Le processus d'évaluation mutuelle (PEM) du G-20

le 30 avril 2017

En 2009, les dirigeants du Groupe des Vingt pays industrialisés et émergents (G-20) se sont engagés à œuvrer de concert pour assurer une reprise durable après la crise économique mondiale. Pour atteindre cet objectif, ils ont mis en place le Cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée . À l’aide du Processus d’évaluation mutuelle (PEM), un élément essentiel de ce cadre, les pays membres du G-20 définissent des objectifs pour l'économie mondiale, les politiques à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs communs et les étapes à franchir pour les atteindre. À la demande du G-20, le FMI réalise l'analyse technique nécessaire pour évaluer les déséquilibres principaux et la compatibilité des politiques des pays membres, ainsi que déterminer si, collectivement, ces politiques sont de nature à permettre la réalisation des objectifs du G-20. De plus amples informations sur les conclusions et les recommandations du PEM et l’analyse des services du FMI sont fournies sur le site http://www.imf.org/external/np/g20/index.htm .

Un guide pour mener à bien la reprise économique mondiale

Le PEM est une méthode de collaboration conçue par les membres du G-20 lors du Sommet de Pittsburgh. Les dirigeants du G-20 ont donné le ton de cette initiative dans le but de veiller à ce que tous les pays tirent parti des mesures prises dans la concertation. Le FMI a alors été invité par le G-20 à réaliser le travail technique d’analyse sur lequel se fonde le PEM.

Les services du FMI ont été chargés d’examiner – avec l’apport d’autres organisations internationales – si les politiques économiques nationales des membres du G-20 sont collectivement compatibles avec l’objectif de croissance vigoureuse, durable et équilibrée défini par le Groupe. Dans le cadre de ce travail, il a été demandé aux services du FMI d’aider le G-20 à élaborer des directives indicatives afin de détecter et d’évaluer les grands déséquilibres internationaux.

Au Sommet de Saint-Pétersbourg en septembre 2013, le G-20 a souligné l’importance de la coopération tandis que les pays cherchent à promouvoir la croissance mondiale, l’emploi et la stabilité financière. Il a réitéré son engagement à assurer la viabilité des finances publiques dans les pays avancés en tenant compte de la situation économique et budgétaire à court terme. En outre, le G-20 a réaffirmé son engagement à coopérer pour réduire durablement les déséquilibres mondiaux. Au Sommet de Brisbane de novembre 2014, le G-20 s’est engagé à établir des stratégies globales de croissance visant à rehausser le PIB de plus de 2 % par rapport à la trajectoire actuelle d’ici 2018. Ces stratégies, qui consistent principalement à accroître l’investissement, l’emploi et les taux d’activité, ainsi que le commerce et la concurrence, en plus de mesures macroéconomiques, constituent la base du Plan d’action de Brisbane. Au Sommet d’Antalya de novembre 2015, le G-20 a fait le point des progrès réalisés au regard des engagements pris sur le plan de sa stratégie de croissance et les pays ont renforcé leurs stratégies de croissance en insistant davantage sur la promotion d’une plus grande inclusion et la réduction des inégalités. Le Sommet de Hangzhou de septembre 2016 a renforcé les stratégies de croissance en s’appuyant sur un programme de réformes structurelles amélioré et en définissant un ensemble de priorités et de principes directeurs et un nouveau système d’indicateurs pour le suivi des progrès. Sous la présidence allemande, le G-20 a entrepris de définir des principes de résilience qui guideront la mise à jour des stratégies de croissance. Des travaux plus approfondis ont également été engagés sur le renforcement du caractère inclusif de la croissance.

Les dernières informations sur le G-20 sont disponibles sur le site http://www.g20.org.

Les fondements d’un cadre d’analyse

Sommet

Mesures principales

Description

Pittsburgh

Septembre 2009

Cadres d’action et cadres macroéconomiques

Tous les membres du G-20 échangent des informations, entre eux et avec le FMI, sur leurs plans d’action et les résultats qu’ils en attendent pour les 3 à 5 années suivantes. Le FMI en détermine les incidences à l’échelle mondiale.

