Le Conseil d’administration du FMI conclut la troisième revue de l’accord FEC en faveur de la Guinée et approuve un décaissement de 28 millions de dollars EU

Communiqué de presse n° 14/59
Le 14 février 2014

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a conclu aujourd’hui la troisième revue des résultats économiques obtenus par la Guinée dans le cadre du programme appuyé par un accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). La décision du Conseil d’administration, qui a été prise sans qu’il y ait de réunion formelle1, permet de procéder à un décaissement immédiat d’un montant équivalant à 18,36 millions de DTS (environ 28,2 millions de dollars EU), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à un montant équivalant à 73,4 millions de DTS (environ 112,8 millions de dollars EU) .

Le Conseil d’administration a approuvé l’accord FEC triennal en faveur de la Guinée le 24 février 2012, pour un montant équivalant à 128,52 millions de DTS (soit 120 % de la quote-part du pays au FMI, voir communiqué de presse no 12/57).

L’économie guinéenne a connu une période difficile en 2013, à cause de la fragilité de la situation socio-politique et d’un ralentissement brutal de l’investissement dans le secteur minier. En conséquence, il est estimé que la croissance est tombée à 2,5 %, soit bien en deçà des 4,5 % prévus. L’inflation a continue de fléchir, pour atteindre 10,5 % sur un an à la fin de 2013. Les réserves de change ont été maintenues à un niveau satisfaisant, et le taux de change est resté plus ou moins stable.

Les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par l’accord FEC restent satisfaisants. Bien que les recettes aient été largement inférieures aux prévisions et que les subventions au secteur de l’énergie aient augmenté, les mesures vigoureuses d’ajustement ont maintenu le déficit budgétaire sur la bonne voie. Tous les critères de réalisation pour fin juin 2013 et les objectifs indicatifs pour fin septembre 2013 ont été atteints largement, et ceux pour fin 2013 devraient être atteints aussi. Cependant, le programme de réformes structurelles a connu des retards, à cause de l’insuffisance des capacités et de l’assistance technique, ainsi que d’un affaiblissement de la coordination et d’un climat politique et social difficile.

Les perspectives macroéconomiques de la Guinée pour 2014 sont positives, à condition que la situation politique reste stable et que l’exécution des réformes structurelles s’accélère. La croissance du PIB réel pourrait rebondir à 4,5 %, sinon supposent aussi une accélération graduelle de l’investissement dans le secteur minier. L’inflation devrait continuer de fléchir, pour atteindre 8,5 %, tandis que les réserves de change officielles devraient continuer de représenter environ trois mois d’importations. Parmi les objectifs budgétaires figurent une augmentation de l’investissement public, une forte hausse des recettes et une augmentation de l’aide extérieure. Les réformes structurelles visent à achever les mesures qui ont été reportées en 2014 et portent essentiellement sur la gestion des finances publiques, la réforme de la fonction publique, le secteur minier, le climat des affaires, l’agriculture et le secteur de l’électricité.


1 Le Conseil d'administration prend des décisions sans qu'il y ait de réunion lorsqu'il convient qu'une proposition peut être examinée sans qu'il y ait d'entretiens formels.



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