Le Conseil d’administration du FMI achève la quatrième revue de l’accord FEC en faveur de la Guinée et approuve un décaissement de 28,1 millions de dollars

Communiqué de presse n° 14/382
Le 1er août 2014

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui la quatrième revue des résultats économiques obtenus par la Guinée dans le cadre du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). Cette décision du Conseil d’administration permet de décaisser immédiatement un montant équivalant à 18,36 millions de DTS (environ 28,1 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 91,8 millions de DTS (environ 140,6 millions de dollars).

Le Conseil d’administration a approuvé l’accord FEC triennal en faveur de la Guinée le 24 février 2012, pour un montant équivalant à 128,52 millions de DTS (120 % de la quote-part du pays au FMI, voir communiqué de presse no12/57).

A l’issue des débats du Conseil d’administration, M. Naoyuki Shinohara, Président et Directeur général adjoint, a publié la déclaration ci-après :

« L’économie guinéenne a subi plusieurs chocs en 2013, notamment la suspension de l’investissement dans plusieurs grands projets miniers et des troubles politiques liés aux élections. Cependant, grâce à une vigoureuse politique d’ajustement, et en dépit d’une perte élevée de recettes, le déficit budgétaire a été contenu en 2013, ce qui a conduit à une nouvelle baisse de l’inflation, à un taux de change stable et à un niveau satisfaisant de réserves de change. L’apparition de l’épidémie d’Ebola au début de l’année 2014 constitue un problème supplémentaire à court terme.

« La croissance a été freinée aussi par la lenteur des progrès dans les réformes structurelles, notamment dans les secteurs de l’électricité et des mines. Les réformes structurelles restent une priorité et les autorités ont pris des mesures pour améliorer la coordination et le suivi du programme de réformes. Cependant, la stabilité politique à la veille des élections présidentielles de 2015 sera importante aussi.

« Les projections budgétaires révisées des autorités pour 2014 restent compatibles avec le financement disponible et maintiennent la stabilité macroéconomique. Elles tiennent compte d’une perte de recettes, tout en préservant les dépenses essentielles dans le domaine social et l’investissement public. Les autorités ont l’intention aussi de poursuivre la réforme globale de la gestion des finances publiques. Dans ce contexte, l’achèvement du nouveau système de passation des marchés publics constitue une étape positive, surtout étant donné la hausse de l’investissement public. Parmi les autres mesures importantes figurent le renforcement de l’administration des impôts et l’amélioration de la gestion des dépenses et des engagements, afin d’éviter de nouveaux arriérés.

« L’assouplissement progressif de la politique monétaire par la banque centrale est approprié, étant donné l’évolution de l’inflation et des réserves de change. La mise en place prévue d’un marché interbancaire permettra d’introduire des instruments indirects qui contribueront à approfondir le marché monétaire et à promouvoir la flexibilité de la politique monétaire.

« Les autorités continuent de renforcer la gestion de la dette afin d’en préserver la viabilité. À cette fin, il sera important de donner la priorité aux dons et aux ressources concessionnelles. Grâce à l’utilisation des nouvelles recettes minières exceptionnelles pour des dépenses d’investissement à moyen terme dans le cadre du Fonds spécial d’investissement, ces ressources seront utilisées de manière efficace et durable.

« Il convient d’accélérer le rythme des autres réformes structurelles propices à la croissance. À cet égard, il convient de féliciter la Guinée d’avoir obtenu le statut de pays conforme à l’ITIE. Cependant, l’achèvement rapide des règlements d’application du code minier de 2011 et de l’examen des contrats miniers contribuera à réduire l’incertitude des investisseurs. Des progrès rapides sont nécessaires aussi en ce qui concerne d’autres mesures visant à améliorer le climat des affaires, notamment des réformes législatives importantes concernant l’électricité, les partenariats public-privé et le système judiciaire. »



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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