Le Conseil d'administration du FMI conclut les entretiens annuels sur les politiques communes des pays de la CEMAC
IMF News, July 26, 2016
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- Published: July 26, 2016
Contexte macroéconomique et perspectives
- Croissance régionale : 1,6 percent en 2015 (contre 4,9 percent en 2014); prévision de 1,9 percent en 2016; reprise attendue à 3,5 percent par an à partir de 2017.
- Ralentissement attribué à : réduction des investissements publics et de la production de pétrole.
- Inflation et masse monétaire : en 2015, la masse monétaire et le crédit à l'économie sont devenus négatifs pour la première fois depuis une dizaine d'années, contribuant à une faible inflation.
- Déficits : en 2015, déficit budgétaire de 6 percent du PIB et déficit courant de 9 percent du PIB, liés à une baisse de 32 percent des recettes d’exportations pétrolières.
- Scénario médian : persistance de bas prix du pétrole et dépenses publiques élevées maintiendront déficits à quelque 6 percent (budgétaire) et 8 percent (courant) du PIB en 2016; redressement progressif des prix du pétrole et assainissement budgétaire modéré devraient ramener déficits à 3 percent du PIB à l’horizon 2021.
- Réserves et secteur bancaire : réserves de change en baisse; le système bancaire semble avoir réchappé à la baisse de l’activité économique jusqu'à présent.
Evaluations chiffrées (sélection de chiffres clés)
- Croissance du PIB à prix constants : 2012 = 5,4; 2013 = 2,1; 2014 = 4,9; 2015 = 1,6; 2016 Estim. = 1,9; 2017 Proj. = 3,3 (variation annuelle en %).
- PIB pétrolier (variation annuelle en %) : 2012 = -0,3; 2013 = -8,0; 2014 = 3,0; 2015 = -0,4; 2016 = -1,5; 2017 = 0,2.
- PIB non pétrolier (variation annuelle en %) : 2012 = 5,9; 2013 = 4,6; 2014 = 5,0; 2015 = 2,6; 2016 = 2,7; 2017 = 4,1.
- Prix du pétrole (en dollars par baril) : 2012 = 105.0; 2013 = 104; 2014 = 96; 2015 = 51; 2016 = 44.
- Réserves de changes officielles brutes (fin de période, Millions de dollars) : 2012 = 17.531; 2013 = 18.222; 2014 = 15.309; 2015 = 10.139; 2016 Estim. = 7.866; 2017 Proj. = 7.634.
- Mois d'importations de biens et de services (moins importations intra-régionales) : 2012 = 5,7; 2013 = 5,6; 2014 = 6,1; 2015 = 3,4.
- En % de la masse monétaire au sens large (réserves) : 2012 = 88,7; 2013 = 83,7; 2014 = 64,3; 2015 = 52,0; 2016 = 38,5; 2017 = 34,5.
- PIB nominal (en milliards de FCFA) : 2012 = 45.877; 2013 = 45.572; 2014 = 46.702; 2015 = 43.369; 2016 = 43.423; 2017 = 47.019.
- FCFA par dollar US, en moyenne : 2012 = 511; 2013 = 494; 2014 = 591; 2015 = … (non renseigné).
- Exportations de biens et de services non facteurs (en % du PIB) : 2012 = 57,0; 2013 = 53,7; 2014 = 50,8; 2015 = 41,5; 2016 = 36,3; 2017 = 37,0.
- Importations de biens et de services non facteurs (en % du PIB) : 2012 = 42,4; 2013 = 41,0; 2014 = 43,0; 2015 = 42,3; 2016 = 36,9; 2017 = 34,8.
- Dette publique extérieure (en % du PIB) : 2012 = 13,1; 2013 = 15,5; 2014 = 18,5; 2015 = 23,4; 2016 = 25,6; 2017 = 25,8.
- Monnaie au sens large (variation annuelle en %) : 2012 = 16,6; 2013 = 9,4; 2014 = -2,2; 2015 = 3,6; 2016 = 7,4.
- Avoirs extérieurs nets (variation annuelle en %) : 2012 = 9,5; 2013 = -7,6; 2014 = -17,7; 2015 = -8,5; 2016 = -3,9.
- Avoirs intérieurs nets (variation annuelle en %) : 2012 = 6,7; 2013 = 9,0; 2014 = 14,9; 2015 = 15,6; 2016 = 12,1; 2017 = 11,2.
- Epargne nationale brute (en % du PIB) : 2012 = 30,8; 2013 = 26,5; 2014 = 27,1; 2015 = 20,2; 2016 = 21,1; 2017 = 20,0.
