Le Conseil d'administration du FMI achève la troisième revue de l'accord au titre de la facilité élargie de crédit en faveur du Burundi et approuve un décaissement de 7,5 millions de dollars

Communiqué de presse n° 13/328
Le 6 septembre 2013

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la troisième revue des résultats enregistrés par le Burundi dans le cadre du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de la revue ouvrira la voie au décaissement d'un montant équivalant à 5 millions de DTS (environ 7,5 millions de dollars), ce qui portera le total décaissé au titre de l'accord à un montant équivalant à 15 millions de DTS (environ 22,6 millions de dollars). Le Conseil a en outre approuvé une demande de modification de critères de réalisation pour fin septembre et fin décembre 2013, et du critère de réalisation continu relatif à la dette extérieure non concessionnelle contractée ou garantie par l’État ou la Banque de la République du Burundi.

L’accord triennal au titre de la FEC en faveur du Burundi a été approuvé le 27 janvier 2012 (Voir Communiqué de presse No.12/35) avec un niveau d’accès total équivalant à 30 millions de DTS (environ 45,3 millions de dollars).

Au terme des délibérations du Conseil d’administration, M. Shinohara, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :

«Le Burundi a enregistré des progrès dans la mise en œuvre de son programme appuyé par la FEC dans une conjoncture économique et sociopolitique difficile. La croissance économique devrait se redresser et l’inflation a, quant à elle, diminué grâce à la modération des prix internationaux des produits alimentaires et énergétiques et au durcissement de la politique monétaire. Les perspectives économiques à moyen terme restent délicates, et sur elles pèsent des risques baissiers induits par les incertitudes liées à l’environnement extérieur et l’afflux de réfugiés fuyant le conflit dans la partie orientale du Congo. Il demeure vital de s’atteler énergiquement aux politiques et réformes structurelles énoncées dans le programme.

«Les dérapages en matière de recettes ont fait l’objet de mesures correctives qui ont formé la base d’un budget rectificatif adopté par le parlement. Pour veiller à la réussite du programme, il est essentiel de réaffirmer la volonté d’accroître la mobilisation de recettes, notamment en renforçant davantage l’administration fiscale et en maîtrisant les exonérations. Un travail s’impose également pour intensifier les réformes de la gestion des finances publiques.

«La viabilité de la dette reste l’ancrage de la politique budgétaire à moyen terme. Le Burundi continue de présenter un risque élevé de surendettement, et il importe que tout emprunt futur prenne principalement la forme de dons ou de prêts hautement concessionnels. Les travaux engagés pour apporter la dernière main à la loi régissant l’endettement constituent un pas important vers le renforcement du cadre de gestion de la dette publique.

«La politique monétaire doit continuer de se centrer sur la stabilisation des anticipations inflationnistes. L’inflation sous-jacente a certes sensiblement reculé durant ces derniers mois, mais le financement d’une éventuelle détérioration budgétaire par des concours de la banque centrale pourrait de nouveau attiser l’inflation et annuler les gains récemment enregistrés. Le maintien de la flexibilité du taux de change permettra à l’économie de s’adapter aux chocs exogènes.



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