Le Conseil d'administration du FMI achève la cinquième revue au titre de l'accord FRPC avec le Cameroun et approuve un décaissement de 4.29 millions de dollars

Communiqué de presse n° 08/154
Le 30 juin 2008

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la cinquième revue des résultats obtenus par le Cameroun dans le cadre de l'accord appuyé par la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC). L'achèvement de cette revue permet le décaissement de 2,65 millions de DTS (environ 4,29 millions de dollars), qui porterait à 15,9 millions de DTS (environ 25,75 millions de dollars) le total des décaissements effectués au titre de l'accord.

En achevant cette revue, le Conseil a accordé une dérogation pour non-respect d'un critère de réalisation relatif à la dette intérieure, au motif que le dépassement de la cible a été limité. Le Conseil a aussi décidé de modifier les critères de réalisation afin de tenir compte de l'impact budgétaire des mesures adoptées pour répondre aux conséquences sociales du renchérissement des denrées alimentaires, et de prolonger l'accord FRPC jusqu'à la fin janvier 2009.

L'accord FRPC triennal avec le Cameroun a été approuvé par le Conseil d'administration le 24 octobre 2005 (voir communique de presse no 05/236), pour un montant équivalent à 18,57 millions de DTS (environ 30,08 millions de dollars).

À l'issue des discussions du Conseil d'administration, M. Takatoshi Kato, Directeur général adjoint et Président par intérim, a déclaré :

« Il convient de féliciter les autorités camerounaises pour les bons résultats obtenus sur le plan budgétaire ainsi que pour leur engagement en faveur de la viabilité des finances publiques. La mise en œuvre de mesures structurelles, notamment dans le domaine de la gestion des finances publiques, vient elle aussi à point nommé.

Les autorités ont pour tâche difficile de trouver un juste équilibre entre le maintien d'une politique budgétaire prudente, la réponse à apporter aux conséquences sociales de la hausse des prix des denrées alimentaires et des combustibles et l'encouragement de la croissance par des réformes structurelles et des investissements publics. L'orientation de leur politique, en particulier les mesures prises en mars pour répondre à l'agitation sociale, cadre avec ces objectifs.

Il serait important néanmoins qu'à l'avenir, les prix des combustibles reflètent les conditions des marchés mondiaux de façon à ce que la consommation puisse s'ajuster en conséquence. Un soutien ciblé sur les groupes vulnérables serait préférable aux subventions généralisées, qui bénéficient davantage aux riches qu'aux pauvres.

Par ailleurs, si l'engagement des autorités à contenir l'impact budgétaire des mesures prises en mars 2008 est opportun, il importe que les coupes opérées dans les dépenses consacrées aux biens et services ne compromettent pas les services publics. Les autorités devraient aussi être vigilantes en ce qui concerne les limites des capacités institutionnelles. Nous nous félicitons, à cet égard, qu'elles se soient engagées à continuer de resserrer la gestion des finances publiques et à améliorer la préparation et l'exécution des projets.

La gestion prudente de la dette devrait demeurer une priorité dans la période suivant l'allègement de celle-ci. Le risque de surendettement reste faible mais, pour préserver la viabilité de la dette, les décisions d'emprunt à moyen terme devraient continuer d'être prises en accordant la plus grande attention à la viabilité des projets et aux questions de concessionnalité.

L'accélération de la croissance exigerait des efforts de réforme plus intenses. Il serait essentiel de mobiliser davantage de recettes non pétrolières et de réduire les subventions aux entreprises publiques afin de dégager la marge de manœuvre budgétaire requise pour augmenter les dépenses prioritaires, notamment dans l'agriculture et les infrastructures. Il faudrait aussi prendre des initiatives pour améliorer l'intermédiation financière, le commerce international et le climat des affaires. À cet égard, l'engagement des autorités à mettre en œuvre leur plan d'action à moyen terme pour approfondir encore le secteur financier est le bienvenu  ».

La FRPC est le guichet concessionnel du FMI pour les pays à faible revenu. Les prêts accordés à ce titre sont assortis d'un taux d'intérêt annuel de 0,5 % et sont remboursables sur 10 ans, avec un différé d'amortissement de 5½ ans pour le principal.



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