Déclaration de la mission des services du FMI au Mali

Communiqué de presse n° 11/111
4 avril, 2011

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par M. Christian Josz a séjourné à Bamako du 21 mars au 1er avril 2011 pour conduire la sixième revue de l’accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). La mission a rencontré le Ministre de l’Économie et des Finances, Sanoussi Touré, le Ministre délégué au Budget, Lassine Bouaré, le Directeur National de la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest, Oumar Ly, ainsi que des représentants de l’Assemblée nationale, des partenaires techniques et financiers du Mali.

A la fin de la mission, M. Josz, chef de mission du FMI pour le Mali a fait la déclaration suivante:

« En 2010, le gouvernement du Mali a mis en œuvre son programme économique dans le cadre de l’accord triennal au titre de la FEC avec succès. La croissance économique a atteint 5.8 %, grâce à une bonne campagne agricole qui a contribué à maintenir l’inflation à 1,4 %. Le déficit budgétaire de base (hors dons et dépenses financées sur ressources extérieures) a été contenu à un niveau modéré (1,2 pour cent du produit intérieur brut—PIB). Ce résultat reflète la bonne performance des recettes, la maîtrise des dépenses, et le retard dans l’exécution de certaines dépenses d’investissement pour respecter les procédures de passation de marchés.

« A l’exception d’un objectif qui a été manqué de peu, tous les objectifs à fin 2010 en matière de finances publiques ont été respectés. Le gouvernement a mis en œuvre trois des quatre repères structurels pour améliorer la gestion des finances publiques et renforcer le système bancaire, et mettra en œuvre le dernier repère sous peu. Néanmoins, comme beaucoup l’ont souligné lors de la conférence sur les Grands Défis et Opportunités Economiques du Mali, il convient de continuer à améliorer le climat des affaires et la gestion des finances publiques en vue d’accélérer la croissance économique, créer plus d’emplois, et faire des progrès plus rapides vers les objectifs du millénaire pour le développement.

« En ce début 2011, l’économie malienne est soumise aux effets conjugués de la crise en Côte d’Ivoire, des troubles en Libye, et du renchérissement du pétrole et des produits alimentaires sur les marchés mondiaux. En dépit de ces chocs, la croissance réelle du PIB devrait atteindre 5,3 pour cent grâce à l’augmentation des productions aurifère et agricole. Mais, sous l’impact du renchérissement des frais de transport à la suite de la crise en Côte d’Ivoire, l’inflation devrait augmenter à 4,5 pour cent. Et, en raison de cette crise, le solde global de la balance des paiements pourrait enregistrer un déficit de l’ordre de 50 milliards de FCFA (1% du PIB).

« L’impact sur le budget de l’Etat pourrait être particulièrement prononcé si les prix à la pompe des produits pétroliers et les tarifs d’électricité n’étaient pas ajustés pour tenir compte de la hausse du prix du pétrole brut. Des mesures pour limiter la détérioration de la situation budgétaire devront faire l’objet d’une Loi de Finances Rectificative pour 2011. Les discussions sur ce projet de Loi sont en cours, et se poursuivront en marge des réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI à la mi-avril 2011 à Washington.

« En supposant la finalisation prochaine des discussions, le Conseil d’Administration du FMI pourrait considérer la sixième revue de l’accord au titre de la FEC en juin 2011. »



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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