Les services du FMI achèvent une mission de consultation pour 2016 au titre de l'Article IV au Togo
IMF News, November 3, 2016
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- Les services du FMI achèvent une mission de consultation pour 2016 au titre de l'Article IV au Togo
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- Published: November 3, 2016
Mission et contexte
- Mission conduite par Madame Cemile Sancak.
- Séjour à Lomé du 20 octobre au 2 novembre 2016.
- Communiqué de presse N° 16/485, le 3 novembre 2016.
- Objectif : consultations 2016 au titre de l’article IV des statuts du FMI; discussions avec les autorités togolaises, le secteur privé et les partenaires au développement.
- Contacts mentionnés pendant la visite : M. Sani Yaya (ministre de l’Economie et des Finances), M. Kossi Assimaidou (ministre de la Planification et du développement), M. Kossi Ténou (Directeur national de la BCEAO pour le Togo), et d’autres hauts fonctionnaires.
Croissance et inflation — constatations et projections
- Croissance réalisée en 2015 : 5,3 %.
- Rôle des facteurs de croissance 2015 : initiatives d’investissement public et augmentations de la productivité dans le secteur agricole.
- Inflation en 2015 : 1,8 % (attribuée à la baisse des prix des produits pétroliers et du transport).
- Projection pour 2016 : croissance de 5 %.
- Projection de moyen terme : croissance progressive pour atteindre 5,6 % d’ici 2021.
- Projection de l’inflation pour 2016 : 2,1 %; reste modérée dans les années à venir.
- Facteurs limitant la croissance en 2016 : contraction des investissements publics, recul de la croissance chez les principaux partenaires commerciaux, détournement du trafic portuaire vers d’autres ports de la région.
- Perspectives : amélioration du réseau de transport et gains de productivité agricole soutiendront la croissance; rôle croissant attendu du secteur privé comme moteur de la croissance.
Dette publique et politique budgétaire
- Évolution de la dette publique (incluant l’encours de la dette des entreprises publiques) : de 48,6 % du PIB en 2011 à 75,4 % du PIB en 2015.
- Référence normative : plafond de 70 % du PIB fixé par la commission de l’UEMOA pour la dette publique totale.
- Causes de l’augmentation : investissements dans l’infrastructure publique financés par l’emprunt intérieur et l’emprunt extérieur; règlements importants du service de la dette, notamment les préfinancements, exerçant des pressions sur le budget.
- Engagement des autorités : volonté ferme de ramener la dette publique à un niveau viable.
- Scénario budgétaire et trajectoire de la dette : suite à l’amélioration de l’orientation budgétaire, la dette publique baisserait de 75,4 % du PIB en 2015 à 56,4 % à l’horizon 2021.
- Mesures envisagées par les autorités pour la viabilité de la dette :
- Réduire les dépenses en capital financées sur ressources intérieures.
- Établir des partenariats avec le secteur privé et les partenaires techniques et financiers pour améliorer l’infrastructure.
- Recentrement des politiques sur des dépenses d’infrastructure financées de manière viable et des programmes sociaux ciblés (Programme d'urgence de développement communautaire (PUDC) et Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV)).
- Identifier les priorités de développement dans le Plan national de développement (PND) 2018-2022 et traduire ces priorités dans le budget.
Réformes structurelles prioritaires
- Modernisation de l’administration fiscale en s’appuyant sur les fondements existants à l’Office Togolais des Recettes (OTR).
- Accélération de la mise en œuvre des mesures clés relatives à la gestion des finances publiques, y compris :
- Amélioration de la gestion de la dette.
- Amélioration de la gestion des investissements publics.
- Cible générale : promouvoir une croissance durable et inclusive et préserver la stabilité macroéconomique et financière.
Secteur financier — observations et recommandations
- Nécessité d’une application plus rigoureuse du cadre réglementaire en vigueur.
- Exhortation adressée aux banques : les établissements non conformes aux normes prudentielles doivent prendre des mesures correctives immédiates.
- Micro-finance : besoin d’améliorer la stabilité financière du secteur de la micro-finance, notamment par le renforcement des capacités de l’organe chargé de la supervision des établissements de micro-finance au sein du ministère des Finances.
Prochaines étapes et calendrier
- Le rapport des services sur les consultations de 2016 au titre de l’article IV devrait être soumis au Conseil d’administration du FMI pour examen au mois de janvier 2017.
- L’équipe du FMI a remercié les autorités togolaises pour leur hospitalité et leur collaboration.
Source : Communiqué de presse N° 16/485, 3 novembre 2016, services du Fonds monétaire international.