Le Conseil d’administration du FMI approuve un accord au titre de la facilité élargie de crédit d’un montant de 304,7 millions de dollars en faveur de Madagascar
IMF News, July 28, 2016
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- Published: July 28, 2016
Décision du Conseil et calendrier des décaissements
- Conseil d’administration approuvé le 27 juillet 2016 pour un accord de 40 mois au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) en faveur de Madagascar.
- Montant de l’accord : 220 millions de DTS (environ 304,7 millions de dollars, ou 180 % de la quote-part actuelle).
- Décaissement immédiat ouvert par la décision : 31,428 millions de DTS (environ 43,5 millions de dollars).
- Montant résiduel mis à disposition en plusieurs tranches sur la durée du programme, sous réserve de la réalisation de revues semestrielles.
- La Directrice générale a approuvé la première et dernière revue du programme de référence semestriel couvrant la période de septembre 2015 à fin mars 2016.
Objectifs et volets principaux du programme appuyé par la FEC
- Objectif global : renforcer la stabilité macroéconomique et promouvoir une croissance durable et inclusive.
- Principaux volets :
- élargir les perspectives de croissance inclusive en améliorant l’accès à l’éducation, aux soins de santé et à la protection sociale, tout en misant sur le renforcement des infrastructures et le développement du secteur privé;
- accroître la marge de manœuvre budgétaire en améliorant la mobilisation des recettes et la hiérarchisation des dépenses;
- renforcer la gouvernance économique en améliorant la gestion des finances publiques et en intensifiant les mesures anticorruption;
- consolider la stabilité macroéconomique en renforçant les capacités opérationnelles de la banque centrale et la supervision financière.
- Mise en œuvre des réformes appuyée par un programme ciblé de renforcement des capacités et d’assistance technique.
Analyse et recommandations formulées par M. Mitsuhiro Furusawa
- Enjeux identifiés :
- faiblesse de la mobilisation des recettes;
- niveau élevé de dépenses peu prioritaires;
- nécessité de renforcer la gouvernance économique.
- Mesures prioritaires recommandées :
- mettre en œuvre les réformes de manière rigoureuse et soutenue;
- accroître les recettes fiscales;
- maîtriser, puis réduire, les dépenses moins prioritaires, dont les transferts aux entreprises publiques telles que la compagnie d’électricité JIRAMA;
- recourir, dans toute la mesure du possible, à des dons et à des financements concessionnels pour préserver la viabilité de la dette;
- renforcer les pratiques de gestion des finances publiques et de passation de marchés;
- accroître la transparence budgétaire;
- gérer avec prudence les conséquences budgétaires des partenariats public-privé;
- renforcer les institutions et le dispositif juridique de lutte contre la corruption;
- consolider les bases du système financier : supervision plus fréquente et rapprochée des banques et des établissements non bancaires, mise en place d’un dispositif légal et opérationnel pour les établissements en difficultés, promotion de méthodes de paiement modernes.
- Recommandations monétaires :
- maintenir la vigilance quant au maintien de la stabilité des prix;
- continuer d’améliorer le dispositif opérationnel régissant la mise en œuvre de la politique monétaire, y compris en établissant un marché monétaire fluide.
Évolution récente de la situation économique (conclusions du communiqué)
- Contexte : relèvement difficile après une longue période de crise politique et d’isolement (2009–2013).
- Croissance du PIB : estimée à 3,1 % en 2015, en léger recul par rapport à 2014 et tout juste au-dessus du taux de la croissance démographique.
- Inflation : 6,3 % à la fin mai 2016, contre 7,6 % à la fin décembre 2015, en raison de la baisse des prix alimentaires et énergétiques.
- Budget 2015 : exécution délicate; déficit budgétaire grimpé à 3,3 % du PIB, dépenses prioritaires comprimées en raison d’un déficit de rentrées fiscales, difficultés de financement et transferts imprévus vers entreprises publiques et caisses de retraite.
- Perspective 2016 : conjoncture économique attendue s’améliorer sous l’effet de facteurs internes spécifiques, malgré vents contraires internationaux.
Résultats obtenus dans le cadre du programme de référence (septembre 2015–fin mars 2016)
- Objectifs macroéconomiques : atteints jusqu’à la fin mars 2016, à l’exception des plafonds du crédit net à l’État et des nouveaux arriérés de paiement extérieurs (difficultés techniques pour effectuer les paiements).
- Recettes fiscales : commencé à s’améliorer progressivement grâce aux mesures supplémentaires prises dans le cadre du programme.
- Objectifs de dépenses sociales prioritaires : atteints.
