Le Conseil d’administration du FMI achève la cinquième revue de l’accord FEC
conclu avec le Mali et approuve un décaissement de 3,12 millions de dollars EU

Communiqué de presse n° 11/20
Le 26 janvier 2011

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui la cinquième revue des résultats économiques enregistrés par le Mali dans le cadre d’un programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC). La décision du Conseil d’administration ouvre la voie à un décaissement immédiat de 2 millions de DTS (soit environ 3,12 millions de dollars EU), et porte le total des décaissements au titre du programme à 25,99 millions de DTS (environ 40,52 millions de dollars EU). Le Conseil d’administration a par ailleurs approuvé un prolongement de l’accord du 27 mai 2011 au 31 décembre 2011 et un rééchelonnement du dernier décaissement en deux tranches égales.

L’accord conclu au titre de la FEC avait été initialement approuvé le 28 mai 2008 pour un montant de 27,99 millions de DTS (voir communiqué de presse No. 08/126).

À l’issue des délibérations du Conseil d’administration, M. Naoyuki Shinohara, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :

«La situation macroéconomique du Mali a évolué favorablement grâce à une gestion avisée des finances publiques. La croissance devrait se maintenir à 4,5 % en 2010 et l’inflation est faible. Les résultats enregistrés dans le cadre du programme appuyé par la FEC continuent d’être satisfaisants, fruit de la détermination des autorités à en réaliser les objectifs. Les perspectives économiques pour 2011 sont positives, vu les prévisions d’une intensification de l’activité. La poursuite des politiques macroéconomiques prudentes et la rapide mise en œuvre des réformes structurelles seront nécessaires pour atténuer les vulnérabilités, diversifier l’économie, dynamiser davantage la croissance et faire reculer la pauvreté.

La politique budgétaire continue d’être marquée par la prudence et les autorités attachent une attention grandissante à la mobilisation de crédits suffisants en faveur des dépenses sociales. Le budget de 2011 est correctement aligné sur la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté élaborée par les autorités ainsi que sur les objectifs de leur programme macroéconomique. Toutefois les montants à allouer aux remboursements des crédits de TVA ont été sous-estimés. D’autres ressources seront nécessaires pour atteindre l’objectif de déficit et les autorités se sont engagées à adopter un collectif budgétaire prévoyant des mesures pour accroître les recettes ou réduire les dépenses.

La gestion des finances publiques a été renforcée mais d’autres progrès sont nécessaires. Les autorités ont pris l’engagement de simplifier le code des impôts et de moderniser l’administration fiscalo-douanière afin de renforcer la mobilisation des recettes intérieures et d’améliorer le climat des affaires. Elles entendent par ailleurs réduire le nombre excessif de comptes détenus par l’État auprès des banques commerciales, mettre en application les directives de l’Union économique et monétaire ouest-africaine destinées à accroître la transparence des finances publiques, et renforcer les contrôles afin d’améliorer le recouvrement des recettes et l’exécution du budget.

Pour atténuer les vulnérabilités extérieures tenant à la concentration des exportations dans le secteur aurifère, les autorités doivent poursuivre la mise en œuvre d’une stratégie prudente de gestion de la dette et intensifier les efforts de diversification de l’économie. Le travail actuel relatif à la privatisation de la société nationale d’égrenage et au développement du secteur financier sera particulièrement utile.»



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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