Toronto

Juin 2010

Évaluation des politiques économiques des pays membres

Le FMI a évalué la concordance des politiques économiques des pays membres du G-20 avec les objectifs de croissance et a simulé un «scénario favorable», dans lequel des mesures concertées contribuent à de meilleurs résultats pour tous les pays et contribuent à un rééquilibrage à l’échelle mondiale.

Séoul

Novembre 2010

PEM renforcé, assorti de directives indicatives

Les dirigeants du G-20 mesurent les progrès accomplis vers les objectifs du cadre en utilisant des directives indicatives pour détecter et évaluer les déséquilibres. Les services du FMI sont chargés de procéder à une évaluation des pays membres affichant un déséquilibre élevé.

Engagements

Chaque pays membre du G-20 a indiqué les mesures qu'il prendrait pour contribuer à la réalisation des objectifs de croissance communs.


Cannes

Novembre 2011

Plan d’action de Cannes pour la croissance et l’emploi

Les dirigeants du G20 ont rappelé qu’il était important de mettre en œuvre les mesures annoncées par les dirigeants de la zone euro avant le sommet du G-20. Les dirigeants du G-20 ont avalisé les mesures visant à corriger les déséquilibres à moyen terme et à réaliser des progrès vers une croissance forte, durable et équilibrée. Ils se sont engagés à agir avec plus de détermination sur les questions sociales, notamment le chômage et les dispositifs de protection sociale. Les dirigeants du G-20 se sont engagés à réaliser des progrès tangibles vers la mise en place d’un système monétaire international plus stable et plus robuste.

Pour sept pays qui présentaient des déséquilibres élevés, des rapports établis par les services du FMI offrent une analyse approfondie de la nature de ces déséquilibres, de leurs causes fondamentales et des obstacles à l’ajustement.

Los Cabos

Juin 2012

Plan d’action de Los Cabos pour la croissance et pour l’emploi

Les dirigeants du G-20 se sont engagés à prendre des mesures pour affermir la demande, soutenir la croissance mondiale, rétablir la confiance, maîtriser les risques à court et moyen terme, stimuler la création d’emplois et réduire le chômage.

Les dirigeants du G20 sont convenus de renforcer le Cadre d’évaluation de la responsabilisation pour mesurer les progrès accomplis vers la réalisation de l’objectif commun de croissance forte, durable et équilibré; ils ont mené à bien la première évaluation selon ce dispositif.

Saint-Pétersbourg

Septembre 2013

Plan d’action de Saint-Pétersbourg

Les dirigeants du G-20 sont convenus d’un plan d’action collectif visant à stimuler la croissance mondiale et la création d’emplois, ainsi qu’à assurer la stabilité financière. Ils reconnaissent également qu’il est nécessaire que l’assainissement des finances publiques tienne compte de la situation économique.

Brisbane

Novembre 2014

Plan d’action de Brisbane

Les dirigeants du G-20 se sont engagés à mener de vastes stratégies de croissance visant à relever leur PIB collectif de plus de 2 % au-dessus de la trajectoire de référence de l’édition d’octobre 2013 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM) du FMI à l’horizon 2018.

Antalya

Novembre 2015

Plan d’action d’Antalya

Les dirigeants du G-20 ont fait le point sur la mise en œuvre des stratégies de croissance et ont réitéré leur volonté de les mener à bien intégralement et en temps opportun. Le plan d’action a également mis l’accent sur la promotion de l’investissement et le renforcement de l’inclusion.

Hangzhou

Spetembre 2016

Plan d’action de Hangzhou

Les dirigeants du G-20 ont renforcé les stratégies de croissance à partir d’un nouveau cadre de réformes structurelles, avec notamment neuf nouveaux domaines prioritaires, des principes directeurs et un système d’indicateurs comme atout de responsabilisation.