Dans son rapport sur les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne, le FMI affiche un optimisme prudent

Communiqué de presse No. 09/348
3 octobre, 2009

Le Fonds monétaire international (FMI) a publié aujourd’hui l’édition d’octobre 2009 de son rapport sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne. Mme Antoinette Monsio Sayeh, Directrice du Département Afrique du FMI, a fait les observations ci-après sur les principales conclusions de ce rapport.

«La crise économique mondiale a durement éprouvé l’Afrique subsaharienne et fait tomber la croissance économique de la région à 1 % seulement en 2009 après une longue période de croissance vigoureuse. Les pays exportateurs de pétrole et les pays à revenu intermédiaire de la région ont particulièrement souffert, les pays à faible revenu ayant été un peu moins touchés. Cependant, dans tous les pays d’Afrique subsaharienne, il faut s’attendre à ce que la crise freine la lutte contre la pauvreté et, peut-être, réduise à néant les progrès déjà accomplis dans ce domaine. Il est probable que le chômage et le sous-emploi, qui sévissaient déjà de façon endémique, aient augmenté dans toute la région. Cela dit, en comptant sur la reprise économique mondiale, nous prévoyons une croissance de 4 % en 2010 et de 5 % en 2011 pour l’Afrique subsaharienne.

Dans de nombreux pays, les politiques macroéconomiques prudentes menées ces dernières années ont permis de dégager une certaine marge de manœuvre pour contrecarrer les effets du ralentissement. La plupart des pays ont donc été en mesure de maintenir, voire d’accroître, leurs dépenses publiques en laissant leurs déficits budgétaires se creuser provisoirement. Là où cela était possible, la politique monétaire a aussi été mise à contribution.

Pourtant, les risques sont grands de voir la situation s’aggraver. Par conséquent, partout où cela est possible, les services du FMI recommandent de maintenir des politiques budgétaires et monétaires accommodantes jusqu’à ce que la reprise économique soit bien enclenchée. À mesure que la reprise montera en régime, il faudra que la politique budgétaire accorde moins d’importance aux objectifs de stabilisation au profit des considérations de moyen terme, notamment la viabilité de la dette. Dans les pays qui connaissent des contraintes de financement, la marge de manœuvre budgétaire est plus limitée et la première des priorités doit être de continuer à réduire les déséquilibres macroéconomiques. Pour la plupart, les secteurs financiers ont bien résisté, mais les autorités de contrôle prudentiel devront rester vigilantes face aux effets du ralentissement économique sur la qualité des portefeuilles des banques.

L’accroissement de l’aide financière du FMI a permis de soutenir les mesures prises par les pouvoirs publics pour faire face à la crise. Grâce au doublement des plafonds d’emprunt et à l’assouplissement des politiques de prêt, l’institution a été en mesure de répondre rapidement aux besoins des pays ; ainsi, les nouveaux engagements de ressources du FMI en faveur de l’Afrique subsaharienne ont déjà atteint plus de 3 milliards de dollars cette année, contre 1,1 milliard pour toute l’année 2008 et 0,1 milliard seulement en 2007. Il est maintenant indispensable que les autres partenaires au développement se joignent à ces efforts et à ceux des autres institutions financières internationales.»

Le texte intégral de l’édition d’octobre 2009 du rapport, intitulé Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne, est consultable sur le site Internet du FMI, www.imf.org.



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