Malawi — Une renaissance économique, des partenariats renouvelés

Allocution de Christine Lagarde,
Directrice générale, Fonds monétaire international,
Hôtel Crossroads, Lilongwe, 5 janvier 2013

Texte préparé pour l’intervention

Bonjour. Je suis très heureuse d’être ici parmi vous. Dès ma descente de l’avion, accueillie par votre touchante hospitalité, j’ai compris pourquoi le Malawi est appelé le «cœur chaleureux de l’Afrique».

Hier, dès mon arrivée, j’ai eu l’honneur de rencontrer la Présidente Joyce Banda. Elle est assurément l’un des dirigeants africains les plus exaltants, les plus dynamiques et les plus bienveillants. Sous sa direction, l’avenir du Malawi est fort prometteur, j’en suis convaincue.

Permettez-moi en outre de saluer le Ministre des Finances, M. Ken Lipenga, et le Gouverneur de la banque centrale, M. Charles Chuka, et de rendre hommage à leur gestion économique avisée. Enfin, je tiens, bien entendu, à remercier la Confédération des chambres de commerce et d’industrie du Malawi et son président, M. Matthews Chikankheni, pour nous avoir accueilli aujourd’hui, et mes remerciements à vous tous pour être venus.

Je souhaiterais vous entretenir de l’avenir du Malawi. Votre pays a un énorme potentiel. L’an prochain, en 2014, vous allez célébrer le cinquantenaire de votre indépendance. Mais pendant trop longtemps le Malawi n’a pas pu exploiter son potentiel, traversant des décennies de dictature et d’occasions manquées.

Triste héritage que celui du Malawi, l’un des pays les plus pauvres du monde, dont la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour.

L’heure du changement est venue, pour que le Malawi puisse finalement percer et pour qu’il assure son avenir. L’heure du changement a sonné, j’en suis convaincue. Le nouveau siècle est riche de promesses pour l’Afrique et ces promesses ne doivent pas échapper au Malawi.

La construction d’un nouveau Malawi pour une nouvelle ère passe cependant par un effort collectif. Le gouvernement doit nouer des partenariats, s’associer avec les citoyens et s’associer avec la communauté internationale, y compris avec le FMI.

Je souhaiterais évoquer trois questions :

1. Le contexte mondial et régional dans lequel le Malawi évolue.

2. Les raisons qui me poussent à penser que le Malawi se trouve à l’aube d’une renaissance économique.

3. Ce que peut faire le FMI pour être un partenaire efficace du Malawi dans cette entreprise.

1. Le contexte économique régional et mondial

Je commencerai par la situation économique mondiale. Nous tablons sur une poursuite du redressement de l'économie mondiale l'an prochain, mais cette reprise restera faible et elle est sujette à de lourdes incertitudes. D'après certains indices la croissance se stabiliserait, mais l'activité mondiale semble avoir du mal à passer à la vitesse supérieure.

Les nouvelles sont un peu meilleures pour la région. Nous projetons un taux de croissance d'environ 5¼ % en Afrique subsaharienne cette année. Les pays à faible revenu, où vivent les deux tiers de la population africaine, connaîtront une croissance encore plus forte, aux alentours de 6 %.

Mais tant que les turbulences mondiales persisteront, les populations de ce continent resteront menacées. Les liens sont simplement trop forts, qu'il s'agisse des échanges commerciaux, de l'investissement étranger, des envois de fonds ou de l'aide. Des études du FMI font apparaître qu'un ralentissement soutenu de l'économie mondiale de 2 points de PIB aurait pour effet de réduire la croissance de l'Afrique subsaharienne de près de 1¼ point par an.

D'où viennent les principaux risques? Ce n’est un secret pour personne : des incertitudes persistantes qui pèsent sur les perspectives de l'Europe, des États-Unis et de la Chine.

Par ailleurs, n'oublions pas la menace liée aux prix des produits alimentaires et aux pénuries. Pour l'heure, les tensions provoquées par le renchérissement mondial des denrées alimentaires se concentrent sur quelques cultures, telles que le maïs, le soja ou le blé. Mais la sécheresse et les récoltes déficitaires sont désormais des dangers omniprésents dans certaines régions, d'où de graves conséquences pour les moyens de subsistance des populations, voire pour leur survie. Le Malawi connaît déjà ce type de tensions en raison des mauvaises récoltes de maïs de ces derniers temps. Qui plus est, les difficultés ne feront que s'aggraver avec la progression rapide du changement climatique.

