{
  "title": "Opérations en devises en Afrique : la fin des carcans",
  "sourceUrl": "https://www.imf.org/fr/publications/fandd/issues/2022/09/digital-journeys-africa-freeing-foreign-exchange-wellisz",
  "canonical": "https://www.imf.org/fr/publications/fandd/issues/2022/09/digital-journeys-africa-freeing-foreign-exchange-wellisz",
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  "summary": "Le continent cherche à faciliter les paiements transfrontaliers pour doper les échanges",
  "authors": [
    "CHRIS WELLISZ"
  ],
  "publishDate": "2022-09-26",
  "sections": [
    {
      "heading": "Contexte et objectif principal",
      "content": "- Le continent cherche à faciliter les paiements transfrontaliers pour doper les échanges.\n- L’article souligne que les paiements transfrontaliers constituent un frein majeur au commerce intra-africain et à la croissance économique."
    },
    {
      "heading": "Principales barrières aux paiements transfrontaliers",
      "content": "- Coûts élevés et lenteur des transactions (exemple individuel) :\n  - Une transaction de 100 dollars a pris deux semaines et a coûté près de 40 dollars.\n  - Les frais de transaction peuvent atteindre 4 ou 5 % du montant.\n  - Commission usuelle de 35 dollars prélevée par virement SWIFT citée dans l’exemple.\n- Infrastructure et intermédiation :\n  - En 2017, seuls 12 % environ des paiements intra-africains ont été traités au sein du continent (SWIFT).\n  - Le reste transitait par des banques étrangères, surtout en Europe et en Amérique du Nord.\n  - Ce détour oblige à convertir une monnaie africaine en dollars, livres ou euros, puis à reconvertir en une autre monnaie africaine.\n  - Estimation du coût additionnel : 5 milliards de dollars par an.\n- Inclusion financière et risques pour petits acteurs :\n  - Beaucoup de petits négociants n’ont pas de compte bancaire et recourent au marché noir, s’exposant au vol et à la fausse monnaie.\n- Volatilité des taux de change et rationnement des devises :\n  - Exemple du Ghana : 6 cedis pour 1 dollar à la mi-juillet 2021 ; 8 cedis un an plus tard — dépréciation de 25 %.\n  - Certaines banques centrales rationnent le dollar et autres monnaies fortes via des adjudications périodiques, provoquant retards et incertitude pour les entreprises."
    },
    {
      "heading": "Initiatives régionales majeures",
      "content": "- Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) :\n  - Entrée en vigueur en 2021.\n  - Objectifs et effets attendus :\n    - Créer une vaste zone commerciale de Casablanca au Cap, comptant 1,3 milliard d’habitants.\n    - Première phase : supprimer progressivement les droits de douane sur 90 % des marchandises et réduire les obstacles au commerce des services.\n    - Phase suivante : harmoniser politiques en matière d’investissement, de concurrence, de commerce électronique et de droits de propriété intellectuelle.\n    - Résultats estimés (Banque mondiale) : augmenter le revenu réel de 9 % et permettre à 50 millions de personnes de sortir de la pauvreté d’ici à 2035.\n- Système de paiement et de règlement panafricain (PAPSS) :\n  - Projet lancé par le secrétariat de la ZLECAf et Afreximbank.\n  - Objectif : relier banques centrales, banques commerciales et fintechs pour des transactions rapides et peu coûteuses dans n’importe laquelle des 42 monnaies du continent.\n  - But opérationnel : mener à bien une transaction en moins de deux minutes à un faible coût (coût précis non indiqué)."
    },
    {
      "heading": "Avantages attendus du PAPSS",
      "content": "- Supprimer la nécessité de convertir d’abord en dollars ou en euros, éliminant les intermédiaires étrangers coûteux.\n- Faciliter les paiements directs en monnaies africaines locales.\n- \"Cela marquera un tournant du commerce sur le continent africain\", selon Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf."
    },
    {
      "heading": "Défis d’implémentation et état d’avancement",
      "content": "- Harmonisation requise :\n  - Les banques centrales devront aplanir les différences entre réglementations nationales, infrastructures et systèmes de contrôle.\n  - Difficultés potentielles pour convenir des moyens de régler des transactions entre plusieurs monnaies instables.\n- État opérationnel (au milieu de l’été, après lancement officiel) :\n  - PAPSS officiellement lancé en janvier 2022.\n  - N’avait pas encore mené à terme une seule transaction commerciale au milieu de l’été.\n  - Intégration : six banques centrales intégrées, d’autres en cours d’intégration, et 16 banques commerciales intégrées (selon John Bosco Sebabi, directeur général adjoint du PAPSS).\n  - Communication et adoption : effort de marketing conjoint annoncé par Afrexim et PAPSS ; absence d’informations détaillées sur le calendrier précis des premières opérations commerciales.\n  - Cité : \"Les banques commerciales devraient commencer à réaliser des opérations très prochainement. Nous ne pouvons pas dire si cela arrivera aujourd’hui ou demain, mais ce sera très bientôt.\" (John Bosco Sebabi)"
    },
    {
      "heading": "Témoignages d’entreprises et d’acteurs locaux",
      "content": "- Nana Yaw Owusu Banahene (chef des opérations d’AZA Finance, Ghana) :\n  - Met en avant la corrélation entre débloquer les paiements et ouvrir les échanges entre pays africains.\n  - Raconte son expérience d’un virement international long et coûteux.\n- Sasha Naryshkine (directeur des opérations, Kuza Africa, Tanzanie) :\n  - Décrit retards et incertitudes liés au rationnement de devises (ex. exportations vers l’Angola).\n  - Impact sur décisions agricoles (moment de planter des avocats).\n- Lourenço Rebelo (directeur commercial, FertiAngola) :\n  - Explique que des retards d’accès aux devises peuvent laisser des étagères vides et provoquer une perte de ventes pour l’ensemble des produits."
