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Bulletin du FMI: Pays et régions

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Autoroute à Dakar, Sénégal. L’amélioration de l’infrastructure reste un défi pour beaucoup de pays africains (photo : Djibril Sy/Corbis)

Autoroute à Dakar, Sénégal. L’amélioration de l’infrastructure reste un défi pour beaucoup de pays africains (photo : Djibril Sy/Corbis)

RÉUNIONS DE PRINTEMPS DE LA BANQUE MONDIALEET DU FMI

L’Afrique connaît une croissance dynamique mais il reste des défis à relever

Bulletin du FMI

20 avril 2013

  • Malgré une conjoncture mondiale difficile, les saines politiques mises en œuvre ont permis de renforcer la croissance en Afrique
  • L’intégration régionale peut doper la croissance et renforcer les échanges commerciaux entre pays africains
  • Il reste des vulnérabilités à corriger, notamment sur le plan de l’infrastructure et de l’énergie

Les pays africains s’emploient à améliorer leur infrastructure et s’attaquent au chômage pour préserver leur croissance dynamique.

À l’occasion des réunions de printemps de 2013 de la Banque mondiale et du FMI, les ministres des finances africains ont rappelé lors d’une conférence de presse que l’Afrique avait remarquablement bien surmonté la crise, mais qu’un travail s’imposait pour entretenir une croissance forte et partagée.

Signalant que l’Europe, le partenaire commercial traditionnel de l’Afrique, restait aux prises avec une faible croissance, les ministres ont lancé un appel en faveur d’une plus grande intégration régionale et d’un renforcement des liens commerciaux entre pays africains afin d’entretenir une croissance dynamique sur le continent.

Les ministres ont en outre souligné que la croissance que continue d’afficher l’Afrique était attribuable aux saines politiques mises en œuvre, et notamment à des politiques budgétaires et monétaires prudentes, au niveau adéquat des réserves de change et au repli de l’inflation.

Ils ont ajouté que l’amélioration du climat des affaires, grâce à une plus grande transparence et un accès plus facile à l’information et aux statistiques, faciliterait le développement d’un secteur privé plus vigoureux et, partant, stimulerait davantage la croissance.

La Ministre des Finances du Nigéria, Mme Ngozi Okonjo-Iweala, a déclaré à la presse que le Nigéria avait connu un taux de croissance d’environ 6 % cette année et que sont taux d’inflation était désormais à un seul chiffre. Elle a précisé que les réserves du pays s’élevaient à 50 milliards de dollars, ce qui lui offrait une marge de manœuvre adéquate.

Le Ministre des Finances des Comores, M. Ali Soilihi, a signalé que malgré une conjoncture mondiale plus difficile et une année d’instabilité interne, la croissance de l’économie comorienne était passée de 2,6 % à 3 % cette année.

Il a attribué cette accélération de l’activité au secteur du bâtiment, aux bonnes récoltes, à la résilience des envois de fonds des travailleurs expatriés et à la solide contribution interne des secteurs bancaire et financier.

Combler les déficits d’infrastructure et d’énergie

Malgré ces perspectives favorables, les ministres ont noté qu’il fallait relever les défis de l’infrastructure et de l’énergie. Le Ministre des Finances du Cameroun, M. Alamine Ousmane Mey, a souligné qu’il était nécessaire d’améliorer les infrastructures pour accroître l’efficience des secteurs d’activité.

«Dans le cas du Cameroun, nous construisons de meilleures routes et installations portuaires, et mettons en œuvre des projets comme celui du barrage de Lom-Pangar afin d’accroître l’approvisionnement en électricité, de manière à renforcer la création de pôles industriels», a ajouté M. Mey.

Il a précisé que le renforcement des infrastructures permettrait de doper les importations et les exportations et d’en réduire le coût et, partant, de donner plus de solidité à la demande intérieure.

Mme Okonjo-Iweala a noté qu’il était crucial de disposer de routes et de systèmes de transports meilleurs afin de renforcer l’intégration régionale.

Le Ministre des Finances du Soudan du Sud, M. Kosti Manibe Ngai, a rappelé que son pays accusait un grave déficit d’infrastructure routière, mais que le gouvernement avait pris des mesures pour s’attaquer à ce problème.

«Nous entendons investir beaucoup dans l’infrastructure. Nous allons construire une route qui, depuis Juba, permettra de relier le Soudan du Sud à l’Ouganda », a déclaré M. Ngai.

Doper l’emploi

Les pays africains continuent de souffrir d’un niveau relativement élevé de chômage, qui touche notamment les jeunes. Le Ministre des Finances du Cameroun, M. Mey, a signalé que pour combattre le problème du chômage chez les jeunes il fallait améliorer le climat des affaires et faciliter les activités du secteur privé.

«En améliorant le climat des affaires nous pouvons attirer les investissements nationaux et internationaux qui permettront de créer de manière stable et durable des emplois pour les jeunes», a précisé M. Mey.

Il a ajouté que «l’attention portée actuellement à l’agriculture de deuxième génération offrait aux jeunes africains dotés de la formation voulue des moyens stables de gagner leur vie, tout en produisant suffisamment de denrées pour la région».

La Ministre des Finances du Nigéria, Mme Okonjo-Iweala, a souligné que la mobilité de la main-d’œuvre était également un outil pour lutter contre le chômage. Elle a engagé les pays africains à adopter davantage de politiques propices à l’emploi et facilitant la mobilité de la main-d’œuvre qualifiée entre les pays.

Le Ministre des Finances des Comores, M. Soilihi a souligné qu’il était important d’investir dans l’éducation pour préparer la main-d’œuvre aux besoins des entreprises.

Améliorer la sécurité

Le Ministre des Finances du Soudan du Sud, M. Kosti Manibe, a souligné qu’en dépit de l’insécurité qui règne dans certaines régions, le pays dans son ensemble était sûr. Il a ajouté que le gouvernement s’employait à résoudre les poches d’insécurité qui subsistent grâce à un dialogue soutenu avec les rebelles de Yau Yau.

Le Ministre des Finances du Cameroun. M. Mey a noté que la sécurité et la paix en République centrafricaine étaient également des priorités pour les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Il a ajouté que des mesures avaient été engagées pour aider la République centrafricaine à renouer avec la stabilité.


 

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