Le Conseil d'administration du FMI achève la première revue de l'accord au titre de la FRPC avec le Mali et approuve un décaissement de 7,5 millions de dollars EU

Communiqué de presse n° 08/317
Le 11 décembre 2008

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la première revue des résultats obtenus par le Mali dans le cadre d'un programme appuyé par un accord triennal au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC). L'achèvement de la revue permet le décaissement de 5 millions de DTS (environ 7,5 millions de dollars EU), ce qui porterait le total des décaissements au titre de l'accord à 17,99 millions de DTS (environ 26,8 millions de dollars EU).

Le Conseil d'administration a aussi approuvé la demande de dérogation présentée par les autorités pour non-observation de deux critères de réalisation structurels concernant respectivement la taxation des produits pétroliers et le lancement d'un appel d'offres pour la vente de la compagnie publique de télécommunications.

L'accord FRPC avec le Mali a été approuvé le 28 mai 2008 (voir Communiqué de presse n° 08/126) pour un montant de 27,99 millions de DTS (environ 41,7 millions de dollars EU).

À l'issue des discussions du Conseil d'administration, M. Murilo Portugal, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :

" Au cours du premier semestre de 2008, l'évolution de l'économie du Mali a été dominée par une poussée de l'inflation, qui commence à refluer, et une hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants. Il y a lieu de féliciter les autorités qui, face à cette situation difficile, ont mis en œuvre de bonnes politiques macroéconomiques et des réformes structurelles.

La conjoncture internationale s'annonçant de plus en plus difficile au cours des mois à venir, il sera d'autant plus important que le Mali soit en mesure de faire face aux chocs. Le recours continu aux dons, aux financements hautement concessionnels et aux recettes tirées des privatisations limite le risque de surendettement. Il reste encore à élaborer des dispositifs soigneusement ciblés pour protéger les couches les plus vulnérables et les plus difficiles à atteindre de la population contre les chocs extérieurs.

Puisque le risque est grand de voir la situation se dégrader, il faudra peut-être faire preuve d'une prudence et d'une souplesse particulières dans la mise en œuvre de la politique budgétaire. Le programme budgétaire a été adapté de manière à dégager un surcroît d'investissements publics générateurs de croissance dans l'agriculture et les infrastructures régionales, mais le rééquilibrage des finances publiques sera poursuivi. Il s'opérera par l'augmentation des recettes publiques grâce à l'amélioration de l'administration et de la politique fiscales et au renforcement de la gestion des dépenses publiques.

Les turbulences financières internationales et le risque de récession mondiale font peser une grave menace sur le maintien de la stabilité macroéconomique et de la croissance du Mali à moyen terme, d'où la nécessité pour les autorités de poursuivre leur programme de réformes structurelles. En particulier, l'État devrait continuer à se désengager des activités commerciales, notamment dans les secteurs du coton, des activités bancaires et des télécommunications, afin de réduire la charge budgétaire que représentent les entreprises d'État fonctionnant à perte dans ces secteurs. À cet égard, le FMI se félicite que les autorités aient une nouvelle fois affirmé leur détermination de restructurer la Banque de l'Habitat du Mali, de renforcer les opérations financières et les perspectives d'expansion des compagnies d'égrenage du coton et d'électricité, et de mener à bien la privatisation de la compagnie nationale de télécommunications. "



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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