La déclaration de fin de mission résume les constats préliminaires effectués par les représentants du FMI à l'issue de certaines missions (visites officielles, dans la plupart des cas dans les pays membres). Ces missions s'inscrivent dans le cadre des consultations périodiques (en général annuelles)au titre de l'Article IV des Statuts du FMI, ou sont organisées lorsqu'un pays demande à utiliser les ressources du FMI (à lui emprunter des fonds), ou encore dans le contexte des discussions sur les programmes suivis par le services du FMI, ou d'autres exercices de suivi de la situation économique.

Tunisie—Conclusions préliminaires de la mission de consultation au titre de l'article iv pour l'année 2005

20 janvier 2006

I. Introduction

1. La mission du Fonds Monétaire International (FMI) qui a séjourné à Tunis depuis le 5 décembre dans le cadre des consultations au titre de l'Article IV des statuts du Fonds, tient à remercier les autorités tunisiennes pour leur accueil chaleureux et la qualité du dialogue.

  Graphique 1: PIB réel par tête d'habitat

2. La Tunisie a réalisé d'importants progrès vers son objectif de rattraper le niveau économique des pays de la tranche de revenu inférieur de l'OCDE. Le revenu réel par tête d'habitant a augmenté de presque 20% depuis 2000, le taux de chômage continue de baisser et les équilibres macroéconomiques restent maîtrisés grâce à la capacité d'adaptation rapide des politiques budgétaire, monétaire et de taux de change aux différentes conditions et chocs économiques.

3. Cependant, toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour réaliser cet objectif et les politiques économiques font face à de grands défis. Si l'ouverture croissante de l'économie et l'orientation des politiques économiques vers le marché ont donné de bons résultats jusqu'ici, elles ont aussi engendré une transformation de la structure de l'économie dont les bénéfices risquent d'être érodés sans la poursuite et l'approfondissement des réformes. Cette accélération est nécessaire pour achever l'intégration de la Tunisie dans le marché mondial, tout en maximisant les bénéfices et en maîtrisant les risques d'une telle intégration. Ces défis sont :

  Graphique 2: PIB par tête d'habitat, 2004

• Accroître le rythme de la croissance économique annuelle d'au moins 1-1,5 points de pourcentage jusqu'à 2010. Sans cette croissance additionnelle, l'objectif des autorités de combler le fossé entre la Tunisie et les pays de l'OCDE en terme de revenu par tête d'habitant restera élusif.

• Réduire le chômage qui affecte de plus en plus les diplômés. Pour ce faire, à un taux de croissance plus élevé, l'économie devrait poursuivre sa transformation par le développement des secteurs réclamant une main d'œuvre qualifiée pour répondre à une demande d'emplois croissante des diplômés. Ceci, à son tour, entraînera une hausse de la productivité, qui constitue le vrai moteur d'une croissance économique durable.

4. Pour relever ces défis, les réformes devront s'accélérer, notamment dans les quatre domaines suivants : 

• L'amélioration du climat des affaires. Le niveau des investissements privés (intérieurs et étrangers) demeure faible par rapport aux pays émergeants plus dynamiques. Des règles simples, stables et transparentes sont essentielles pour rendre la Tunisie plus attrayante aux investissements privés.

• Le renforcement du secteur bancaire et financier, notamment le niveau des créances douteuses qui alourdissent le coût du crédit et freinent la croissance et l'investissement. Elles ralentissent aussi l'évolution vers la convertibilité totale du dinar et la dynamisation de la politique monétaire.

• La consolidation des politiques macroéconomiques nécessaires à l'avancement de la stratégie des autorités de libéraliser graduellement le compte capital de la balance des paiements. Ceci permettra entre autres d'exploiter davantage l'épargne extérieure pour financer un niveau plus élevé d'investissement tout en maîtrisant les équilibres macroéconomiques.

• La libéralisation du marché du travail. Un marché du travail plus flexible est nécessaire pour permettre l'absorption d'une offre croissante de travail qualifié. Elle sera aussi importante pour créer un climat favorable à l'amélioration de la productivité.

5. A court terme, la gestion des recettes des privatisations envisagées et des excédents potentiels de la balance des paiements constitue le principal enjeu macroéconomique.

II. Les perspectives a court terme et les enjeux des politiques macroeconomiques

6. Les résultats macroéconomiques sont favorables et les politiques macroéconomiques demeurent globalement appropriées. La croissance solide du PIB réel devrait s'accélérer en 2006 en raison de la reprise de l'agriculture ainsi que de la hausse de la production industrielle et de l'activité dans le secteur des bâtiments et travaux publics. L'inflation reste maîtrisée. La position extérieure se renforce en dépit de l'impact négatif, quoique limité, de l'expiration de l'accord sur les textiles et vêtements, de la hausse des prix du pétrole sur les marchés internationaux et de l'atonie de la demande en Europe. Les réserves internationales continuent à croître (à plus de 3½ mois d'importations de biens et services). Cependant, la dette extérieure demeure élevée.1 Néanmoins, ce taux devrait baisser sensiblement en 2006 en vue de la prévision d'une forte croissance et si l'on suppose qu'une partie des recettes de privatisation sera utilisée pour réduire le poids de la dette extérieure. La gestion de ces recettes ainsi que des autres influx extérieurs devraient être prises en considération par les politiques macroéconomiques à court terme.

7. En effet, les privatisations importantes prévues pour 2006 constituent en même temps un défi et une opportunité à plusieurs niveaux. L'ouverture d'une partie du capital de Tunisie Télécom donnerait un signal positif au secteur privé et pourrait contribuer à améliorer davantage l'image du pays aux yeux des investisseurs étrangers. Il est important d'établir sans délai une stratégie claire pour l'utilisation des recettes de privatisation tout en limitant leur impact sur les agrégats monétaires. La mission encourage les autorités à saisir cette opportunité pour réduire le poids de la dette extérieure. De telles actions amélioreront la perception des marchés quant au risque tunisien, ce qui pourrait entraîner une baisse ultérieure de la marge d'intérêts des émissions obligataires sur les marchés internationaux. Le choix entre accumulation de réserves et remboursement de la dette extérieure ne devrait pas se limiter à la prise en compte du coût relatif de refinancement mais aussi des bénéfices en termes de réduction de risque.

