Déclaration de la Mission des services du FMI au Togo

Communiqué de Presse N°. 09/317(F)
Le 22 septembre 2009

Une mission du Fonds Monétaire International (FMI) conduite par M. Marshall Mills a séjourné à Lomé du 9 au 22 Septembre 2009 aux fins de conduire la troisième revue du programme économique du Gouvernement appuyé par un accord de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance (FRPC).1 La mission a rencontré le Premier Ministre, Monsieur Gilbert Houngbo, le Ministre des Finances, Monsieur Adji O. Ayassor, le Directeur National de la BCEAO, Monsieur Komlan Adjahoto et d’autres importantes personnalités, des députés à l’Assemblée nationale et les représentants du secteur privé. La mission a eu des discussions avec les membres de la communauté des bailleurs de fonds et collaboré avec une mission parallèle de la Banque mondiale.

A la fin de la mission, le Chef de Mission au Togo, Monsieur Marshall Mills, a fait la déclaration suivante à Lomé aujourd’hui :

«Le Togo a résolument poursuivi la mise en œuvre de son programme économique appuyé par la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance en dépit des difficultés posées par la récession mondiale. Tous les objectifs budgétaires clés ont été atteints et d’importants progrès ont été réalisés dans la mise en œuvre des mesures structurelles du programme du gouvernement. Grâce à la discipline dans l’exécution budgétaire, le gouvernement a maintenu les finances publiques saines malgré les pressions économiques et a évité d’accumuler des arriérés intérieurs.

« La récession mondiale a eu un effet défavorable sur les perspectives à court terme de l’économie togolaise, de même que sur les perspectives des services commerciaux, des investissements directs étrangers et de certaines exportations. Par conséquent, la croissance pour l’économie se situerait à environ 2 ½ pourcent en 2009 et 2010. Ce taux de croissance est légèrement au dessus de celui de 2 pourcent observé en 2007 et 2008 caractérisant une timide reprise. Toutefois, le potentiel de croissance du Togo, estimé à 4 pourcent, n’est toujours pas atteint. Par ailleurs, le taux d’inflation a chuté grâce aux cours plus bas du pétrole sur le marché mondial et à une bonne production agricole interne.

« Grâce au renforcement de ses finances publiques, le Togo dispose maintenant d’un espace budgétaire pour mitiger l’impact de la récession mondiale. Un relâchement modéré de la politique budgétaire conviendrait s’il est temporaire, mesuré et consacré à des dépenses productives. Il permettrait de pallier les effets de la récession mondiale. L’augmentation des dépenses sera consacrée aux investissements dans les infrastructures, les secteurs sociaux, ainsi qu’à l’apurement d’un montant accru des arriérés intérieurs en liquide. Ces mesures sont incluses dans le budget de 2009 et dans le projet de budget 2010. Pour atteindre ces objectifs, les autorités ont renforcé leur capacité d’exécuter une augmentation des dépenses d’investissement.

« A moyen terme, l’engagement continu d’avoir des finances publiques saines et de poursuivre les reformes économiques demeure fondamental pour atteindre les objectifs d’une forte croissance et de réduction de la pauvreté. La nécessité d’avoir une dette publique soutenable exige encore des restrictions après la stimulation budgétaire à court terme en 2010. Les dépenses publiques doivent continuer à se tourner vers les secteurs prioritaires (la santé, l’éducation, l’agriculture et les infrastructures) indiqués dans la stratégie de réduction de la pauvreté des autorités. L’engagement des autorités à compléter les reformes structurelles – dans les secteurs tels que les banques, le phosphate et les télécommunications- va aussi renforcer la croissance à moyen terme.

« Nous espérons que la troisième revue du programme FRPC sera discutée au Conseil d’Administration du FMI en décembre. La mission exprime sa gratitude aux autorités pour leur hospitalité et leur étroite collaboration.»


1 La FRPC est le guichet concessionnel du FMI pour les pays à faible revenu. Les programmes soutenus par cette facilité s’appuient sur une stratégie de réduction de la pauvreté formulée par le pays bénéficiaire. Cette stratégie, qui est adoptée au terme d’un processus de consultation auquel participent la société civile et les partenaires au développement, est énoncée dans le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté établi par le pays. Le but est de faire en sorte que les programmes appuyés par la FRPC soient conformes à un cadre global de politiques macroéconomiques, structurelles et sociales visant à stimuler la croissance et à réduire la pauvreté. Les prêts accordés au titre de la FRPC sont assortis d’un taux d’intérêt annuel de 0,5 % et sont remboursables sur dix ans, avec un différé d’amortissement de cinq ans et demi pour le principal.



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