Assez de mauvaises nouvelles! À plus long terme je vois l'avenir de l'Afrique avec optimisme. Pourquoi? La région a un énorme potentiel et les forces du destin sont de son côté.

Regardez la performance de l'Afrique depuis une dizaine d'années : après l'Asie émergente c'est la région du monde qui a connu les taux de croissance les plus élevés. Dans certains cas, les lions africains ont même dépassé ce qu’avaient fait les tigres asiatiques durant leurs deux premières décennies.

Durant la crise, l'Afrique subsaharienne a tenu bon. Les pays ont étoffé leur propre résilience en s'appuyant sur le socle solide qu'ils avaient construit durant les années qui ont précédé la crise. Depuis 2000, les niveaux d'endettement ont chuté de plus de 100 % à moins de 40 % du PIB. Les réserves de change ont plus que doublé et l'inflation a diminué de moitié. À ces résultats a contribué le vaste allégement de la dette consenti, y compris par le FMI.

Grâce à cela, deux tiers des pays de la région ont été en mesure de mener des politiques de relance durant la crise, en tolérant un creusement des déficits au lieu de donner un coup de frein brutal. Deux tiers des pays ont pu accroître les dépenses réelles de santé et d'éducation, offrant un périmètre de protection aux populations les plus vulnérables.

La force et la résilience de l'Afrique tiennent aussi à la diversification de ses partenaires commerciaux et de ses sources d'investissement étranger. Aujourd'hui, les partenaires non traditionnels fournissent 50 % des importations et reçoivent 60 % des exportations du continent. La Chine est désormais le plus gros partenaire commercial de la région. Autrement dit, le continent s'ouvre davantage au monde. Il s'ouvre aussi davantage sur lui-même puisque les échanges intra-régionaux ont aussi doublé depuis 1990.

Je vois un avenir radieux pour l’Afrique. Qu’il suffise d’observer certaines tendances. Dans moins de 30 ans, l’Afrique aura une population active de plus d’un milliard de personnes. La jeunesse est son atout fondamental. La démographie sera du côté de l’Afrique dans sa destinée.

Bien entendu, pour saisir les chances que lui offre l’avenir, l’Afrique doit dès à présent prendre l’initiative. À mon sens, elle a quatre défis à relever :
• Une transformation structurelle plus rapide — alimentée par une meilleure productivité dans l’agriculture et une plus grande compétitivité dans l’industrie et les services.
• Une croissance plus solidaire et la création de plus d’emplois — en veillant à ce que toutes les couches de la population, et notamment les pauvres, recueillent les fruits d’une prospérité grandissante.
• Une meilleure gestion des ressources naturelles — de sorte que tous les citoyens puissent profiter de cette source de richesse, et qu’elle devienne un bienfait plutôt qu’une malédiction.
• Des secteurs financiers plus solides — de manière à ce que les services financiers soient à la portée de tous et à ce que le crédit soit disponible là où il est le plus nécessaire.
Je vois cet avenir avec confiance et je veux que tous les pays en profitent, y compris le Malawi. Le train en partance pour la nouvelle Afrique quitte le quai, et une place y est réservée pour le Malawi.

2. Une renaissance économique au Malawi

J'en viens ainsi à mon deuxième point, à savoir la renaissance économique du Malawi. Cette renaissance trouve ses racines dans la crise récente, mais plus encore dans la diversification insuffisante de l'économie. L'agriculture représente encore 30 % du PIB et le tabac près de la moitié des recettes d'exportation.

En conséquence, le Malawi et sa population sont trop vulnérables. Vulnérables aux forces de la nature. Vulnérables aux caprices des marchés mondiaux des produits de base. Vulnérables à l’alternance de pauvreté et de précarité.

En raison de cette vulnérabilité, le Malawi a connu trop de faux espoirs. Il a souffert de pénuries chroniques de devises. La croissance avait un champ trop limité pour être solidaire et n'a pas fait reculer la pauvreté, surtout dans les zones rurales où vit la majorité de la population. Bref, l'économie n'était pas au service de la population.