A. Politique budgétaire

  Chart 1: Dette Publique

8. Le déficit budgétaire de l'administration centrale reste maîtrisé malgré l'impact de la hausse des prix du pétrole sur les subventions et l'augmentation récente des salaires dans la fonction publique. Pour limiter cet impact, les autorités ont continué à augmenter les prix à la pompe en 2005 et des augmentations ultérieures sont prévues par la Loi de Finances 2006. Par ailleurs, des mesures ont été prises en 2005 pour limiter d'autres dépenses et pour améliorer le recouvrement des recettes. La Loi de Finances 2006, qui est basée sur une hypothèse de prix mondiaux de pétrole de $60 par baril, prévoit une augmentation du déficit budgétaire d'un demi-point de pourcentage du PIB, à 3,6%. Cependant, la mission encourage les autorités à maintenir le déficit à 3% du PIB afin d'atteindre l'objectif de réduire le ratio de la dette publique par rapport au PIB en dessous de 50% à moyen terme par rapport au niveau actuel d'environ 60%. Ceci pourrait se réaliser compte tenu des résultats de 2005 en matière de recouvrement fiscal qui devraient continuer en vue des efforts de l'administration fiscale. Par ailleurs, le financement du déficit devrait continuer à s'appuyer sur des émissions sur le marché obligatoire intérieur en dépit des recettes de privatisation afin de ne pas compliquer la gestion monétaire.

B. Politiques monétaire et de taux de change

9. La politique d'absorption de liquidité excédentaire poursuivie par la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a contribué à limiter l'impact des flux externes sur la masse monétaire et l'inflation, tout en permettant un niveau de croissance des crédits à l'économie compatible avec l'activité économique. La mission encourage la BCT à poursuivre ces efforts et à résorber tout excédent de liquidité généré soit par l'utilisation partielle des recettes de privatisation pour le financement budgétaire, soit par tout autre flux financier extérieur. Une telle politique entrainerait une croissance de la masse monétaire de l'ordre de 10½ % en 2006 et une croissance des crédits à l'économie de 7%, compatible avec le niveau attendu de l'activité économique, tout en maîtrisant l'inflation. Cependant, la mission estime qu'au cas où ces flux se révèlent persistants, la politique monétaire ne pourra pas, seule, assumer la responsabilité de leur gestion. Il sera alors essentiel d'accompagner ces efforts par une plus forte consolidation budgétaire, une intensification du remboursement de la dette extérieure par anticipation, une plus grande flexibilité du taux de change et une accélération de l'ouverture commerciale et financière de l'économie.

10. Des progrès importants ont été réalisés dans la mise en œuvre du cadre de ciblage de la masse monétaire élaboré en collaboration avec les services du FMI. En effet, le ciblage de la base monétaire, qui constitue la variable opératoire de ce cadre, a joué un rôle plus important dans la conduite de la politique monétaire en 2005. La mission encourage les autorités à adopter ce cadre en 2006. Cependant, elle souligne qu'un tel cadre devrait comporter une variation plus accentuée du taux d'intérêt sur le marché monétaire à l'intérieur d'un corridor élargi.

11. La dépréciation du taux de change effectif réel a bien servi l'économie tunisienne et a soutenu la compétitivité des exportations. Cependant, la mission encourage la BCT à accorder un poids plus considérable aux forces du marché et permettre une flexibilité du taux de change dans les deux sens. Elle les encourage aussi à suivre de près l'évolution du taux de change réel et son impact sur l'inflation.

III. Les perspectives économiques à moyen terme et la poursuite de la transformation de l'economie

12. Le scénario à moyen terme reflète les objectifs ambitieux du gouvernement de renforcer les fondements d'une croissance plus élevée qui permettrait aussi de réduire davantage le taux de chômage à travers l'absorption de la demande croissante d'emplois de diplômés qualifiés. La mission partage la vision des autorités que la réalisation de ces objectifs nécessite la poursuite de la transformation de l'économie tunisienne. Pour achever une telle transformation, il faudrait attirer plus d'investissements privés tout en améliorant la productivité de l'économie. Cela pourra être accompli par (a) une nouvelle impulsion aux réformes en cours qui visent à renforcer le système financier, améliorer le climat des affaires, et accroître la flexibilité du marché de travail ; et (b) la poursuite de l'adaptation des politiques macroéconomiques aux contraintes posées par l'intégration de la Tunisie dans le marché mondial.

13. D'un point de vue quantitatif, la mission estime que les objectifs de croissance des autorités (6,2 % en moyenne pour la période 2006-10) nécessitent (a) une augmentation de l'investissement privé de 1,4 points de pourcentage du PIB ; (b) une amélioration de l'épargne nationale de 1,8 points de pourcentage du PIB, avec la contribution du gouvernement s'élevant à 1,2 points ; et (c) une amélioration graduelle de la productivité totale des facteurs. L'endettement extérieur devrait baisser dans un contexte de poursuite de la consolidation budgétaire, et ce malgré un recours accru du secteur privé à l'emprunt extérieur pour le financement de son investissement.

A. Renforcement du système financier

14. Un secteur financier sain, dynamique et compétitif est essentiel pour atteindre les objectifs de croissance et de création d'emplois à moyen terme et pour accroître la capacité de l'économie tunisienne à résister aux chocs intérieurs et extérieurs. Quoique des progrès considérables aient été réalisés durant les dernières années, les réformes devraient être poursuivies pour moderniser et préparer le système financier tunisien à son intégration au système financier international. En particulier, le niveau élevé des créances non-performantes freine le développement du système financier, la poursuite des réformes macroéconomiques et la hausse de l'investissement et de la croissance.

15. Dans ce contexte, la mission soutient la stratégie du gouvernement pour améliorer la qualité du portefeuille des banques axée sur un renforcement de la culture de crédit, une bonne gouvernance, et une amélioration du cadre législatif et judicaire pour le recouvrement des créances. En particulier, elle se félicite des mesures suivantes prises par les autorités: (i) l'interdiction aux banques de distribuer des dividendes en présence de provisions insuffisantes ; (ii) la promulgation de la loi relative au renforcement de la sécurité des relations financières, qui vise à consolider la transparence financière et asseoir la bonne gouvernance au sein des entreprises ; (iii) la modification du code des procédures civiles et commerciales pour faciliter la vente judiciaire des biens et écourter les délais de recouvrement des créances ; (iv) la défiscalisation totale des provisions en 2006 ; et (v) la poursuite du désengagement progressif de l'Etat du secteur bancaire avec la privatisation de l'Union Internationale des Banques et de la Banque du Sud. Elle note aussi que le projet de modification de la loi bancaire permettra de renforcer la gouvernance des banques en donnant à leurs conseils d'administration les moyens nécessaires pour assurer un contrôle approprié de leur gestion.

