Déclaration de la mission du FMI au titre de l’article IV au Canada

Communiqué de presse n° 10/401
le 28 octobre 2010

M. Charles Kramer, chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Canada, a diffusé aujourd’hui la déclaration ci-après à l’issue de la mission de 2010 au titre de l’article IV au Canada.

«Le rythme de l’expansion de l'économie canadienne a ralenti ces derniers mois. Après une croissance rapide stimulée par des mesures extraordinaires de relance monétaire et budgétaire, la reprise a commencé à perdre de sa vigueur, du fait du ralentissement de la demande mondiale et de l'appréciation du dollar canadien. Par ailleurs, les risques pesant sur les perspectives augmentent, notamment ceux liés à la situation de plus en plus précaire des bilans des ménages au Canada et à la fragilité du marché immobilier aux États-Unis.

Dans ces conditions, le Canada est confronté à trois défis principaux : gérer la transition vers une politique macroéconomique neutre, consolider la stabilisation des finances publiques et incorporer les enseignements tirés de la crise en matière de contrôle et de réglementation du secteur financier.

Dans ces conditions, le Canada est confronté à trois défis principaux : gérer la transition vers une politique macroéconomique neutre, consolider la stabilisation des finances publiques et incorporer les enseignements tirés de la crise en matière de contrôle et de réglementation du secteur financier.

En ce qui concerne le retrait des mesures de relance, la décision prise par la Banque du Canada de maintenir inchangé son taux directeur établit un juste équilibre entre les risques pesant sur les perspectives et le stade relativement avancé de l'expansion canadienne. Le taux directeur reste à un niveau accommodant.

Par ailleurs, la politique budgétaire devrait, à juste titre, passer de l'expansion au rééquilibrage l'an prochain. L'ajustement prévu au budget est considérable, bien que le gouvernement ait pris récemment des mesures pour assouplir les modalités du rééquilibrage à court terme. De manière plus générale, il existe une marge de manœuvre monétaire et budgétaire pour faire face aux risques de dégradation si ces derniers se matérialisent.

En ce qui concerne la stabilisation des finances publiques, le gouvernement a établi à propos un plan d'action qui conduira à l'équilibre budgétaire à moyen terme. Ce plan d'action placerait le ratio dette nette/PIB, déjà faible, sur une trajectoire à la baisse, et le Canada conserverait ainsi la position budgétaire la plus solide parmi les pays du G7. Ce plan inclut des mesures propices à la croissance qui soutiendront le potentiel économique à long terme du pays, notamment les dépenses dans les infrastructures et les baisses du taux de l’impôt sur les sociétés. À plus long terme, et comme dans bon nombre de pays avancés, la maîtrise des dépenses de santé constituera un élément essentiel de la stabilité budgétaire.

Pour ce qui est des réformes financières, le Canada est bien placé pour s'adapter aux initiatives internationales visant à renforcer le contrôle et la réglementation. En fait, la résilience du Canada pendant la crise a permis de tirer des enseignements concernant les mécanismes qui favorisent la stabilité. Il y a lieu de se féliciter des progrès accomplis vers la mise en place d'une autorité canadienne de réglementation des valeurs mobilières; cet organisme devrait jouer un rôle important dans le cadre de stabilité financière du Canada.»



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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