Lorsqu'elle est entrée en fonction en avril dernier, la Présidente Banda a hérité d'une crise économique grave — une crise due au problème séculaire du Malawi, à savoir une pénurie extrême de devises qui empêchait de se procurer des importations indispensables, comme les carburants, les biens d'équipement ou les médicaments. Les entreprises devaient licencier. L'État ne pouvait pas payer ses factures.

C'est dans ce contexte que s'inscrit la renaissance économique du Malawi. Je vais maintenant vous parler des trois grandes dimensions de cette renaissance : la stabilité économique, la croissance économique et le développement humain.

Rétablir la stabilité économique

Commençons par la stabilité économique, le socle sur lequel repose tout le reste.

Comme le dit un célèbre proverbe malawien, «une petite flèche ne tue pas un serpent». De fait, la Présidente Banda et son équipe ont agi rapidement, avec audace et sur de nombreux fronts. Ils ont rapidement réussi à redresser la situation et à rétablir la stabilité.

Ils ont dévalué la monnaie de 50 %, et adopté un régime de change flexible axé sur le marché. Ils ont éliminé les restrictions aux opérations en devises des banques et des bureaux de change. Ils ont ainsi mis fin à la surévaluation et atténué les tensions sur le marché des changes.

Ils ont aussi relevé le prix des carburants et éliminé les subventions en adoptant un mécanisme d'ajustement automatique. Cela aide sur le plan budgétaire, notamment en dégageant des ressources qui peuvent être consacrées aux dépenses d'infrastructure et aux dépenses sociales. Cela contribue à l'équité, puisque les riches étaient les principaux bénéficiaires de ces subventions. Et cela aide aussi à préserver l'environnement.

À la suite de ces réformes, l'économie s'est remise en route. Mais les progrès sont menacés de nouveau par un effondrement dans le secteur agricole, en raison d’une baisse de la production de maïs due aux conditions climatiques et d’une diminution de moitié de la récolte de tabac due à la réduction des plantations pendant la période de surévaluation.

En conséquence, nous avons réduit de moitié notre estimation pour la croissance en 2012, aux environs de 2 %. Mais nous tablons sur un vif rebond à 5½ % cette année, en partant de l’hypothèse que le gouvernement mettra résolument en œuvre ses politiques et que les conditions climatiques seront normales.

Mais cette dernière crise n'est pas seulement économique. C'est une crise humaine. Aujourd'hui, près de 2 millions de personnes, soit 12 % de la population, sont menacées par l'insécurité alimentaire. Deux millions de personnes sont au bord de la famine.

Il s'agit d'une priorité urgente. Le gouvernement fait assurément ce qu'il faut en déployant la réserve de céréales, en collaborant avec le Programme alimentaire mondial et en fournissant une aide alimentaire en nature. Il importe aussi d'augmenter les travaux publics et les autres programmes de protection sociale, et cela exigera un renforcement des capacités d'exécution.

Il faudra parallèlement préserver les acquis de la stabilité économique. Après tout, étant donné le faible niveau des réserves, il est prioritaire de stabiliser le taux de change et de réduire l'inflation en menant une politique monétaire rigoureuse et une politique budgétaire restrictive. Aucune autre option n'est viable.

Dynamiser la croissance économique

Voyons maintenant comment dynamiser la croissance économique, la deuxième dimension de la renaissance économique. En réalité, la stabilité économique n’est pas une fin en soi sinon un moyen d'atteindre un objectif, celui de réaliser une croissance plus vigoureuse et de créer davantage d'emplois. Il s'agit d'améliorer les perspectives de tous les Malawiens, que ce soit pour le cotonculteur de Nsanje, le cultivateur de tabac de Kasungu ou le riziculteur de Karonga.

Je suis persuadée que le plan de redressement économique du gouvernement jette les bases d'une croissance plus élevée et de meilleure qualité.

Je crois que, pour débloquer le potentiel du Malawi, il est primordial de le rendre plus compétitif. Cela devrait contribuer à diversifier l'économie, et permettre ainsi au pays d'être moins tributaire de l'agriculture et de s'engager dans de nouveaux domaines porteurs.