16. L'assainissement et le développement du secteur financier auront aussi pour effet d'augmenter l'efficacité de la politique monétaire, de faciliter la transition vers le cadre monétaire du ciblage d'inflation, et de permettre la progression vers l'objectif de libéralisation entière des opérations en capital tout en minimisant le risque d'instabilité financière. Dans ce contexte, l'amendement de la loi organique de la BCT a pour objectif de faire de la maîtrise de l'inflation l'objectif principal de la BCT et d'éclaircir son rôle vis-à-vis les autres autorités de contrôle du secteur financier est encourageant.

17. Toutefois, l'approche graduelle poursuivie jusqu' à présent s'est traduite par une amélioration limitée des indicateurs prudentiels du secteur bancaire. Après la hausse intervenue à la suite de la crise régionale en 2001, le poids des créances douteuses dans le total devrait observer une baisse de 2¼ points de pourcentage en 2005, à 21½ %. La mission estime qu'il serait opportun d'adopter une approche plus vigoureuse afin de résoudre le problème des prêts improductifs, qui non seulement alourdissent le coût du crédit, mais constituent aussi une source de vulnérabilité importante pour l'économie tunisienne. En particulier, la mission encourage les autorités à : renforcer l'autonomie, la gestion sur base commerciale et la gouvernance des banques publiques, assurer l'application stricte des règles de provisionnement et de sanction, et accélérer la radiation des créances irrécouvrables (en se basant notamment sur l'étude effectuée par la BCT sur les créances non-performantes de longue durée). Pour les banques publiques ayant un large portefeuille accroché, les autorités sont encouragées à considérer la possibilité de leur recapitalisation, avec, au préalable, un renforcement de leur gestion et la mise en place de mesures de sauvegarde pour éviter qu'il y ait une nouvelle accumulation de créances non-performantes.

18. La mise-à-jour du Programme d'Evaluation de la Stabilité Financière (PESF) en collaboration avec les services du FMI et de la Banque mondiale prévue pour janvier 2006 sera l'occasion d'évaluer le progrès accompli depuis le PESF de 2001 et de définir les étapes qui restent à franchir.

B. Renforcement des politiques macroéconomiques

Libéralisation du compte capital de la balance des paiements

19. La poursuite de la libéralisation graduelle du compte capital de la balance des paiements visant la convertibilité totale du dinar est encourageante. La mission salue, en particulier, l'ouverture progressive du marché des bons du Trésor aux non-résidents, l'assouplissement des conditions d'emprunt à l'étranger et la suppression des autorisations sur certaines opérations d'investissements étrangers. L'achèvement de la première étape de la stratégie de libéralisation des flux de capitaux élaborée par les autorités en collaboration avec les services du FMI nécessite la libéralisation complète de toutes les opérations d'investissements directs étrangers.2 Le passage à l'étape suivante de cette stratégie, qui consiste à libéraliser les investissements tunisiens à l'étranger et à ouvrir l'économie à tous les investissements de portefeuille étrangers ne pourrait être réalisé que lorsque le régime de taux de change devient flottant et le système financier, solide et moderne. En parallèle, des progrès additionnels sont nécessaires dans la conduite de la politique monétaire.

Politiques monétaire et de taux de change

20. La mission note que la mise en œuvre du ciblage de la masse monétaire, étape intermédiaire avant le passage à un cadre de ciblage de l'inflation, devient impérative compte tenu du projet de l'amendement la loi organique de la Banque Centrale qui définit la maîtrise de l'inflation comme objectif principal de la BCT.

21. Une politique monétaire plus dynamique nécessite cependant le développement des marchés monétaire et de change. A cet effet, la reprise des émissions de Bons du Trésor à court terme en Mars 2005 est une étape importante pour accroître la liquidité du marché monétaire et assurer la formation d'une courbe de maturité. Parallèlement, l'élimination du plafonnement au niveau des achats de bons de Trésor par la BCT prévu dans le projet de loi organique de la BCT facilitera la constitution d'un portefeuille de titres pour la conduite de la politique monétaire, ce qui contribuera au développement du marché monétaire. De même, l'élimination de l'obligation de cession des recettes en devises et l'usage accru de comptes en devises pour certaines catégories de résidents contribueront au développement du marché de change. Néanmoins, le plein effet de ces mesures sur le développement rapide d'un marché des changes profond et liquide requiert l'abolition du nivellement, ainsi que l'abandon par la BCT de sa cotation de devises. Ceci donnerait un plus grand rôle aux forces du marché dans la détermination du taux de change.

22. En général, une plus grande flexibilité des taux de change et d'intérêt permettrait aux opérateurs de développer les instruments appropriés de couverture et de mieux se préparer pour le passage à un régime de change flottant et à une libéralisation totale du compte capital, objectifs à moyen terme des autorités.

Réforme des finances publiques

23. La mission encourage les autorités à accélérer les reformes des finances publiques, afin d'atteindre l'objectif de réduire le poids de la dette publique. Cet objectif est important pour augmenter davantage la flexibilité de la politique budgétaire et pour limiter les risques de la transition vers la convertibilité totale du dinar et vers un régime de taux de change flottant. Au niveau des recettes, il convient de simplifier la législation fiscale, limiter les exonérations et autres incitations fiscales et moderniser l'administration fiscale en ligne avec les recommandations de l'assistance technique du département des affaires publiques du FMI. A cet égard, la mission se félicite de l'intention des autorités de mener des réformes sur les axes suivants : (i) élargir l'assiette de l'impôt sur les sociétés et alléger son taux ; (ii) simplifier la TVA en réduisant le nombre de taux ; (iii) réviser le système d'incitations et rapprocher les régimes on-shore/off-shore ; et (iv) réorganiser l'administration fiscale pour renforcer son efficacité et améliorer le service aux contribuables. A cet égard, les efforts vers une dématérialisation des procédures et l'intention de créer une direction de grandes entreprises sont très positifs. Au niveau des dépenses, la stratégie de la maîtrise d'énergie et la décision d'éliminer graduellement les subventions à la consommation des produits pétroliers et de libéraliser leurs prix en 2008 devraient contribuer à la consolidation budgétaire. Afin de maîtriser la masse salariale, la mission encourage les autorités à limiter les nouvelles embauches. Elle note que l'expansion de l'emploi dans la fonction publique ne constitue pas une solution durable au problème de chômage des diplômés.

