Le Conseil d'administration du FMI achève la quatrième revue au titre de l'accord de confirmation en faveur de la Grèce et approuve un décaissement de 3,2 milliards d'euros

Communiqué de presse No 11/273
8 juillet 2011

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui la quatrième revue des résultats économiques de la Grèce dans le cadre d'un programme appuyé par un accord triennal de confirmation en faveur du pays. L'achèvement de la revue permet le décaissement immédiat d'un montant équivalant à 2,9 milliards de DTS (soit environ   3,2 milliards d'euros), ce qui porte le total des décaissements du FMI au titre de l'accord de confirmation à un montant équivalant à 15,6 milliards de DTS (soit environ 17,4 milliards d'euros).

L’accord de confirmation, qui a été approuvé le 9 mai 2010 (voir Communiqué de presse No10/187), fait partie d'un paquet financier de 110 milliards d'euros sur trois ans mis au point en coopération avec les pays membres de la zone euro. Il offre un accès exceptionnel aux ressources du FMI, pour un montant égal à environ 2400 % de la nouvelle quote-part de la Grèce calculée à la suite de la réforme de la formule de calcul des quotes-parts de 2008.

Le programme d'ajustement économique de la Grèce a continué d'enregistrer certains progrès vers ses objectifs. L'économie est en cours de rééquilibrage et la compétitivité du pays s'améliore progressivement; d'après les projections, le retour à une croissance économique positive devrait avoir lieu au cours de la première moitié de 2012. La Grèce a précisé les politiques qui sont nécessaires pour surmonter les récents problèmes d'ajustement budgétaire et de mise en œuvre de la réforme structurelle et qui permettraient au pays d'accélérer les progrès vers les objectifs du programme dans la période à venir.

À l'issue de la discussion du Conseil d'administration, Mme Christine Lagarde, Directrice générale du FMI et Présidente du Conseil, a fait la déclaration suivante :

« Le programme donne des résultats substantiels : le déficit budgétaire est en train d'être comblé, l'économie est en cours de rééquilibrage et la compétitivité s'améliore progressivement. Pour autant, nombre d’importantes réformes structurelles restent à mettre en œuvre et d'importants défis de politique économique subsistent. Un ajustement budgétaire durable est requis pour éviter que le déficit ne s'immobilise à un niveau élevé insoutenable et il convient d'accélérer les réformes facteurs d'amélioration de la productivité, faute de quoi la croissance restera au point mort.

« Dans le domaine budgétaire, les autorités ont avancé. Une nouvelle stratégie à moyen terme a été approuvée qui arrête les mesures nécessaires pour ramener le déficit des administrations publiques en deçà de 3 % du PIB d'ici à 2014. La stratégie se heurte à des questions épineuses, notamment les conditions généreuses de l'emploi dans le secteur public, l'éventualité de la fermeture des organes publics inefficaces et la fraude fiscale. Une mise en œuvre ferme et rapide sera cruciale et devra s’accompagner de réformes institutionnelles complémentaires destinées à améliorer l'administration des recettes et la gestion des finances publiques.

« La stratégie de privatisation du gouvernement est une phase indispensable pour doper les investissements et la croissance et alléger le lourd fardeau de la dette de la Grèce. La vente de 50 milliards d'euros des avoirs de l'État d'ici à 2015 est un objectif très ambitieux et une mise en œuvre transparente et rapide bénéficierait de la création d'un organe de privatisation indépendant.

« Pour renforcer la compétitivité de la Grèce, il convient d'accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles. Celles-ci contribueront à créer des synergies, comme entre la privatisation et l'élimination des obstacles administratifs aux investissements. Il serait souhaitable d'élargir le programme de réformes pour remédier au niveau élevé du coin fiscal sur le travail et à l'inefficacité du système judiciaire de la Grèce.

« Pour préserver la stabilité du secteur financier, il est nécessaire de relever les volants de fonds propres des banques et de mettre en place un cadre adéquat de soutien et de résolution. Pour gérer les besoins de liquidités, il est indispensable que la BCE continue d’offrir son soutien à la liquidité.

« La viabilité de la dette de la Grèce est largement tributaire d'une mise en œuvre rapide et vigoureuse du programme d'ajustement, sans possibilité de dérapage, du soutien continu des partenaires européens et de la participation du secteur privé, » a déclaré Mme Lagarde.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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