Le Conseil d'administration du FMI achève la sixième revue de l'accord FRPC
avec le Mali et approuve un décaissement de 2,1 millions de dollars

Communiqué de presse no 07/244
Le 31 octobre 2007

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui la sixième et dernière revue des résultats économiques enregistrés par le Mali dans le cadre de l'accord appuyé par la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC). L'achèvement de la revue permet le décaissement de 1,34 million de DTS (2,1 millions de dollars environ) en faveur du Mali, ce qui porte à 9,33 millions de DTS (14, 6 millions de dollars environ) le montant total tiré au titre de cet accord.

En achevant la revue, le Conseil d'administration a aussi approuvé la demande présentée par le Mali en vue de bénéficier de dérogations pour non-respect de deux critères de réalisation structurels concernant la Caisse des retraites du Mali (CRM) et la Banque de l'habitat du Mali (BHM) et du critère de réalisation concernant la concessionnalité des financements extérieurs. Le Conseil d'administration a aussi approuvé une prorogation limitée de l'accord jusqu'au 30 novembre 2007 pour permettre le décaissement final. L'accord FRPC triennal avec le Mali a été approuvé le 23 juin 2004 (voir Communiqué de presse no 04/125) et porte sur un total de 9,33 millions de DTS (environ 14,6 millions de dollars).

La FRPC est le mécanisme de financement concessionnel du FMI pour les pays à faible revenu. Les programmes qu'elle appuie reposent sur les stratégies de réduction de la pauvreté mises en place par les pays eux-mêmes dans le cadre d'un processus participatif qui implique la société civile et les partenaires pour le développement et s'articule autour du Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté élaboré par ces pays. L'objectif est d'assurer que les programmes appuyés par la FRPC sont compatibles avec le cadre global des politiques macroéconomiques, structurelles et sociales menées en vue de favoriser la croissance et de réduire la pauvreté. Les prêts accordés dans le cadre de la FRPC sont assortis d'un taux d'intérêt annuel de 0,5 % et remboursables sur 10 ans, avec un différé d'amortissement de 5½ ans sur le principal.

Après la discussion que le Conseil d'administration a consacrée au Mali aujourd'hui, M. Murilo Portugal, Directeur général adjoint du FMI et Président par intérim du Conseil, a déclaré :

«Le programme économique du Mali appuyé par le FMI dans le cadre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance a permis de maintenir globalement la stabilité macroéconomique. Sous l'effet conjugué des efforts déployés par les autorités et de l'Initiative d'allégement de la dette multilatérale, la dette publique se situe à un niveau tout à fait viable. Cependant, la croissance économique par habitant reste inférieure au seuil à atteindre pour réduire de façon significative la pauvreté ou atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), et l'économie malienne demeure très vulnérable aux chocs extérieurs.

Le Mali doit accélérer la croissance économique et le recul de la pauvreté en mettant enœuvre les réformes structurelles de façon énergique. Des réformes importantes sont en cours, mais d'autres mesures dont l'exécution est inscrite dans le programme restent inachevées. Désengager l'État des activités commerciales — et notamment des secteurs du coton, de la banque et des télécommunications — serait une réforme essentielle. À cet égard, l'engagement réitéré des autorités à restructurer la banque publique de l'habitat et à améliorer la gouvernance des sociétés d'égrenage du coton et de production d'énergie, toutes deux non rentables, vient à point nommé.

La politique budgétaire devrait rester axée sur la stabilité macroéconomique. Les autorités sont résolues à couvrir le besoin de financement résiduel du budget 2008 en prenant s'il le faut des mesures côté dépenses, tout en protégeant les crédits affectés au secteur social. Il importe que le projet de réforme du régime de retraire de la fonction publique soit soumis à l'assemblée nationale à brève échéance, car cela reste une condition essentielle de la viabilité des finances publiques à long terme.

Il est important aussi de continuer à renforcer la gestion de la dette et à améliorer la transparence des emprunts. Le prêt non concessionnel contracté récemment pour le secteur de l'électricité constituait une réponse provisoire et exceptionnelle à des besoins énergétiques urgents. Pour que l'endettement du Mali reste viable, toutefois, il sera important d'éviter à l'avenir de recourir à des financements onéreux.

Le renouvellement de leur mandat politique offre aux autorités la possibilité de revigorer le programme de réformes. La mise enœuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté via un plan d'action détaillé pourrait donner un nouvel élan aux réformes et accélérer les progrès vers la réalisation des OMD», a indiqué M. Portugal.



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