Le Conseil d’administration du FMI achève la cinquième revue de l’accord FRPC en faveur de la République centrafricaine et approuve un décaissement de 18,5 millions de dollars EU

Communiqué de presse n° 09/445
Le 7 décembre 2009

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la cinquième revue des résultats économiques obtenus par la République centrafricaine dans le cadre d’un programme appuyé par l’accord au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) pour un montant équivalant à 69,62 millions de DTS (environ 112,21 millions de dollars EU). L’achèvement de la revue permet le décaissement d’un montant équivalant à 11,455 millions de DTS (environ 18,46 millions de dollars EU).

La République centrafricaine (RCA) a enregistré une croissance modeste dans la période postérieure au conflit et le revenu par habitant commence à se redresser après des années de baisse. En 2008 et au début de 2009, divers chocs endogènes et exogènes — tout d’abord, des perturbations des approvisionnements énergétiques, puis une hausse des cours des produits primaires importés, et enfin la récession mondiale — ont ralenti la croissance, accéléré l’inflation et causé un accroissement des déficits extérieurs courants. Les résultats récents dénotent toutefois un léger redressement, en partie grâce à la mise en œuvre du programme gouvernemental de réformes. D’après les projections, la croissance du PIB réel passerait de 2 % en 2009 à 3½ % en 2010, l’inflation moyenne (IPC) ralentissant pour se rapprocher de 2½ % en 2010.

La mise en œuvre du programme économique des autorités centrafricaines a été jugée satisfaisante, et, en achevant la revue, le Conseil d’administration a approuvé une demande de dérogation pour l’inobservation du critère de réalisation pour la fin de juin 2009 relatif à la variation maximale des créances nettes du système bancaire sur l’État. Le Conseil d’administration a approuvé aussi la modification de tous les critères de réalisation quantitatifs pour fin décembre 2010.

À la suite de l’examen des résultats économiques de la RCA par le Conseil d’administration le vendredi 4 décembre 2009, M. Murilo Portugal, Directeur général adjoint et Président par intérim, a déclaré :

« Nous nous devons de féliciter le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) pour la mise en œuvre satisfaisante du programme appuyé par l’accord au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).

Les autorités ont amélioré sensiblement la gestion économique. La crédibilité des finances publiques a été rehaussée par la mobilisation des recettes intérieures et l’exécution prudente du budget. Le mécanisme d’ajustement des prix des produits pétroliers a été appliqué systématiquement et que les taxes sur les produits pétroliers sont devenues une source importante et stable de recettes publiques. Les autorités ont maintenant des plans crédibles de réduction des arriérés intérieurs et de la dette envers les banques commerciales. Du fait de ces mesures de réforme, l’économie est sur une base plus solide permettant une croissance plus rapide.

Les autorités centrafricaines se doivent de poursuivre leurs efforts de réformes pour accélérer la croissance et mobiliser les ressources nécessaires afin de faire reculer la pauvreté tout en préservant la viabilité de la dette. Les efforts devront êtres axés sur la mobilisation efficace des recettes publiques, la gestion prudente des dépenses et de l’endettement, l’amélioration du climat des affaires et des investissements, la promotion de l’initiative privée, grâce à un accès plus facile des entrepreneurs privés au crédit, et le renforcement des résultats du secteur extérieur, qui passe par la diversification des exportations. L’assistance dont la RCA a bénéficié au titre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés et de l’initiative d’allègement de la dette multilatérale devrait apporter un soutien significatif aux efforts déployée par les autorités en vue d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. En outre, les autorités ont l’intention d’utiliser en partie leur allocation de DTS, ce qui leur permettra de remplacer des financements bancaires plus onéreux sans accroître les dépenses.

Les autorités centrafricaines ont conscience qu’il importe d’améliorer la situation sécuritaire et de maintenir la stabilité politique à l’approche des élections de l’an prochain. Des financements ont été accordés par des bailleurs de fonds à l’appui du processus de paix et des élections. Un surcroît d’assistance financière et technique des bailleurs de fonds est en outre nécessaire pour renforcer les capacités de gestion économique et remédier aux goulots d’étranglement critiques des infrastructures. Les mesures en cours pour améliorer les résultats financiers des entreprises de services publics devraient aider à catalyser l’aide des bailleurs de fonds dans ces domaines. »

Le Conseil d’administration avait approuvé un accord triennal au titre de la FRPC de 36,2 millions de DTS en faveur de la République centrafricaine en décembre 2006 (voir communiqué de presse no 06/299). Le Conseil d’administration a approuvé une augmentation de 8,355 millions de DTS en juin 2008 (voir communiqué de presse no 08/142) et une autre de 25,065 millions de DTS en juin 2009, date à laquelle il a aussi approuvé une prorogation de l’accord de six mois (voir communiqué de presse no 09/242). À l’issue de ces augmentations, l’accord porte sur un montant de 69,62 millions de DTS (environ 112,24 millions de dollars EU), ce qui représente 125 % de la quote-part de la République centrafricaine au FMI.



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