C. Amélioration du climat des affaires

24. Un secteur privé plus dynamique est primordial pour placer la Tunisie sur un palier de croissance plus élevée dans un environnement international de plus en plus compétitif. Dans ce contexte, l'amélioration du climat des affaires est une composante cruciale pour augmenter le niveau et la qualité des investissements privés. Une accélération de la libéralisation des échanges internationaux au niveau multilatéral et la poursuite de la réforme douanière contribueraient à réduire le coût des entreprises. La mission se félicite de l'intérêt des autorités de recourir à l'assistance technique en matière de réforme douanière. La suppression de certaines réglementations fiscales, telles que la règle de butoir et les retenues à la source, contribueraient à éliminer les distorsions et complexités pour les entreprises et à améliorer la relation entre le secteur privé et l'administration. De manière plus générale, il importe de simplifier davantage les procédures administratives. La mission encourage les autorités à poursuivre ces objectifs en collaboration avec la Banque mondiale, l'Union européenne, et la Banque africaine de développement dans le cadre du PACE IV.

D. Accroissement de la flexibilité du marché du travail

25. La mission encourage les autorités à continuer à accroître la flexibilité du marché du travail afin d'augmenter le taux de croissance. Elle considère qu'une telle réforme faciliterait la réallocation du facteur travail face aux changements structurels de l'économie et encouragerait la création d'emplois qualifiés, et par conséquent, accroîtrait la productivité. Une plus grande flexibilité du marché du travail contribuerait aussi à la résorption de l'impact de l'expiration de l'accord multifibres sur l'emploi dans le moyen terme.

26. La mission se félicite des politiques actives des autorités ayant pour objectif de rapprocher les offres aux demandes d'emplois et les réformes visant à accroître la flexibilité du marché du travail au niveau du recrutement (travail intérimaire). Elle estime, cependant, qu'une telle flexibilité sans l'assouplissement des réglementations et procédures complexes au niveau des licenciements pourrait aller à l'encontre de la création d'emplois permanents. Elle suggère qu'une réflexion sur l'assouplissement des réglementations relatives aux licenciements soit amorcée.

IV. Questions diverses

27. La mission félicite vivement les autorités pour leurs efforts en vue d'accroître la transparence de leur politique économique et leur accord, comme à l'accoutumée, pour la publication des conclusions préliminaires de la mission et du rapport final de la consultation, ainsi que pour la tenue d'une conférence de presse par la mission.

28. La mission se félicite de la participation de la Tunisie à la conférence sur la facilitation du commerce entre l'Algérie, le Maroc, et la Tunisie et souligne l'importance de poursuivre l'intégration économique maghrébine.

29. La mission salue la finalisation du rapport sur l'observation des normes et codes (RONC) - module statistiques.

30. Il a été convenu que les prochaines discussions dans le cadre des consultations au titre de l'Article IV auront lieu en octobre 2006.


Table 1. Tunisia: Selected Economic and Financial Indicators, 2003-2010

    Est. Proj. Proj. Proj. Proj. Proj. Proj.
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010

Production and income (percent change)

               

Nominal GDP

7.6 8.8 6.2 9.0 8.4 8.5 8.6 8.7

Real GDP

5.6 6.0 4.2 5.8 6.0 6.2 6.4 6.5

GDP deflator

2.0 2.6 1.9 3.1 2.3 2.2 2.1 2.1

Consumer price index (CPI), average

2.8 3.6 2.0 2.9 2.0 2.0 2.0 2.0

Gross national savings (in percent of GDP)

22.0 21.9 22.1 21.7 22.3 22.7 23.0 23.5

Gross investment (in percent of GDP)

25.1 24.2 23.9 23.5 24.0 24.4 24.7 25.1
                 

External sector (percent change)

               

Exports of goods, f.o.b. (in $)

17.1 20.6 8.6 4.2 4.4 4.8 5.4 5.8

Imports of goods, f.o.b. (in $)

14.7 17.6 5.6 3.7 4.1 4.4 5.1 5.4

Exports of goods, f.o.b. (volume)

7.2 10.6 1.3 2.3 3.6 4.5 4.9 4.9

Import of goods, f.o.b. (volume)

3.4 7.3 -2.6 2.0 4.0 4.8 4.9 4.6

Trade balance (in percent of GDP)

-9.1 -8.7 -7.9 -7.8 -7.5 -7.2 -6.9 -6.6

Current account, excl. grants (in percent of GDP)

-2.9 -2.0 -1.8 -1.8 -1.7 -1.7 -1.7 -1.6

Foreign direct investment (percent of GDP)

2.2 2.2 2.3 5.9 2.2 2.2 2.2 2.2

Terms of trade (deterioration -)

-1.5 -0.5 ... ... ... ... ... ...

Real effective exchange rate (depreciation -) 1/

-4.1 -3.9 ... ... ... ... ... ...
                 

Central government (percent of GDP, unless otherwise indicated) 2/

               

Total revenue, excluding grants and privatization

23.6 23.9 23.9 23.6 23.4 23.2 23.2 23.1

Total expenditure and net lending

27.0 26.8 27.0 26.6 26.0 25.5 25.0 25.0

Central government balance, excl. grants and privatization

-3.4 -2.9 -3.1 -3.0 -2.7 -2.3 -1.9 -1.8

Central government balance, incl. grants, excl. privatization

-3.2 -2.6 -2.9 -2.8 -2.5 -2.1 -1.7 -1.7

Total government debt (foreign and domestic)

60.4 59.7 60.3 56.6 55.1 53.3 51.1 48.9

Foreign currency public debt (percent of total debt)

64.4 63.2 64.2 62.4 60.5 60.2 59.1 57.6
               

Money and credit (percent change)

               

Credit to the economy

4.6 5.3 7.5 7.0 ... ... ... ...