Il faut que le secteur privé puisse investir, innover et se développer plus facilement. Aujourd'hui, le Malawi ne se classe que 129e sur 144 pays dans l'indice de compétitivité mondiale du Forum économique mondial. Il faut aussi doper l'investissement et mettre à niveau des infrastructures obsolètes, surtout dans les secteurs de l'électricité et du transport.

Je suis également persuadée que la croissance peut devenir plus solidaire. Il faudra pour cela mettre en place et entretenir des dispositifs robustes de protection sociale. Il faudra accroître l'accès aux services financiers, de sorte que le crédit soit à la portée de tous, y compris des pauvres. Il faudra investir dans les compétences, la formation et l'éducation pour que la prochaine génération de Malawiens soit équipée pour affronter le monde qui l’attend.

Améliorer le développement humain

Passons maintenant à la troisième dimension de la renaissance, à savoir améliorer le développement humain. Cela doit toujours aller de pair avec la stabilité et la croissance. En fait, on peut considérer que la croissance est simplement un moyen d'atteindre un but supérieur : mettre en place les conditions propices à l'épanouissement du potentiel humain.

La Présidente Banda le comprend bien. Voici ce qu'elle déclare : « la croissance, ce n'est pas seulement la croissance du PIB. La croissance, c'est la richesse et la prospérité pour tous, des opportunités pour tous, le bonheur pour tous, la liberté politique et économique pour tous. La croissance, c'est aussi faire augmenter le nombre d'enfants qui vont à l'école et le nombre de jeunes qui ont un emploi. La croissance, c'est faire augmenter le nombre de mères qui accouchent dans de bonnes conditions dans un hôpital et le nombre de familles qui ont de quoi se nourrir ».

En d'autres termes, ce qui compte au final dans la croissance, ce sont les êtres humains et leurs conditions de vie.

Quel est le bilan du Malawi sur ce front? Au regard des très importants objectifs du Millénaire pour le développement, les progrès me semblent contrastés.

Certes, le Malawi a accompli des progrès satisfaisants dans plusieurs domaines : la réduction de la mortalité infantile, la lutte contre des maladies mortelles telles que le VIH/sida et le paludisme, la préservation de l'environnement et le renforcement des partenariats mondiaux pour le développement. Dans ces domaines, les objectifs fixés pour 2015 devraient être atteints.

Mais les progrès sont trop lents dans d'autres domaines importants, par exemple pour ce qui est d'éradiquer l'extrême pauvreté, d'assurer l'éducation primaire universelle, de promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, ainsi que d'améliorer la santé maternelle. J'engage vivement le gouvernement à mettre tout en œuvre pour rattraper le temps perdu.

Car, en fin de compte, l'épreuve de vérité pour nos politiques est de savoir en quoi elles aident les gens au quotidien; cela vaut pour les gouvernements et pour le FMI aussi.

3. Partenariat entre le Malawi et le FMI

Venons-en maintenant à mon troisième point : de nouveaux partenariats pour une ère nouvelle. Le Malawi a encore un chemin long et accidenté à parcourir, mais il ne doit pas nécessairement le faire seul.

L'histoire nous montre qu'il est plus facile de réussir dans un climat de coopération et de solidarité, en mettant de côté les différences mineures et en recherchant avant tout l'intérêt commun. Comme le dit un autre proverbe malawien, «une tête seule ne peut pas porter un toit».

Au niveau national, tout d'abord, le gouvernement doit former des liens solides avec les partenaires sociaux — tous ceux qui misent sur l’avenir du pays. Il s'agit bien entendu des milieux d'affaires, des syndicats et des organisations de la société civile. En d'autres termes, des gens comme vous.

Le Malawi a besoin aussi de partenariats internationaux, notamment avec le FMI. Comme vous le savez, le FMI est une sorte de club économique de 188 pays membres qui s'entre-aident en période de besoin, sachant que la santé des uns influe sur celle de l'ensemble.

Donc, lorsque le FMI se trouve à vos côtés, c'est comme si les autres 187 pays membres — toute la communauté internationale — étaient aussi à vos côtés.

Comment aidons-nous les pays?

Premièrement, nous leur prodiguons des conseils. Le FMI a pour mission de fournir les conseils les plus francs et les plus objectifs à ses pays membres. Pour ce faire, nous nous reposons sur une vaste expérience quasi universelle de près de 70 ans. Et nous nous efforçons en permanence de faire mieux.

