030 pour atteindre les ODD.
- Conséquence : il n’est pas réaliste de compter uniquement sur des ressources intérieures; appel à la coordination des institutions financières internationales pour obtenir les financements nécessaires.
- Appel aux pays avancés : tenir leurs engagements en matière d’aide publique au développement et accroître les ressources concessionnelles, en particulier pour les pays à faible revenu.
- Accueil favorable anticipé d’une reconstitution significative des ressources de l’IDA (IDA-19) et du Fonds africain de développement.

### Ressources intérieures, lutte contre la corruption et flux financiers illicites
- Nécessité d’accroître les ressources intérieures pour la viabilité des finances publiques.
- Rôle du FMI, du Groupe de la Banque mondiale et d’autres organisations : assistance technique continue, ressources suffisantes pour les activités de développement des capacités, et attention aux besoins et priorités des pays membres.
- Importance d’intensifier la lutte contre la corruption et d’accroître la transparence pour une allocation efficiente des ressources.
- Appel à une solide coopération internationale pour combattre les flux financiers illicites et créer une plate‑forme internationale pour recouvrer et restituer les avoirs volés, rapatrier les fugitifs et les poursuivre en justice.
- Demande au FMI d’accélérer les travaux sur la mesure des flux financiers illicites.
- Salutation de l’harmonisation internationale des réglementations de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
- Importance du renforcement de l’état de droit et d’une concurrence équitable.

### Fiscalité internationale et économie numérique
- Constation : normes, pratiques et questions de fiscalité internationale ont des implications disproportionnées pour les recettes fiscales des pays en développement.
- Position : les vues des pays en développement doivent occuper une place centrale dans la réforme du système fiscal international.
- Accueil favorable des travaux du groupe de travail du G-24 sur les politiques fiscales et la coopération fiscale internationale, notamment concernant la sensibilisation et l’apprentissage par les pairs.
- Participation du groupe de travail aux délibérations du cadre inclusif sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert des bénéfices, en particulier sur la fiscalité de l’économie numérique.
- Appel à une solution multilatérale qui :
  - reconnaît la forte présence économique possible des entreprises sans présence physique;
  - répartit les bénéfices selon des règles prenant en compte la contribution des marchés et des consommateurs;
  - soit équitable, simple et applicable concrètement dans les pays en développement.

### Réformes de la gouvernance des institutions de Bretton Woods
- Nécessité de poursuivre les réformes de la participation et de la gouvernance pour préserver la légitimité et l’efficacité du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.
- Préoccupation majeure : manque d’avancées sur la 15e révision générale des quotes‑parts du FMI; besoin d’augmenter les quotes‑parts pour leur réalignement.
- Demande d’achèvement des réformes de la représentation prévues par la 14 e revue, y compris l’attribution d’un troisième siège à l’Afrique subsaharienne pour accroître la représentation régionale, sans porter préjudice aux sièges d’autres pays émergents ou pays en développement.
- Attente de la mise en œuvre complète du programme d’augmentation et de réforme du capital du Groupe de la Banque mondiale.
- Conditions pour le succès : partenariats solides avec les pays, décentralisation, recherche de résultats mesurables en matière de développement, stabilisation des dispositions opérationnelles du nouveau cadre social et environnemental avant toute modification du mécanisme de responsabilisation de la Banque.
- Appel à l’adoption sans délai de la résolution d’IFC pour la mise en œuvre du programme d’augmentation et de réforme de son capital.
- Attente que le Groupe de la Banque mondiale assure l’échelle et les ressources nécessaires pour contribuer à la réalisation des ODD.
- Engagement demandé au FMI et au Groupe de la Banque mondiale : redoubler d’efforts pour mettre fin à la sous‑représentation de certains pays et régions dans les recrutements et progressions de carrière, y compris aux postes d’encadrement.
- Réaffirmation de l’importance de la diversité et de l’équilibre femmes/hommes à tous les niveaux, ainsi que de la diversité des établissements d’enseignement et des formations.

### Participants et invités (sélection)
- Mention des groupes régionaux (Groupe africain, Groupe asiatique, Groupe latino‑américain) avec liste de représentants nominaux.
- Observateurs inclus : Fonds monétaire arabe, Chine, G-77, OIT, Indonésie, Banque islamique de développement, OFID, OPEP, Arabie saoudite, Centre Sud, Émirats arabes unis, CNUCED, UNDESA, CEPALC.
- Invités notables : Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international; Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale.
- Secrétariats mentionnés : Secrétariat du G-24 (Marilou Uy, Aldo Caliari, Angela Hanna, Lana Bleik) et Secrétariat du FMI pour le G-24 (Danny Xufeng Jiang, Daniela Alcantara, Aric Maiden).

*Communiqué — Groupe intergouvernemental des vingt-quatre pour les questions monétaires internationales et le développement, Washington, le 12 avril 2019.*

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