Broad money (M3) 3/

6.3 10.3 9.2 10.4 ... ... ... ...

Velocity of circulation (GDP/M3)

1.66 1.63 1.59 1.57 ... ... ... ...

Interest rate (money market rate, in percent, e.o.p)

5.00 5.00 ... ... ... ... ... ...
                 

Official reserves

               

Gross official reserves (US$ billions, e.o.p)

3.0 4.0 4.4 5.2 5.6 6.3 6.7 7.0

In months of imports of goods & services, c.i.f.

3.0 3.5 3.6 4.1 4.2 4.5 4.5 4.5
                 

Total external debt

               

External debt (US$ billions)

17.9 19.8 19.2 19.3 19.9 20.7 21.3 21.7

External debt (in percent of GDP)

67.2 67.8 69.5 66.2 63.5 61.4 58.5 55.4

Debt service ratio (percent of exports of GNFS)

15.1 16.2 15.6 17.3 15.9 14.5 15.6 15.7
                 

Memorandum items:

               

GDP at current prices (TD millions)

32,212 35,035 37,202 40,565 43,973 47,699 51,806 56,312

GDP at current prices (US$ billions)

25.0 28.1 28.8 29.6 31.5 33.9 36.5 39.4

GDP per capita (US$)

2,531 2,833 2,867 2,904 3,049 3,239 3,446 3,667

Unemployment rate ( in percent)

14.3 13.9 ... ... ... ... ... ...

Population (millions)

9.9 9.9 10.1 10.2 10.3 10.5 10.6 10.7

Poverty rate (World Bank, "core poverty", 2000)

4.1 ... ... ... ... ... ... ...

Exchange rate: dinar/US$ (average)

1.29 1.25 ... ... ... ... ... ...

Sources: Tunisian authorities; and Fund staff estimates and projections.

1/ Information Notice System

2/ Excludes the social security accounts.

3/ Financial system (Deposit money banks and Development banks).

Table 2. Tunisia: Balance of Payments, 2003-2010

  (In millions of U.S. dollars)
    Est. Proj. Proj. Proj. Proj. Proj. Proj.
  2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010

Current account

-730 -554 -533 -531 -533 -574 -605 -640

Trade balance

-2,270 -2,434 -2,279 -2,313 -2,374 -2,435 -2,518 -2,605

Exports

8,027 9,679 10,510 10,956 11,438 11,989 12,635 13,371

Energy

801 924 1,355 1,569 1,637 1,630 1,650 1,678

Non-energy

7,226 8,755 9,156 9,386 9,801 10,359 10,985 11,693

Imports

-10,297 -12,113 -12,790 -13,268 -13,812 -14,424 -15,153 -15,976

Energy

-1,130 -1,331 -1,905 -2,186 -2,257 -2,227 -2,232 -2,248

Non-energy

-9,166 -10,782 -10,885 -11,083 -11,555 -12,198 -12,920 -13,728

Services and Transfers (net)

1,539 1,880 1,747 1,782 1,842 1,861 1,913 1,965

Nonfactor

1,362 1,679 1,736 1,724 1,736 1,756 1,770 1,784

o/w Tourism

1,477 1,839 1,988 2,023 2,087 2,170 2,255 2,343

Factor Services and Transfers (net)

177 201 10 58 106 106 143 181

o/w Workers' remittances

1,250 1,431 1,451 1,460 1,522 1,588 1,654 1,722

o/w Interest payments on external debt

-572 -641 -755 -809 -824 -851 -886 -910
                 

Capital and financial account

1,115 1,528 1,031 1,385 942 1,215 1,018 938

Excluding grants

1,049 1,415 914 1,276 835 1,109 913 833

Capital account

59 107 111 104 102 101 101 100

Financial account

1,056 1,421 920 1,281 840 1,114 918 838

Direct foreign investment (net)

553 616 674 1,750 699 753 813 877

Medium and long term loans (net)

823 947 585 -204 320 518 295 187

Disbursement

1,891 2,437 2,044 1,532 1,932 2,002 2,043 2,075

Amortization

-1,068 -1,490 -1,459 -1,736 -1,612 -1,484 -1,749 -1,888

Short term capital

-289 -103 -339 -265 -179 -158 -190 -226

Errors and omissions

-32 -39 0 0 0 0 0 0
                 

Overall balance

385 974 498 854 410 641 414 298
                 

Changes in gross reserves 1/

-653 -1033 -347 -844 -410 -638 -408 -292

Use of IMF resources

0 0 0 0 0 0 0 0

Other assets, net (increase -)

-653 -1033 -347 -844 -410 -638 -408 -292
                 

Memorandum items:

               

Current account balance/GDP (in percent)

-2.9 -2.0 -1.8 -1.8 -1.7 -1.7 -1.7 -1.6

Reserves (in billions of $)

3.0 4.0 4.4 5.2 5.6 6.3 6.7 7.0

Reserves in months of imports of goods

3.3 3.8 3.9 4.5 4.6 4.9 5.0 4.9

Reserves in months of imports of goods &services

3.0 3.5 3.6 4.1 4.2 4.5 4.5 4.5

External medium-and long-term debt (in billions of $)

14.4 16.0 15.6 15.5 16.0 16.7 17.1 17.4

External medium-and long-term debt/GDP (in percent)

53.9 54.9 56.6 53.3 51.2 49.5 47.1 44.4

External Short-term debt (in billions of $)

3.6 3.8 3.6 3.7 3.9 4.0 4.1 4.3

External short-term debt/GDP (in percent)

13.3 12.9 13.0 12.8 12.3 11.9 11.4 11.0

Debt Service Ratio (as percent XGS, incl IMF)

15.1 16.2 15.6 17.3 15.9 14.5 15.6 15.7
                 

Real goods export growth (in percent)

7.2 10.6 1.3 2.3 3.6 4.5 4.9 4.9

Non-energy

5.4 10.4 0.9 2.2 3.7 4.8 5.2 5.2

Real goods import growth (in percent)

3.4 7.3 -2.6 2.0 4.0 4.8 4.9 4.6

Non-energy

0.6 7.8 -3.2 1.9 4.3 5.2 5.3 5.0

Sources: Tunisian authorities; and Fund staff estimates and projections.

