Le Conseil d’administration du FMI approuve un accord de 241,5 millions de dollars au titre de la FEC en faveur du Togo
IMF News, May 5, 2017
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- Published: May 5, 2017
Approbation et décaissement
- Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un nouvel accord triennal en faveur du Togo au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) pour un montant de 176,16 millions de DTS (120 % de la quote-part du Togo, ou environ 241,5 millions de dollars américains).
- La décision du Conseil d’administration permet un décaissement immédiat de 25,17 millions de DTS (environ 34,5 millions de dollars américains).
- Le reliquat sera échelonné sur la durée du programme, sous réserve de revues semestrielles.
- Le Togo a une quote-part de 146,80 millions de DTS au FMI.
Objectifs du programme appuyé par la FEC
- Consolider la stabilité macroéconomique et promouvoir une croissance durable et inclusive.
- Réduire le déficit budgétaire global de manière considérable en début de période afin d’assurer la viabilité à long terme de la dette et de la position extérieure.
- Recentraliser la politique économique sur une croissance durable et inclusive en ciblant les dépenses sociales et en engageant des dépenses dans les infrastructures de manière viable sur le plan financier.
- Corriger les faiblesses existantes du secteur financier, surtout dans les deux banques publiques.
- Renforcer la gestion des finances publiques et de la dette, ainsi que l’administration des recettes.
- Renforcer les normes de réglementation et de contrôle du secteur de la microfinance.
Évolution économique récente
- Croissance : a atteint 5,2 % sur la période 2014-16, portée par les investissements dans les infrastructures et une production agricole vigoureuse.
- Inflation : a été bien maîtrisée, grâce à la baisse des prix de l’alimentation, de l’énergie et du transport.
- Pauvreté : le taux de pauvreté est tombé de 61,7 % en 2006 à 55,1 % en 2015; la pauvreté reste cependant concentrée géographiquement.
- Dette publique : est passée de 48,6 % du PIB en 2011 à 80,8 % du PIB en 2016 (76,2 % hors dette des entreprises publiques), en raison des investissements dans les infrastructures publiques financés par des emprunts intérieurs et extérieurs.
- Déficit des transactions extérieures courantes : est resté élevé, à 9,8 % du PIB en 2016, principalement à cause des importations liées aux investissements.
Perspectives à moyen terme et risques
- Croissance prévue : devrait passer de 5 % en 2016 à 5,6 % en 2021, grâce à l’amélioration du réseau de transport et aux gains de productivité dans le secteur agricole.
- Rôle du secteur privé : devrait jouer un rôle croissant de moteur de la croissance, tandis que l’investissement public retrouve son niveau viable à long terme.
- Risques à la baisse : insuffisance des capacités d’exécution des réformes structurelles; résistance aux réformes de la part de groupes d’intérêt; un nouveau ralentissement dans les principaux partenaires commerciaux régionaux.
- Dette publique : devrait tomber d’un sommet attendu de 81,3 % du PIB en 2017 à 73 % en 2019, avec l’amélioration de l’orientation de la politique budgétaire.
Résumé du programme et mesures clés
- Renforcement du solde budgétaire et amélioration de la gestion des finances publiques et de la dette, tout en cherchant à satisfaire les besoins sociaux.
- Objectifs budgétaires : accroître les recettes; réduire les dépenses d’équipement financées sur ressources intérieures; redistribuer les dépenses récurrentes afin de cibler les besoins sociaux fondamentaux.
- Réorganisation du Ministère des finances et mise en place de processus établis en matière de marchés publics et de budget pour l’investissement public.
- Renforcement de l’administration fiscale par l’élargissement de l’assiette de l’impôt et un meilleur suivi des exemptions.
- Modernisation et automatisation des pratiques douanières.
Secteur bancaire public
- Les autorités togolaises ont l’intention de s’attaquer aux problèmes persistants de deux grandes banques publiques.
- Les deux banques sous-capitalisées devraient faire l’objet d’une résolution d’ici la fin de la première année du programme, et être remplacées par une seule banque publique qui serait suffisamment capitalisée.
Communiqué de presse N° 17/151, le 5 mai 2017, Département de la communication du FMI