Le Conseil d'administration du FMI conclut la troisième revue de l'Instrument de soutien à la politique économique en faveur du Rwanda

Communiqué de presse n° 12/4
Le 9 janvier 2012

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a conclu aujourd’hui la troisième revue des résultats économiques du Rwanda au titre de l'Instrument de soutien à la politique économique (ISPE). Dans ce contexte, il a approuvé la modification des critères d’évaluation à fin décembre 2011.

Le 16 juin 2010, le Conseil d'administration a approuvé un programme triennal au titre de l'ISPE en faveur du Rwanda (voir le communiqué de presse no 10/247). Le dispositif des ISPE est conçu pour les pays à faible revenu qui peuvent se passer de l'aide financière du FMI, mais qui souhaitent maintenir une étroite collaboration avec l’institution pour l’élaboration et l’aval de leurs cadres de politique économique et financière. Les programmes appuyés par l’ISPE reposent sur des stratégies de réduction de la pauvreté adoptés par les pays eux-mêmes au terme d’un processus auquel participent la société civile et les partenaires au développement.

À l’issue des travaux du Conseil sur le Rwanda, M. Naoyuki Shinohara, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :

« L'économie rwandaise devrait afficher en 2011 une croissance forte — mais aussi une inflation élevée — et faire face à des risques accrus en 2012. Certes, la bonne tenue de la production et des exportations agricoles dope la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel, mais les tensions de la demande globale s'accentuent, entraînant déjà la hausse de l'inflation sous-jacente. La croissance devrait ralentir en 2012, encore que les risques liés à une conjoncture mondiale incertaine et à la flambée continue des prix puissent freiner la croissance et doper l'inflation. Il faudra donc intensifier les réformes structurelles pour améliorer les perspectives de croissance.

«  Afin de juguler l'inflation, les autorités ont lancé une politique d'austérité monétaire à la fin 2011. Mais il faudra sans doute poursuivre ce resserrement monétaire en 2012 pour empêcher l'effritement des avancées récentes en matière de stabilité macroéconomique. La mise en œuvre de la politique monétaire devrait s’intensifier, notamment par l'élaboration d'un plan d'action pour le développement du marché interbancaire.

«  Le rééquilibrage budgétaire prévu au cours des exercices 2011/12 et 2012/13 est en bonne voie et devrait permettre de mieux ancrer la stabilité macroéconomique. Les autorités ont pris des mesures supplémentaires de mobilisation des recettes en 2012/13 afin de préserver l'objectif de recettes de l'ISPE. La nouvelle obligation faite aux entreprises publiques d'obtenir l'approbation préalable du Ministère des finances avant de contracter de nouveaux engagements extérieurs permettra de consolider le renforcement récent des capacités du Rwanda en matière de gestion de la dette.

«  Il importe d'accélérer la mise en place d'un dispositif institutionnel transparent et durable pour superviser les coopératives d'épargne et de crédit (SACCO). À cet égard, le recrutement et la formation de 60 superviseurs constituent une première étape importante. En raison du déploiement rapide de ces coopératives comme établissements de crédit à part entière et des risques y afférents, il est impératif d'établir sans délai le dispositif institutionnel nécessaire.

«  Compte tenu des risques considérables liés à la conjoncture économique mondiale et potentiellement préjudiciables aux exportations et aux réserves internationales du Rwanda, la banque centrale devrait cesser d'engager ses avoirs extérieurs pour garantir des prêts visant à financer les investissements stratégiques du gouvernement », a conclu M. Shinohara.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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