Le Conseil d'administration du FMI achève la première revue de la Facilité élargie de crédit en faveur du Burkina Faso et approuve un décaissement

de 9,9 millions de dollars EU

Communiqué de presse No10/470
Le 3 décembre 2000

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui la première revue des résultats économiques du Burkina Faso dans le cadre du programme triennal appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC). Le Conseil d'administration a approuvé une demande de dérogation pour non-observation du critère de réalisation qui concerne la performance budgétaire à la fin de juin 2010. L'achèvement de la revue permet le décaissement immédiat de 6,45 millions de DTS (environ 9,9 millions de dollars EU), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 13,904 millions de DTS (environ 21,4 millions de dollars EU).

Le Conseil d'administration a approuvé le 14 juin 2010 (voir le Communiqué de presse No 10/241) un programme triennal appuyé par la FEC équivalant à 46,154 millions de DTS (environ 70,9 millions de dollars EU) en faveur du Burkina Faso. Le pays est membre du FMI depuis le 2 mai 1963 et sa quote-part au FMI est de 60,2 millions de DTS (soit environ 92,5 millions de dollars EU).

À l'issue des débats du Conseil d'administration sur le Burkina Faso, M. John Lipsky, Premier Directeur général adjoint et Président par intérim a fait la déclaration suivante :

« Les résultats économiques ont été satisfaisants dans le cadre du programme appuyé par le FMI. Les politiques macroéconomiques prudentes ont contribué à soutenir une solide reprise économique et les conditions favorables de la production cotonnière et de l'exploitation minière ont éclairci les perspectives économiques. D'importantes réformes ont été entreprises dans plusieurs domaines, notamment l'administration fiscale. La base de production du Burkina Faso reste cependant limitée ce qui rend l'économie vulnérable aux chocs liés au climat et aux termes de l'échange. Les politiques économiques doivent donc tendre à préserver la stabilité macroéconomique et à encourager la diversification de l'économie.

« Le rééquilibrage des finances publiques est essentiel pour la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette à long terme. La persistance des autorités à renforcer la mobilisation des recettes a donné des résultats encourageants qu'il convient de consolider. Parallèlement, il serait souhaitable que les dépenses soient réaffectées à l'infrastructure et au secteur social, qui sont cruciaux. Le maintien de politiques d'emprunt prudentes sera essentiel pour réduire les risques de surendettement.

« Les rapides progrès du programme de réformes structurelles aideront les autorités à atteindre leurs objectifs d'une croissance durable et diversifiée et de réduction de la pauvreté. À cet égard, il sera important d'accélérer les réformes du secteur financier pour promouvoir son développement et accroître l'accès aux services financiers, qui reste limité. Les mesures destinées à améliorer le climat des affaires, telles que la nouvelle initiative pour accélérer le dédouanement, encourageront le développement du secteur privé. Les conditions favorables de la production cotonnière offrent l’occasion de faire progresser les réformes requises pour rétablir la viabilité financière du secteur. »



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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