- Réserves de change : forte accumulation ayant renforcé les marges de manœuvre extérieures.
- Progrès structurels :
- renforcement des audits et contrôles des recouvrements fiscaux;
- mise en place d’un mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants pour éviter toute subvention énergétique;
- présentation au Conseil des ministres d’une loi révisée sur la banque centrale;
- approbation par le Conseil des ministres d’une Politique nationale de protection sociale;
- amélioration de la transparence et du fonctionnement du marché des changes;
- mise en place d’une nouvelle base de données pour renforcer la transparence et la capacité de gestion de la dette.
Principaux indicateurs économiques et projections sélectionnés (2013–19)
- PIB à prix constants :
- 2013 : 2.3
- 2014 : 3.3
- 2015 : 3.1
- 2016 : 4.1
- 2017 : 4.5
- 2018 : 4.8
- 2019 : 5.0
- Déflateur du PIB :
- 2013 : 5.1
- 2014 : 6.6
- 2015 : 7.6
- 2016 : 6.7
- 2017 : 6.9
- 2018 : 6.4
- 2019 : 6.1
- Prix à la consommation (fin de période) :
- 2013 : 6.3
- 2014 : 6.0
- 2015 : 7.1
- 2016 : 5.9
- Base monétaire (croissance) :
- 2013 : -6.1
- 2014 : 14.1
- 2015 : 9.6
- 2016 : 16.0
- 2017 : 12.7
- 2018 : 11.9
- Masse monétaire au sens large (M3) :
- 2013 : 5.3
- 2014 : 11.1
- 2015 : 14.6
- 2016 : 17.9
- 2017 : 12.5
- 2018 : 12.3
- Avoirs extérieurs nets (pourcentage du PIB) :
- 2013 : -13,5
- 2014 : 5,4
- 2015 : 6,9
- 2016 : 7,5
- 2017 : 3,3
- 2018 : 2,6
- 2019 : 2,5
- Total des recettes (hors dons, pourcentage du PIB) :
- 2013 : 9,6
- 2014 : 10,1
- 2015 : 11,0
- 2016 : 11,2
- 2017 : 11,7
- 2018 : 12,2
- Dons (pourcentage du PIB) :
- 2013 : 1,3
- 2014 : 2,3
- 2015 : 1,5
- 2016 : 2,0
- 2017 : 2,7
- Total des dépenses (pourcentage du PIB) :
- 2013 : 14,9
- 2014 : 14,7
- 2015 : 15,1
- 2016 : 16,2
- 2017 : 18,3
- 2018 : 17,6
- 2019 : 18,0
- Solde global (base engagements, pourcentage du PIB) :
- 2013 : -4,0
- 2014 : -2,3
- 2015 : -3,3
- 2016 : -3,2
- 2017 : -4,4
- Solde global (base caisse, pourcentage du PIB) :
- 2013 : -2,0
- 2014 : -2,4
- 2015 : -3,7
- 2016 : -4,5
- 2017 : -5,1
- 2018 : -5,0
- 2019 : -4,7
- Investissement (pourcentage du PIB) :
- 2013 : 15,9
- 2014 : 15,6
- 2015 : 13,1
- 2016 : 15,3
- 2017 : 18,2
- 2018 : 18,6
- Solde courant (hors dons, pourcentage du PIB) :
- 2013 : -6,5
- 2014 : -1,5
- 2015 : -3,4
- 2016 : -4,3
- 2017 : -6,4
- 2018 : -5,6
- 2019 : -5,5
- Dette publique (pourcentage du PIB) :
- 2013 : 33,9
- 2014 : 35,8
- 2015 : 41,0
- 2016 : 41,7
- 2017 : 42,8
- 2018 : 43,6
- 2019 : 44,5
- Réserves officielles brutes (millions de DTS) :
- 2013 : 502
- 2014 : 535
- 2015 : 600
- 2016 : 701
- 2017 : 782
- 2018 : 859
- 2019 : 945
- Mois d’importations de biens et services :
- 2013 : 2,9
- 2014 : 3,4
- 2015 : 3,6
- PIB par habitant (dollars EU) :
- 2013 : 462
- 2014 : 453
- 2015 : 402
- 2016 : 391
- 2017 : 405
- 2018 : 419
- 2019 : 437
- PIB nominal au prix du marché (milliards d’ariary) :
- 2013 : 23.397
- 2014 : 25.775
- 2015 : 28.585
- 2016 : 31.773
- 2017 : 35.507
- 2018 : 39.609
- 2019 : 44.103
Source : République de Madagascar et le FMI, Communiqué de presse N° 16/370, 28 juillet 2016.