République du Congo : le conseil d’administration du FMI achève les consultations au titre de l’article IV pour l’année 2024 et la cinquième revue de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit, et approuve un décaissement de 43 millions de dollars
IMF News, July 11, 2024
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- Published: July 11, 2024
Achèvement de la cinquième revue et décaissement
- Le conseil d’administration du FMI a achevé la cinquième revue de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC).
- Décaissement immédiat autorisé : 32,4 millions de DTS (environ 43 millions de dollars).
- Total des décaissements au titre de l’accord de la FEC à ce jour : 291,6 millions de DTS.
- Objectifs du financement : aider les autorités à mettre en œuvre leurs politiques de développement, préserver la stabilité macroéconomique et renforcer la reprise économique dans un contexte de pressions inflationnistes et de resserrement des conditions financières.
Performances du programme et mise en œuvre des réformes
- Évaluation générale : les performances au titre du programme ont été globalement satisfaisantes, malgré des retards persistants dans les réformes structurelles.
- Observations spécifiques :
- Tous les critères de réalisation quantitatifs à fin décembre 2023 ont été remplis, sauf le critère relatif à un plafond continu de zéro sur les nouveaux arriérés extérieurs, qui n’a pas été respecté en raison de retards dans le service de la dette.
- Les autorités ont remédié au non-respect du critère de réalisation relatif au service de la dette extérieure ; une dérogation a été accordée en raison de la nature mineure du manquement et des mesures correctives prises, notamment l’achèvement de la réorganisation du bureau de gestion de la dette.
- Les critères de réformes visant à accroître la transparence, à améliorer la gestion de la dette et à protéger les ressources publiques ont été réalisés, bien qu’avec des retards pour certains d’entre eux.
- Les efforts pour accélérer l’exécution des dépenses sociales doivent être intensifiés.
Politique budgétaire et gestion de la dette
- Orientation : réduction des fragilités tout en améliorant la soutenabilité de la dette.
- Mesures et effets :
- Les coupes budgétaires ont réduit le déficit au-delà des prévisions en 2023.
- Les dépenses sociales essentielles et les investissements publics devraient retrouver leurs niveaux antérieurs en 2024.
- Priorités recommandées :
- Maintien de la discipline en matière de dépenses.
- Élargissement de l’assiette fiscale.
- Réduction des dépenses fiscales pour libérer progressivement l’espace budgétaire nécessaire afin d’accroître les dépenses sociales et de développement.
- Poursuite de la rationalisation des subventions aux carburants, associée à une augmentation de l’assistance sociale ciblant les personnes vulnérables.
- Renforcement de la gestion des finances publiques et de la dette pour garantir la soutenabilité, prévenir l’accumulation de nouveaux arriérés et accroître l’efficacité des dépenses publiques.
- Amélioration du partage d’informations et de la coordination entre les agences gouvernementales sur les questions liées au service de la dette, ainsi que l’accroissement de la transparence sur la dette publique.
Perspectives macroéconomiques et risques
- Croissance :
- La reprise économique se poursuit à un rythme modéré.
- La croissance devrait s’accélérer au cours des deux prochaines années et se situer ensuite entre 3,5% et 3,8%.
- Inflation :
- L’inflation, actuellement élevée, devrait revenir à l’objectif régional de 3%.
- Solde courant :
- L’excédent du solde courant devrait continuer à diminuer avant de devenir négatif, en partie en raison de la baisse prévue des cours du pétrole.
- Principaux risques identifiés :
- Escalade potentielle des conflits dans le monde.
- Chocs climatiques.
- Volatilité des cours du pétrole.
- Resserrement des conditions financières extérieures.
- Ralentissement de la mise en œuvre des réformes.
Réformes structurelles et gouvernance — priorités pour une croissance inclusive
- Mesures structurelles nécessaires pour soutenir la diversification économique et l’investissement privé :
- Amélioration de la transparence des finances publiques et du secteur des hydrocarbures.
- Poursuite de l’opérationnalisation de l’architecture de lutte contre la corruption, y compris le renforcement du cadre de LBC/FT.
- Amélioration de l’inclusion financière.
- Mise en œuvre résolue des réformes des entreprises publiques.
- Adaptation aux risques liés au changement climatique.
- Effet attendu : ces réformes soutiendront une croissance plus forte, plus résiliente et plus inclusive, en particulier à moyen terme.
Communiqué de presse N° 24/269, Département de la communication du FMI, 11 juillet 2024.