Déclaration de la mission des services du FMI au Burkina Faso

Communiqué de presse no 07/219
Le 3 octobre 2007

Monsieur Martin Petri, Chef de la Mission du Fonds monétaire international au Burkina Faso, a fait la déclaration suivante aujourd'hui à Ouagadougou:

« Une mission du FMI a séjourné à Ouagadougou du 18 septembre au 3 octobre afin de mener les consultations de 2007 au titre de l'article IV ainsi que la première revue du programme appuyé par la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).1

« La mission a tenu des discussions constructives avec le Premier Ministre, M. Tertius Zongo ; le Ministre de l'économie et des finances, M. Jean-Baptiste Compaoré ; le Directeur national de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), M. Bolo Sanou, plusieurs ministres, d'autres hauts responsables du gouvernement du Burkina Faso, des députés, des représentants du secteur privé, des syndicats, des organisations non gouvernementales et des partenaires au développement.

« Selon les estimations, la croissance fléchira en 2007 pour s'établir à 4 ¼ %, avec une légère baisse des prix. Le principal facteur du ralentissement de la croissance par rapport aux anticipations antérieures est le recul de la production cotonnière d'environ un tiers, attribuable essentiellement à des pluies tardives. La bonne tenue des récoltes céréalières a contribué à la baisse de l'inflation. En 2008, la croissance du PIB réel devrait s'accélérer légèrement pour atteindre 4 ½ % grâce au rebond escompté de la production cotonnière. L'évolution des cours mondiaux du coton et du pétrole et les aléas de la pluviométrie constituent les principaux risques qui pèsent sur les perspectives.

« Malgré quelques difficultés, la performance globale dans le cadre du programme appuyé par la FRPC a été bonne et, sous réserve de l'approbation de la direction du FMI, le Conseil d'administration de l'institution devrait examiner la première revue de l'accord plus tard cette année. Presque tous les critères de réalisation quantitatifs et les cibles indicatives du programme à fin juin ont été observés. Des retards ont été enregistrés dans l'exécution du programme de réformes structurelles au niveau de l'administration fiscale et douanière, mais les autorités s'emploient à rattraper ces retards.

« S'agissant des mesures budgétaires prévues en 2008, le gouvernement devra concilier le double objectif de préserver la viabilité de la dette — car les perspectives du service de la dette extérieure se sont assombries à cause du repli des exportations cotonnières — et de dépenser des ressources suffisantes afin de progresser vers les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). La hausse envisagée des dons des partenaires au développement facilite l'atteinte de ces deux objectifs. Ainsi, le gouvernement devrait être en mesure de ramener le déficit budgétaire de 6,3 % du PIB en 2007 à 5,4 % du PIB en 2008, sans compromettre son programme de dépenses sociales et d'infrastructures.

« Les mesures structurelles prévues au programme des autorités pour 2008 sont axées sur la mobilisation des recettes et le renforcement de la gestion des dépenses publiques. Parmi les préoccupations relatives à la compétitivité extérieure, la priorité accordée par les autorités aux mesures visant à accroître la productivité est louable, et les bailleurs de fonds peuvent jouer un rôle d'appui à cet égard. Ces réformes devraient contribuer à améliorer le climat des affaires, à assouplir davantage le marché du travail et à combattre la corruption.

« La mission du FMI tient à remercier les autorités pour leur hospitalité ainsi que pour la collaboration étroite et le dialogue constructif sur la politique économique.


1 La FRPC est le guichet concessionnel du FMI pour les pays à faible revenu. Les programmes appuyés par la FRPC reposent sur des stratégies nationales de réduction de la pauvreté qui sont adoptées à l'issue d'un processus participatif impliquant la société civile et les partenaires au développement. Ces stratégies sont présentées dans un Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). L'objectif est d'assurer que les programmes appuyés par la FRPC sont conformes à un vaste ensemble de politiques macroéconomiques, structurelles et sociales propres à stimuler la croissance et à faire reculer la pauvreté. Les prêts au titre de la FRPC sont assortis d'un taux d'intérêt annuel de 0,5 % et sont remboursables sur dix ans avec une période de grâce de cinq ans et demi sur les paiements du principal.



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