Rapport sur la stabilité financière dans le monde, édition d’avril 2021
Global Financial Stability Report, April 2021
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- Rapport sur la stabilité financière dans le monde, édition d’avril 2021
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- Published: April 6, 2021
Contexte général et messages transversaux
- La crise de la COVID-19 a durement frappé plusieurs secteurs, en particulier l’immobilier commercial.
- Les mesures exceptionnelles des pouvoirs publics ont assoupli les conditions financières et soutenu l’économie, limitant des risques immédiats pour la stabilité financière.
- Cette action pourrait néanmoins entraîner des conséquences fortuites : valorisations excessives et aggravation de facteurs de vulnérabilité financière.
- La reprise devrait être asynchrone et divergente entre les pays avancés et les pays émergents.
- Les pays émergents affrontent d’immenses difficultés, surtout si une hausse persistante des taux aux États-Unis entraîne une réappréciation du risque et un durcissement des conditions financières.
- Il est urgent d’agir pour éviter que la crise ne laisse derrière elle des facteurs de vulnérabilité permanents : resserrer certains outils macroprudentiels tout en évitant un durcissement général des conditions financières, et promouvoir l’assainissement des bilans pour une reprise durable et inclusive.
Chapitre 2 — Secteur non financier : conditions financières, endettement et stabilité macrofinancière
- Constat principal :
- Dans de nombreuses économies, les sociétés non financières et les ménages présentaient à l’aube de la crise des niveaux historiquement élevés d’endettement, permis par des conditions financières relativement lâches.
- Le soutien monétaire et budgétaire exceptionnel a amorti le choc, mais le ratio d’endettement du secteur non financier s’est encore accru dans les économies avancées comme dans les économies émergentes.
- Analyse des risques :
- Le relâchement des conditions financières tend à accélérer l’accumulation de l’endettement.
- Un niveau élevé ou une forte croissance du ratio d’endettement complique l’arbitrage intertemporel : la souplesse des conditions financières stimule la croissance à court terme mais aggrave les aléas baissiers pour la croissance à moyen terme.
- Recommandations et mesures politiques :
- La politique macroprudentielle peut tempérer l’accumulation de l’endettement et renforcer la résilience.
- Les autorités doivent prendre les devants et durcir certains outils macroprudentiels en vue de remédier à la hausse des facteurs de vulnérabilité du secteur non financier, compte tenu des décalages entre mise en œuvre et effets.
- Il est urgent d’élargir la panoplie d’outils destinée au secteur financier non bancaire, qui prend une part croissante du financement du secteur non financier.
- Les dirigeants doivent se demander s’il conviendrait d’établir des amortisseurs ailleurs pour protéger le système financier, en raison des difficultés à concevoir et mettre en pratique des outils macroprudentiels dans les cadres existants.
- Définition utilisée :
- Le secteur privé non financier dans le chapitre comprend deux secteurs principaux : les entreprises non financières et les ménages. Autrement dit, il exclut à la fois le secteur financier et le secteur public. Tout au long du chapitre, le raccourci « secteur non financier » est utilisé.
Chapitre 3 — Immobilier commercial : impacts, risques pour la stabilité financière et réponses
- Constat principal :
- La crise de la COVID-19 a durement frappé le secteur de l’immobilier commercial : le nombre de transactions et les prix ont chuté en 2020 à l’échelle mondiale, les mesures d’endiguement freinant l’activité économique.
- Des effets délétères sur les segments du commerce de détail, des bureaux et des hôtels pourraient devenir permanents du fait de mutations structurelles (télétravail, déclin des grandes villes).
- Implications pour la stabilité financière :
- L’ampleur du secteur de l’immobilier commercial et sa forte dépendance au financement par emprunt, où banques et institutions financières non bancaires jouent un rôle de premier plan, ainsi que la présence d’investisseurs étrangers dans certaines juridictions, laissent présager des implications potentiellement considérables pour la stabilité financière.
- Les désalignements de prix se sont creusés pendant la pandémie et risquent d’exacerber les aléas baissiers pour la croissance future du PIB via des corrections de prix potentiellement brusques.
- Les chocs négatifs sur les prix nuisent à la capacité de remboursement des emprunteurs, à la solvabilité des prêteurs et à l’investissement des entreprises non financières.
- Recommandations et mesures politiques :
- Les mesures d’appui des pouvoirs publics restent justifiées à ce stade pour maintenir la souplesse des conditions financières, préserver le flux de crédit au secteur des entreprises non financières et stimuler la demande globale.
- Toutefois, la souplesse des conditions financières risque d’alimenter une hausse des facteurs de vulnérabilité et la persistance des désalignements de prix.
- Des instruments macroprudentiels (par exemple, des limites à la quotité de prêt et au ratio de couverture du service de la dette) devront être appliqués sans délai pour remédier à ces facteurs.
- Dans les pays où d’importantes entrées de capitaux en faveur du secteur font peser des risques, des mesures de gestion des flux de capitaux peuvent se justifier dans certaines circonstances.
- Il convient d’élargir le champ d’application de la politique macroprudentielle pour inclure les institutions financières non bancaires, acteurs importants sur les marchés de financement de l’immobilier commercial.
- Le recours aux tests de résistance pourrait être envisagé pour déterminer le niveau adéquat des volants de capitaux nécessaires face aux risques liés à l’immobilier commercial.
Rapport sur la stabilité financière dans le monde, édition d’avril 2021 (avril 2021).
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- Secteur Non Financier
- Executive Summary