Deuxièmement, nous leur accordons des prêts. Notre objectif est d'atténuer les coûts économiques et sociaux des crises, en donnant aux pays touchés le temps de se redresser. Il s'agit aussi de catalyser l'aide financière, en avalisant un programme de réforme dans le pays concerné.

Le FMI a une responsabilité particulière envers les pays à faible revenu, les pays membres qui s’apprêtent à percer. C'est pourquoi l'une de mes grandes priorités de l'année dernière a été d'assurer la viabilité de notre fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance.

C'est chose faite. Nos pays membres ont tenu leurs engagements. Nous devrions maintenant pouvoir accorder suffisamment de prêts concessionnels pour répondre aux besoins de nos pays membres dans les années à venir. De plus, les intérêts sur tous les prêts concessionnels resteront nuls jusqu'à la fin de 2014. Notre message est clair : nous resterons aux côtés de nos pays membres à faible revenu.

Je pense que notre bilan est satisfaisant dans ce domaine. Selon une étude interne récente, les pays à faible revenu qui appliquent un programme appuyé par le FMI obtiennent de meilleurs résultats que les autres pays comparables en matière de croissance et de réduction de la pauvreté. Les dépenses de santé et d'éducation augmentent aussi plus vite dans les pays appliquant un programme appuyé par le FMI que dans les pays en développement dans leur ensemble — d’un point de pourcentage pour les dépenses de santé et de ¾ de point de pourcentage pour les dépenses d'éducation, sur cinq ans.

Troisièmement, nous aidons nos pays membres en renforçant leurs capacités. Avec l'assistance technique et la formation que nous proposons, nous les aidons à mettre en place des institutions en partant de la base. Car, sans fondement solide, il est aussi difficile d'améliorer la situation économique que de nager à contre-courant.

Le FMI accroît son aide à l'Afrique. Nous disposons maintenant de quatre centres régionaux d'assistance technique — un cinquième étant prévu en 2013 —, et d’un centre régional de formation. Nous fournissons de l'assistance sur le terrain dans des domaines prioritaires tels que la gestion des ressources naturelles.

Passons maintenant au partenariat du FMI avec le Malawi.

Étant donné sa vulnérabilité aux revers de fortune, le Malawi mérite assurément notre soutien. Comme nous croyons vivement aux vertus du programme de réforme du gouvernement, nous continuerons de soutenir le Malawi. À mesure que l'économie de votre pays deviendra plus forte, moins volatile et plus diversifiée, nous serons à vos côtés.

Le programme triennal appuyé par notre facilité élargie de crédit approuvé en juillet dernier cherche à rétablir la stabilité, à accélérer la croissance et à améliorer la protection sociale. Nous avons réagi rapidement pour soutenir le programme de réforme du nouveau gouvernement. Notre soutien produit déjà des dividendes sur le plan économique. Il débloque aussi une aide des bailleurs de fonds qui permet d'améliorer la protection sociale et d'augmenter les dépenses consacrées au développement.

Nous sommes aussi déterminés à aider le Malawi à renforcer ses capacités et ses institutions. Nous collaborons avec le gouvernement dans de nombreux domaines, tels que l'administration des recettes, la gestion des finances publiques, le cadre de politique monétaire, le contrôle du secteur financier et les statistiques macroéconomiques.

N’oubliez pas que le programme de réforme est votre programme. Il vous appartient. Vous connaissez votre pays mieux que nous et, sans cette prise en charge par le pays lui-même, un programme n'a guère de chance d'aboutir. Notre travail consiste à vous aider, mais l'avenir du Malawi est entre vos mains.

Conclusion

Je conclurai avec une citation de l'un de mes écrivains favoris, George Bernard Shaw : « L'imagination est le début de la création. Vous imaginez ce que vous désirez, vous désirez ce que vous imaginez et enfin vous créez ce que vous désirez».

Nous pouvons tous imaginer le monde meilleur que nous souhaitons léguer à nos enfants et à nos petits-enfants. Nous avons le pouvoir de faire de cette vision une réalité. Faisons donc cause commune et créons ensemble un nouveau Malawi, une nouvelle Afrique, un nouveau monde.

Je vous remercie de votre attention.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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