1/ Differs from the overall balance because of valuation effects.

Table 3. Tunisia: Central Government Financial Operations, 2004-2010 1/


  Est. LdF compl Proj. LdF Projections
  2004 2005 2005 2006 2006 2007 2008 2009 2010

Total revenue and grants and privatization

8,577 9,019 9,149 9,640 11,157 10,502 11,318 12,243 13,241

Total revenue

8,379 8,799 8,899 9,396 9,563 10,273 11,089 12,014 13,012

Tax revenue

7,253 7,770 7,870 8,282 8,441 9,131 9,898 10,772 11,719

direct taxes

2,385 2,769 2,819 3,022 3,041 3,308 3,600 3,962 4,307

trade taxes

557 535 535 560 563 549 537 525 513

VAT

2,257 2,302 2,302 2,488 2,524 2,792 3,076 3,399 3,764

domestic

1,139 1,132 1,132 1,226 1,234 1,404 1,595 1,810 2,051

imports

1,119 1,170 1,170 1,262 1,290 1,388 1,481 1,589 1,713

excise

1,150 1,208 1,208 1,290 1,323 1,411 1,525 1,627 1,769

domestic

700 743 743 794 810 866 952 1,021 1,124

imports

451 466 466 496 513 545 573 607 645

other taxes

904 956 1,006 922 989 1,071 1,160 1,259 1,366

domestic

842 908 958 870 936 1,015 1,101 1,196 1,300

imports

62 48 48 52 53 56 59 63 67

Nontax revenue

1,117 1,022 1,022 1,106 1,114 1,142 1,191 1,241 1,293

Capital income

9 7 7 8 8 0 0 0 0
                   

Total expenditure and net lending

9,378 10,158 10,058 10,831 10,780 11,453 12,165 12,975 14,050

Total expenditure

9,411 10,111 10,011 10,783 10,732 11,405 12,117 12,927 14,002

Current expenditure

6,983 7,674 7,574 8,302 8,289 8,736 9,198 9,718 10,499

Wages and salaries

4,222 4,573 4,573 4,898 4,898 5,310 5,760 6,256 6,800

Goods and services

699 658 658 676 670 770 835 907 986

Interest payments

989 1,067 1,067 1,150 1,150 1,184 1,269 1,337 1,405

domestic

418 470 470 521 521 560 620 656 701

external

571 597 597 629 629 624 649 681 703

Transfers and subsidies

1,073 1,313 1,213 1,442 1,451 1,472 1,334 1,218 1,308

CGC

200 248 248 258 258 268 278 288 298

Petroleum subsidies

203 508 408 500 500 415 200 0 0

Other

670 557 557 684 693 789 856 930 1,010

Other expenditure (non allocated)

0 63 63 136 120 0 0 0 0

Capital expenditure

2,428 2,437 2,437 2,481 2,442 2,670 2,920 3,210 3,503

Direct investment

1,346 1,337 1,337 1,379 1,388 1,591 1,750 1,940 2,122

Capital transfers and equity

1,082 1,014 1,014 988 995 1,078 1,170 1,270 1,381

Other expenditure (non allocated)

0 86 86 114 60 0 0 0 0

Net lending

-33 48 48 48 48 48 48 48 48
                   

Central Govt deficit (-), excl grants and privatization

-999 -1,360 -1,160 -1,435 -1,217 -1,181 -1,076 -962 -1,038

Grants

73 85 85 94 94 94 94 94 94

Privatization Proceeds

125 135 165 150 1500 135 135 135 135
                   

Central Govt deficit (-), incl grants and privatization

-801 -1,140 -910 -1,191 377 -952 -847 -733 -809

Financing

801 1,140 910 1,191 -377 952 847 733 809

Foreign

207 482 463 -106 -679 85 361 113 24

Domestic

595 658 446 1,297 302 867 486 620 785
                   

Memorandum items:

                 

Balance of the central Gov., (including grants, excl priv)

-926 -1,275 -1,075 -1,341 -1,123 -1,087 -982 -868 -944

Central government primary balance

188 -73 157 -41 1,527 232 422 604 596

Central govt primary balance (excl grants and priv.)

-10 -293 -93 -285 -67 3 193 375 367

General government debt 2/

20,916 22,616 22,429 24,357 22,952 24,242 25,413 26,449 27,557

o/w domestic

7,707 8,530 8,039 9,958 8,638 9,567 10,123 10,821 11,692

external

13,209 14,086 14,390 14,399 14,314 14,676 15,290 15,628 15,864
                   

Nominal GDP

35,035 37,202 37,202 40,305 40,565 43,973 47,699 51,806 56,312

Nominal nonagricultural GDP

30,585 32,868 32,868 36,034 36,034 39,167 42,600 46,397 50,574

Oil price ($/barrel)

37.8 56.6 53.4 60.0 60.0 60.8 58.8 57.8 57.0

Imports

15,087 16,499 16,499 18,192 18,192 19,302 20,315 21,504 22,862
                   

Total revenue and grants and privatization

24.5 24.2 24.6 23.9 27.5 23.9 23.7 23.6 23.5

Total revenue

23.9 23.7 23.9 23.3 23.6 23.4 23.2 23.2 23.1

Tax revenue

20.7 20.9 21.2 20.5 20.8 20.8 20.8 20.8 20.8

direct taxes
(% of GDP)

6.8 7.4 7.6 7.5 7.5 7.5 7.5 7.6 7.6

trade taxes
(% of GDP)

1.6 1.4 1.4 1.4 1.4 1.2 1.1 1.0 0.9

trade taxes
(% of imports)

3.7 3.2 3.2 3.1 3.1 2.8 2.6 2.4 2.2

VAT
(% of GDP)

6.4 6.2 6.2 6.2 6.2 6.3 6.4 6.6 6.7

domestic
(% of GDP)

3.3 3.0 3.0 3.0 3.0 3.2 3.3 3.5 3.6

imports
(% of GDP)

3.2 3.1 3.1 3.1 3.2 3.2 3.1 3.1 3.0

imports
(% of imports)

7.4 7.1 7.1 6.9 7.1 7.2 7.3 7.4 7.5

excise
(% of GDP)

3.3 3.2 3.2 3.2 3.3 3.2 3.2 3.1 3.1

domestic
(% of GDP)

2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0

imports
(% of GDP)

