Le Conseil d’administration du FMI achève la sixième revue de l'accord FEC en faveur de la Mauritanie et approuve un décaissement de 16,9 millions de dollars EU

Communiqué de presse n° 13/216
Le 17 juin 2013

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui la sixième et dernière revue de la performance économique obtenue par la Mauritanie dans le cadre du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC)1. Cela permet à la Mauritanie de tirer un montant final équivalant à 11,04 millions de DTS (16,9 millions de dollars).

Le Conseil d'administration a approuvé un accord en faveur de la Mauritanie en mars 2010 pour un montant équivalant à 77,28 millions de DTS (environ 120 % de la quote-part du pays au FMI) (voir communiqué de presse no. 10/89).

Après les débats du Conseil d'administration, Mme Nemat Shafik, Directrice générale adjointe et Présidente par intérim, a publié la déclaration ci-après :

« La performance économique obtenue par la Mauritanie dans le cadre du programme appuyé par la FEC en 2012–13 demeure solide: elle repose sur une activité économique vigoureuse, une inflation maîtrisée et un assainissement contenu des finances publiques. La solide politique macroéconomique a permis de continuer de renforcer les amortisseurs budgétaires et extérieurs en 2012. Les perspectives sont favorables, mais l'économie reste vulnérable aux chocs sur les termes de l'échange, et la pauvreté et le chômage demeurent élevés.»

« Il est crucial de poursuivre l'assainissement des finances publiques pour préserver leur viabilité. Les efforts déployés pour maîtriser la masse salariale, éliminer les subventions aux carburants et mieux orienter les subventions alimentaires sont opportuns. L'augmentation des recettes, notamment du secteur minier, offre une marge de manœuvre supplémentaire. Les efforts déployés pour accroître les dépenses d'équipement principalement à l'aide de ressources intérieures ou de ressources concessionnelles extérieures contribueront aussi à préserver la viabilité des finances publiques.»

« La volonté des autorités d'utiliser les bons du Trésor à court terme pour la gestion de la liquidité contribuera à protéger contre le risque d'inflation et à accroître l'efficacité de la politique monétaire. Un renforcement du contrôle et de la réglementation sera utile pour faire face aux risques pesant sur le secteur financier, et, l'élimination des créances improductives présentes à aux bilans des banques leur permetront de devenir un moteur de croissance. Un accroissement de la transparence et un assouplissement du marché des changes faciliteront le rôle du taux de change en tant qu'amortisseur de choc.

« Les autorités mauritaniennes ont pour tâches principales de maintenir un taux de croissance élevé et de favoriser une croissance mieux partagée. Il convient de mieux diversifier les sources de croissance en améliorant le climat des affaires afin de faciliter le développement du secteur privé. Les nouveaux codes des marchés publics et d 'investissement contribueront à encourager l'investissement du secteur privé. Un traitement adéquat des ressources non renouvelables améliorera la formulation de la politique budgétaire tout en préservant les amortisseurs budgétaires. Une réforme du secteur de l'électricité et des entreprises publiques contribuera aussi à limiter les risques budgétaires.

« Les autorités sont félicitées d'avoir mené à bon terme le programme triennal au titre de la FEC et leur engagement à préserver la stabilité macroéconomique et à continuer à mettre en œuvre leur vaste programme de réformes structurelles. »

1 La facilité élargie de crédit (FEC), qui a remplacé la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) comme principal outil dont dispose le FMI pour apporter un soutien financier à moyen terme aux pays à faible revenu, est caractérisée par des plafonds d’accès plus élevés, des conditions de financement plus concessionnelles, une plus grande souplesse dans la conception des programmes qu’elle appuie, et une conditionnalité à la fois plus simple et mieux ciblée. Le taux d’intérêt des financements accordés au titre de la FEC est de 0 %, avec un différé d’amortissement de cinq ans et demi et une échéance maximale de dix ans. Le FMI revoit tous les deux ans les taux d’intérêt de toutes les facilités concessionnelles.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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