    },
    {
      "heading": "Statistiques et chiffres clés (tels que fournis)",
      "content": "- 55 pays d’Afrique.\n- Échanges intra-africains représentent environ 15 % de l’ensemble de leurs importations et exportations.\n- Comparaisons régionales : 60 % des échanges des pays asiatiques ont lieu au sein du continent ; Union européenne : autour de 70 %.\n- Population couverte par la ZLECAf : 1,3 milliard d’habitants.\n- ZLECAf première phase couvrirait progressivement 90 % des marchandises.\n- Impact estimé (Banque mondiale) : revenu réel augmenterait de 9 % ; 50 millions de personnes sortiraient de la pauvreté d’ici à 2035.\n- PAPSS vise à opérer dans 42 monnaies du continent.\n- En 2017, seuls 12 % environ des paiements intra-africains traités au sein du continent (SWIFT).\n- Coût additionnel estimé dû au passage par monnaies fortes : 5 milliards de dollars par an.\n- Transaction d’exemple : 100 dollars a coûté près de 40 dollars ; commission SWIFT citée de 35 dollars.\n- Frais de transaction pouvant aller jusqu’à 4 ou 5 %.\n- Taux de change Ghana : environ 6 cedis pour 1 dollar à la mi-juillet 2021 ; environ 8 cedis un an plus tard — dépréciation de 25 %.\n- PAPSS officiellement lancé en janvier 2022.\n- Intégration PAPSS (milieu de l’été) : six banques centrales et 16 banques commerciales intégrées.\n\nFonds monétaire international — FINANCES & DÉVELOPPEMENT, \"Opérations en devises en Afrique : la fin des carcans\", Chris Wellisz, Septembre 2022.\n\n---\n\n\nSource: https://www.imf.org/fr/publications/fandd/issues/2022/09/digital-journeys-africa-freeing-foreign-exchange-wellisz"
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    "Authors: CHRIS WELLISZ",
    "Published: September 26, 2022",
    "Le continent cherche à faciliter les paiements transfrontaliers pour doper les échanges.",
    "L’article souligne que les paiements transfrontaliers constituent un frein majeur au commerce intra-africain et à la croissance économique.",
    "Coûts élevés et lenteur des transactions (exemple individuel) :",
    "Infrastructure et intermédiation :",
    "Inclusion financière et risques pour petits acteurs :",
    "Volatilité des taux de change et rationnement des devises :",
    "Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) :",
    "Système de paiement et de règlement panafricain (PAPSS) :",
    "Supprimer la nécessité de convertir d’abord en dollars ou en euros, éliminant les intermédiaires étrangers coûteux.",
    "Faciliter les paiements directs en monnaies africaines locales.",
    "\"Cela marquera un tournant du commerce sur le continent africain\", selon Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf.",
    "Harmonisation requise :",
    "État opérationnel (au milieu de l’été, après lancement officiel) :",
    "Nana Yaw Owusu Banahene (chef des opérations d’AZA Finance, Ghana) :",
    "Sasha Naryshkine (directeur des opérations, Kuza Africa, Tanzanie) :",
    "Lourenço Rebelo (directeur commercial, FertiAngola) :",
    "55 pays d’Afrique.",
    "Échanges intra-africains représentent environ 15 % de l’ensemble de leurs importations et exportations.",
    "Comparaisons régionales : 60 % des échanges des pays asiatiques ont lieu au sein du continent ; Union européenne : autour de 70 %.",
    "Population couverte par la ZLECAf : 1,3 milliard d’habitants.",
    "ZLECAf première phase couvrirait progressivement 90 % des marchandises.",
    "Impact estimé (Banque mondiale) : revenu réel augmenterait de 9 % ; 50 millions de personnes sortiraient de la pauvreté d’ici à 2035.",
    "PAPSS vise à opérer dans 42 monnaies du continent.",
    "En 2017, seuls 12 % environ des paiements intra-africains traités au sein du continent (SWIFT).",
    "Coût additionnel estimé dû au passage par monnaies fortes : 5 milliards de dollars par an.",
    "Transaction d’exemple : 100 dollars a coûté près de 40 dollars ; commission SWIFT citée de 35 dollars.",
    "Frais de transaction pouvant aller jusqu’à 4 ou 5 %.",
    "Taux de change Ghana : environ 6 cedis pour 1 dollar à la mi-juillet 2021 ; environ 8 cedis un an plus tard — dépréciation de 25 %.",
    "PAPSS officiellement lancé en janvier 2022.",
    "Intégration PAPSS (milieu de l’été) : six banques centrales et 16 banques commerciales intégrées."
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