Le Conseil d'administration du FMI achève la cinquième revue de l'accord au titre de la FEC en faveur de Haïti et approuve un décaissement de 7,4 millions de dollars EU

Communiqué de presse n° 13/76
Le 13 mars 2013

Le 11 mars 2013, le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la cinquième revue des résultats obtenus par Haïti dans le cadre de l'accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L'achèvement de la revue permettra de décaisser immédiatement 4,914 millions de DTS (environ 7,4 millions de dollars EU), ce qui portera le total des décaissements au titre du programme à 36,036 millions de DTS (environ 54,1 millions de dollars EU).

L'accord au titre de la FEC en faveur de Haïti a été approuvé le 21 juillet 2010 (voir communiqué de presse no 10/299), de même que l'allégement intégral de l'encours de la dette du pays envers le FMI (environ 178 millions de DTS, soit 268 millions de dollars EU). L'allégement de la dette, financé par le fonds fiduciaire pour l'allégement de la dette après une catastrophe (ADAC), et le financement du FMI s’inscrivent dans une vaste stratégie internationale de soutien aux programmes de reconstruction à long terme du pays, suite au tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010.

Au terme des délibérations du Conseil d'administration, M. Naoyuki Shinohara, Directeur général adjoint du FMI et Président du Conseil d'administration par intérim, a fait la déclaration suivante :

«Les résultats obtenus par Haïti dans le cadre du programme appuyé par la FEC restent satisfaisants dans l'ensemble. De saines politiques ont contribué à préserver la stabilité macroéconomique et financière. Cependant, l'activité économique reste languissante car les capacités d’absorption sont limitées, le climat des affaires a besoin d’être renforcé et les catastrophes naturelles sont fréquentes.

«À court terme, la tâche essentielle consiste à accélérer la reconstruction et poursuivre le redressement après le tremblement de terre de 2010, tout en préservant la stabilité macroéconomique. Il sera nécessaire aussi de mettre en œuvre des politiques macroéconomiques et des réformes structurelles et institutionnelles propres à renforcer la résilience du pays, en particulier face aux catastrophes naturelles, pour protéger la croissance à long terme, réduire le chômage et rehausser le niveau de vie.

«Il faut s'efforcer d'optimiser la politique budgétaire de manière à accélérer la croissance et à la rendre plus solidaire, notamment en augmentant l'espace budgétaire pour les dépenses de développement, en améliorant le taux d'exécution et la qualité des dépenses d'équipement, et en renforçant la gestion des finances publiques. Maintenir la stabilité des prix et faciliter l'ajustement extérieur demeurent en outre des priorités.

«Il sera important d'accélérer le rythme des réformes structurelles pour renforcer la compétitivité, préserver la stabilité extérieure et assurer une croissance plus forte et solidaire. Il faut s'efforcer d'améliorer le climat des affaires, notamment en éliminant les goulets d'étranglement dans les infrastructures, en améliorant la transparence et la gouvernance, ainsi qu'en développant l'intermédiation financière».



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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