- Investissement intérieur brut (en % du PIB) : 2012 = 30,1; 2013 = 31,4; 2014 = 32,7; 2015 = 29,7; 2016 = 28,8; 2017 = 25,1.
- Dont: investissement public (en % du PIB) : 2012 = 14,0; 2013 = 14,5; 2014 = 14,3; 2015 = 10,7; 2016 = 9,8; 2017 = 7,9.
- Recettes totales hors dons (en % du PIB) : 2012 = 27,6; 2013 = 26,8; 2014 = 25,0; 2015 = 19,0; 2016 = 18,8.
- Dépenses publiques (en % du PIB) : 2012 = 29,2; 2013 = 30,3; 2014 = 29,6; 2015 = 26,6; 2016 = 25,9; 2017 = 23,8.
- Solde budgétaire primaire de base2 (en % du PIB) : 2012 = -0,6; 2013 = -1,6; 2014 = -2,5; 2015 = -4,4; 2016 = -2,9; 2017 = -1,2.
- Solde budgétaire de base3 (en % du PIB) : 2012 = -1,3; 2013 = -3,1; 2014 = -5,2; 2015 = -4,1; 2016 = -2,4.
- Solde budgétaire global hors dons (en % du PIB) : 2012 = -3,5; 2013 = -4,6; 2014 = -6,4; 2015 = -6,8; 2016 = -5,0.
- Solde budgétaire total hors pétrole, hors dons4 (en % du PIB non pétrolier) : 2012 = -31,0; 2013 = -29,1; 2014 = -25,9; 2015 = -18,0; 2016 = -15,9; 2017 = -13,6.
- Solde budgétaire primaire hors pétrole, dons compris4 (en % du PIB non pétrolier) : 2012 = -28,9; 2013 = -27,3; 2014 = -24,0; 2015 = -16,3; 2016 = -13,4; 2017 = -11,2.
Principales conclusions du Conseil d'administration
- Préoccupation générale face à la détérioration des perspectives économiques due à de multiples chocs : repli des cours du pétrole, situation sécuritaire, et réponse insuffisante à la conjoncture.
- Nécessité d’un ajustement fiscal résolu et opportun pour assurer la viabilité de la dette et la viabilité extérieure, reconstituer les réserves internationales et préserver la stabilité macroéconomique.
- Importance d’un renforcement des institutions régionales pour améliorer l’intégration régionale, la cohérence des politiques et l’adhésion aux réformes.
- Appel au FMI et aux partenaires internationaux à renforcer leur appui pour aider les autorités à gérer les difficultés économiques actuelles.
Recommandations de politiques et réformes
- Budgétaire :
- Poursuivre l’assainissement budgétaire pour faire face aux déficits budgétaire et courant.
- Élargir l’assiette fiscale hors pétrole.
- Rationaliser et améliorer la qualité des dépenses pour accroître les rendements économiques et la protection sociale.
- Emprunter à des conditions concessionnelles autant que possible; mener une politique d’emprunt et de gestion de la dette prudente.
- Envisager d’abaisser le plafond de la dette dans le nouveau cadre de convergence régionale et renforcer les mécanismes de suivi.
- Monétaire :
- Noter les limites d’un assouplissement supplémentaire de la politique monétaire; faire preuve de prudence.
- Geler les avances statutaires aux États et éviter le financement monétaire indirect.
- Accélérer les réformes du cadre de politique monétaire, y compris par une plus grande indépendance de la banque centrale.
- Reconstituer d’urgence les réserves, encourager la mise en commun des réserves des pays membres.
- Mettre en œuvre les recommandations de l’évaluation des sauvegardes en suspens.
- Secteur financier et stabilité :
- Développer un solide cadre macroprudentiel pour préserver la stabilité financière.
- Poursuivre la mise en œuvre des recommandations du PESF de 2015 et des mesures pour élargir l’inclusion financière et renforcer le dispositif de LBC/FT.
- Réformes structurelles :
- Mener des réformes structurelles ambitieuses pour améliorer la compétitivité et la diversification, stimuler l’investissement privé et améliorer le climat des affaires.
- Renforcer les institutions régionales pour améliorer la collaboration et la gestion macroéconomique.
Principaux risques identifiés
- Un redressement des prix du pétrole inférieur aux attentes compromettrait la stabilité macroéconomique et l’investissement privé.
- Une détérioration de la situation sécuritaire dans le bassin du lac Tchad pourrait compromettre la stabilité et l’investissement.
- Le repli de la croissance en Chine pourrait peser sur les prix des produits de base, notamment du pétrole, freiner la demande et restreindre les financements.
Communiqué de presse N° 16/361, le 26 juillet 2016. Département de la communication du FMI.