1.3 1.3 1.3 1.2 1.3 1.2 1.2 1.2 1.1

imports
(% of imports)

3.0 2.8 2.8 2.7 2.8 2.8 2.8 2.8 2.8

other taxes
(% of GDP)

2.6 2.6 2.7 2.3 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4

domestic
(% of GDP)

2.4 2.4 2.6 2.2 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3

imports
(% of GDP)

0.2 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1

imports
(% of imports)

0.4 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3

Nontax revenue

3.2 2.7 2.7 2.7 2.7 2.6 2.5 2.4 2.3

Capital income

0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
                   

Total expenditure and net lending

26.8 27.3 27.0 26.9 26.6 26.0 25.5 25.0 25.0

Total expenditure

26.9 27.2 26.9 26.8 26.5 25.9 25.4 25.0 24.9

Current expenditure

19.9 20.6 20.4 20.6 20.4 19.9 19.3 18.8 18.6

Wages and salaries

12.1 12.3 12.3 12.2 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1

Goods and services

2.0 1.8 1.8 1.7 1.7 1.8 1.8 1.8 1.8

Interest payments

2.8 2.9 2.9 2.9 2.8 2.7 2.7 2.6 2.5

domestic

1.2 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3 1.2

external

1.6 1.6 1.6 1.6 1.6 1.4 1.4 1.3 1.2

Transfers and subsidies

3.1 3.5 3.3 3.6 3.6 3.3 2.8 2.4 2.3

CGC

0.6 0.7 0.7 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6 0.5

Petroleum subsidies

0.6 1.4 1.1 1.2 1.2 0.9 0.4 0.0 0.0

Other

1.9 1.5 1.5 1.7 1.7 1.8 1.8 1.8 1.8

Other expenditure (non allocated)

0.0 0.2 0.2 0.3 0.3 0.0 0.0 0.0 0.0

Capital expenditure

6.9 6.6 6.6 6.2 6.0 6.1 6.1 6.2 6.2

Direct investment

3.8 3.6 3.6 3.4 3.4 3.6 3.7 3.7 3.8

Capital transfers and equity

3.1 2.7 2.7 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5

Other expenditure (non allocated)

0.0 0.2 0.2 0.3 0.1 0.0 0.0 0.0 0.0

Net lending

-0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1
                   

Central Govt deficit (-), excl grants and privatization

-2.9 -3.7 -3.1 -3.6 -3.0 -2.7 -2.3 -1.9 -1.8

Grants

0.2 0.2 0.2 0.2 0.2 0.2 0.2 0.2 0.2

Privatization Proceeds

0.4 0.4 0.4 0.4 3.7 0.3 0.3 0.3 0.2
                   

Central Govt deficit (-), incl grants and privatization

-2.3 -3.1 -2.4 -3.0 0.9 -2.2 -1.8 -1.4 -1.4

Financing

2.3 3.1 2.4 3.0 -0.9 2.2 1.8 1.4 1.4

Foreign

0.6 1.3 1.2 -0.3 -1.7 0.2 0.8 0.2 0.0

Domestic

1.7 1.8 1.2 3.2 0.7 2.0 1.0 1.2 1.4
                   

Memorandum items:

                 

Balance of the central Gov., (including grants, excl priv)

-2.6 -3.4 -2.9 -3.3 -2.8 -2.5 -2.1 -1.7 -1.7

Central government primary balance

0.5 -0.2 0.4 -0.1 3.8 0.5 0.9 1.2 1.1

Central govt primary balance (excl grants and priv.)

0.0 -0.8 -0.2 -0.7 -0.2 0.0 0.4 0.7 0.7

General government debt 2/

59.7 60.8 60.3 60.4 56.6 55.1 53.3 51.1 48.9

o/w domestic

22.0 22.9 21.6 24.7 21.3 21.8 21.2 20.9 20.8

external

37.7 37.9 38.7 35.7 35.3 33.4 32.1 30.2 28.2

Sources: Tunisian authorities; and Fund staff estimates and projections.
1/ Includes special funds, fonds de concours. Does not include the social security system (CSS).
2/ Gross debt: includes debt held by social security funds (CSS); excludes debt of public enterprises.

Table 4. Tunisia. Monetary Survey (Financial System), 2002-06

  2002 2003 2004 2005 2006

Foreign assets (net)

1,909 2,279 3,126 4,049 5,348

Foreign assets

4,154 4,547 5,802 6,963 8,356

BCT

3,134 3,629 4,843 5,918 7,278

Foreign liabilities

-2,246 -2,268 -2,675 -2,914 -3,007
           

Net Domestic Assets

16,392 17,178 18,340 19,396 20,541

Domestic credit

23,744 24,669 26,366 28,354 30,348

Credit to the government (net)

2,790 2,758 3,283 3,544 3,800

Central bank net credit

-290 -504 -597 -478 -478

Commercial banks

1,642 1,746 2,180 2,189 2,444

Credit to the economy

20,954 21,911 23,084 24,809 26,549
           

Other items (net)

-7,352 -7,491 -8,026 -8,958 -9,807
           

Money plus quasi-money (M2)

16,681 17,859 19,846 21,674 23,936

Money (M1)

6,618 6,992 7,686 8,394 9,269

Currency

2,518 2,663 2,968 3,241 3,580

Demand deposits

4,100 4,328 4,718 5,152 5,690

Quasi-money

10,063 10,868 12,161 13,281 14,666
           

Long-term deposits (M3-M2)

1,619 1,598 1,620 1,770 1,954
           

Broad Money (M3 ) 1/

18,301 19,457 21,467 23,444 25,890
           
  (Annual rate of change in percent)
           

Foreign assets (net)

19.5 19.4 37.2 29.5 32.1

Domestic credit

6.4 3.9 6.9 7.5 7.0

Credit to Government (net)

4.4 -1.2 19.0 8.0 7.2

Credit to the economy

6.7 4.6 5.3 7.5 7.0

Money and quasi-money (M2)

3.9 7.1 11.1 9.2 10.4

Broad Money (M3 )

5.2 6.3 10.3 9.2 10.4
           
  (Changes in percent of initial stock of M3)
           

Foreign assets (net)

1.8 2.0 4.4 4.3 5.5

Domestic credit

8.2 5.1 8.7 9.3 8.5

Credit to the government (net)

0.7 -0.2 2.7 1.2 1.1

Credit to the economy

7.6 5.2 6.0 8.0 7.4

Other items (net)

-4.9 -0.8 -2.8 -4.3 -3.6
           

Memorandum items:

Velocity (GDP/M3)

1.64 1.66 1.63 1.59 1.57

Multiplier (M3/M0)

5.70 5.74 5.65 5.81 5.33

GDP

29,933 32,212 35,035 37,202 40,565

Nominal GDP growth

4.1 7.6 8.8 6.2 9.0

Sources: Tunisian authorities; and Fund staff estimates and projections.
1/ M2 plus long term deposits.

