Le Conseil d’administration du FMI achève la première revue de l’accord FRPC avec la Côte d’Ivoire et approuve un décaissement de 57,3 millions de dollars EU

Communiqué de presse n° 09/416
Le 18 novembre 2009

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui la première revue des résultats économiques obtenus par la Côte d’Ivoire dans le cadre de l’accord triennal au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC). La Côte d’Ivoire peut ainsi demander le décaissement de 35,772 millions de DTS (environ 57,3 millions de dollars EU), ce qui portera le total des décaissements effectués au titre de ce programme à 195,12 millions de DTS (environ 312,5 millions de dollars EU).

L’accord FRPC avec la Côte d’Ivoire a été approuvé en mars 2009 (voir communiqué de presse 09/96) pour un montant total de 373,98 millions de DTS).

En achevant la revue, le Conseil d’administration a aussi accordé des dérogations pour la non-observation de deux critères de réalisation concernant respectivement le solde budgétaire global et la non-accumulation de nouveaux arriérés de paiement extérieurs. Il a aussi achevé la revue des assurances de financement.

À l’issue de l’examen des résultats économiques de la Côte d’Ivoire par le Conseil d’administration, M. John Lipsky, Premier Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante:

«Il y a lieu de féliciter les autorités ivoiriennes des résultats satisfaisants qui ont été obtenus dans le cadre du programme appuyé par la FRPC ainsi que des progrès de la normalisation politique. Elles ont dégagé un excédent budgétaire primaire et ont nettement avancé dans la normalisation des relations avec les créanciers extérieurs, et ce en dépit de la crise économique mondiale et de l’environnement difficile au lendemain du conflit. Grâce notamment à l’évolution favorable des termes de l’échange, l’économie ivoirienne est en train de se redresser et, bien que des défis majeurs subsistent, les perspectives économiques à court terme sont favorables.

Il est essentiel de poursuivre le rééquilibrage des finances publiques pour accroître la marge de manœuvre budgétaire dégagée grâce aux réformes et à la normalisation politique. Les autorités entendent améliorer la gestion des ressources publiques et continuer à redéployer les dépenses vers les secteurs qui jouent un rôle déterminant dans la réduction de la pauvreté et l’amélioration des infrastructures. Pour régler le problème posé par l’accumulation considérable de salaires impayés, les autorités sont résolues à lancer une vaste réforme de la fonction publique en 2010 et à adopter une stratégie adéquate pour que la masse salariale soit soutenable à moyen terme. Elles s’attaqueront aussi aux déficits croissants des caisses de retraite et du secteur de l’électricité.

Pour remédier au manque de compétitivité extérieure, il est nécessaire de mettre en œuvre avec détermination les réformes structurelles et de poursuivre l’intégration régionale. Les autorités continueront d’alléger la fiscalité du cacao, de réformer le cadre institutionnel et réglementaire du secteur du cacao, de restructurer le secteur de l’électricité, et d’améliorer l’efficience et l’équité du système judiciaire.

Les réformes concernant le secteur financier ont pour but de renforcer le cadre prudentiel et les structures de contrôle ainsi que de clarifier le rôle de l’État dans le système financier.

L’aide de la communauté internationale reste cruciale pour la normalisation politique complète et la réussite économique de la Côte d’Ivoire».

La Côte d’Ivoire, qui est devenu membre du Fonds monétaire international en mars 1963, a une quote-part de 325,20 millions de DTS (environ 520,8 millions de dollars EU) au FMI.



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