Table 5. Tunisia: Medium-Term Growth Scenario, 2003-10

  2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010

Real GDP growth

5.6 6.0 4.2 5.8 6.0 6.2 6.4 6.5

Agriculture

21.5 10.1 -5.0 3.0 4.0 4.0 4.0 4.0

Nonagriculture

3.6 5.4 5.6 6.2 6.3 6.5 6.7 6.8

Unemployment rate

14.3 13.9 13.3 12.6 12.0 11.3 10.7 10.0

Inflation

2.8 3.6 2.0 2.9 2.0 2.0 2.0 2.0

Real export growth 1/

0.1 7.8 2.2 3.1 3.6 4.2 4.5 4.5
                 

Gross national savings

22.0 21.9 22.1 21.7 22.3 22.7 23.0 23.5

Consolidated government 2/

4.0 4.5 3.8 3.4 3.6 4.1 4.6 4.6

Rest of the economy

17.9 17.4 18.3 18.3 18.7 18.6 18.5 18.9
                 

Gross investment

25.1 24.2 23.9 23.5 24.0 24.4 24.7 25.1

Consolidated government

7.2 7.0 6.6 6.1 6.1 6.2 6.3 6.3

Rest of the economy

17.9 17.2 17.3 17.4 17.9 18.2 18.4 18.8
                 

Savings-investment gap

-3.2 -2.2 -1.8 -1.8 -1.7 -1.7 -1.7 -1.6

Consolidated government

-3.1 -2.5 -2.8 -2.7 -2.5 -2.1 -1.7 -1.7

Rest of the economy

0.0 0.3 1.0 0.9 0.8 0.4 0.0 0.1
                 

Memorandum items:

               

Balance of the consolidated government

-3.1 -2.5 -2.8 -2.7 -2.5 -2.1 -1.7 -1.7

External current account

-3.2 -2.2 -1.8 -1.8 -1.7 -1.7 -1.7 -1.6

Gross fixed capital formation

23.4 22.6 22.6 22.2 22.7 23.1 23.4 23.8

Sources: Tunisian authorities; and Fund staff estimates and projections.
1/ Goods and nonfactor services.
2/ Includes social security, excludes privatization receipts.

Annexe. Changement de méthodologie pour le calcul de la dette extérieure à court terme

Les engagements extérieurs à court terme de la Tunisie, tels que présentés par les autorités et selon les standards du FMI, incluent les engagements financiers et commerciaux à court terme.

Lors de la mission de consultations au titre de l'Article IV de 2004, les services du FMI ont porté l'attention des autorités sur l'incohérence entre le niveau des engagements commerciaux à court terme présentés par les autorités et les flux extérieurs à court terme enregistrés au niveau des recettes de la balance des paiements. L'incohérence consistait au fait que le stock des engagements commerciaux à court terme était le même que le flux enregistré au niveau de la balance des paiements (voir tableau). Les services du FMI ont demandé à la BCT de revoir ces statistiques et ont décidé d'exclure du rapport Article IV 2004 les engagements commerciaux à court terme de la dette extérieure à court terme de la Tunisie avec mention d'une référence à cet effet.

Les discussions entre les services du FMI et de la BCT lors de la mission du RONC- modules statistiques ont abouti à une convergence de vues sur la nécessité de changer la méthodologie de calcul des engagements commerciaux à court terme. Le niveau des engagements commerciaux à court terme devrait représenter un certain pourcentage des importations plus ou moins constant dans le temps (exemple 12% en 2004 - voir tableau). Comme les importations se font à travers des crédits d'importations à court terme (1-4 mois), à la fin de chaque année, un stock de 1-4 mois d'importations est reporté à l'année suivante. Pendant les 1-4 mois de l'année suivante, ces engagements sont remboursés, cependant, d'autres engagements sont contractés et à la fin de l'année un nouveau report qui correspond à 1-4 mois d'importations se fait pour l'année d'après, et ainsi de suite. Le stock de ces engagements augmente avec le niveau des importations, tout en correspondant à un pourcentage plus ou moins constant des importations dans le temps. Ceci correspond à la nouvelle méthodologie. Il n'est pas possible d'avoir, par exemple un stock d'engagements commerciaux à court terme négatif comme en 2004 selon les anciennes statistiques (voir tableau).

       
Tunisie. Engagements commerciaux exterieurs à court terme: flux et stocks (en millions de dinars, sauf autre indication)

 

2001 2002 2003 2004

Statistiques anciennes de la BCT

       

Balance des paiements

       

Flux des engagements commerciaux à court terme (recettes)

260.8

70.0

128.9

(150.5)

Dette extérieure à court terme

       

Engagements commerciaux

260.8

70.0

128.9

(150.5)

Idem (en % des importations de biens)

1.9

0.5

0.9

(0.9)

Idem (en % du PIB)

0.9

0.2

0.4

(0.4)

       

Statistiques de la BCT selon la nouvelle méthodologie

       

Balance des paiements

       

Flux des engagements commerciaux à court terme (recettes)

260.8

70.0

128.9

(150.5)

Dette extérieure à court terme

       

Engagements commerciaux

1,861.0

1,932.0

2,061.0

1,910.0

Idem (en % des importations de biens)

13.6

14.3

14.7

12.0

Idem (en % du PIB)

6.5

6.5

6.4

5.5

       

Impact sur les engagements commerciaux à court terme (en % du PIB)

5.6 6.2 6.0 5.9


1 Voir annexe.

2 La stratégie vise la libéralisation du compte capital en trois étapes (voir Tunisie : Rapport des Services du FMI pour les Consultations 2004 au titre de l'Article IV www.imf.org/external/country/TUN/index.htm.



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