Les risques extérieurs menacent la stabilité de la reprise en Afrique subsaharienne
IMF News, October 11, 2018
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- Les risques extérieurs menacent la stabilité de la reprise en Afrique subsaharienne
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- Published: October 11, 2018
Situation générale et perspectives de croissance
- La reprise économique devrait se poursuivre en Afrique subsaharienne.
- Croissance prévue : de 2,7 % en 2017 à 3,1 % en 2018.
- La situation n’est pas homogène :
- Pays exportateurs de pétrole (ex. Angola, Nigéria) ont connu des années difficiles après la chute des cours du pétrole en 2014 ; la croissance y a repris mais à des niveaux inférieurs à ceux d’avant 2014.
- La croissance reste élevée dans les pays pauvres en ressources naturelles.
- La publication illustre la situation à l’aide de six graphiques.
Assainissement des finances publiques
- Déficit budgétaire moyen de la région :
- 4,2 % du PIB en 2017.
- 3,3 % du PIB prévu en 2018.
- Réduction du déficit largement attribuée à :
- Rebond des prix pétroliers pour les pays exportateurs de pétrole.
- Coupes sombres dans les dépenses d’équipement dans plusieurs pays.
- Faible mobilisation des recettes fiscales : les recettes restent très inférieures au potentiel régional.
- Recommandation implicite : procéder à de nouveaux ajustements pour augmenter les recettes afin de réduire les vulnérabilités liées à la dette et dégager des ressources pour le développement.
Vulnérabilités liées à la dette
- En 2017, quinze pays à faible revenu de l’Afrique subsaharienne présentaient un risque élevé de surendettement ou étaient en situation de surendettement :
- Risque élevé : Burundi, Cameroun, Cabo Verde, République centrafricaine, Éthiopie, Gambie, Ghana, Sao Tomé-et-Principe, Zambie.
- En situation de surendettement : Tchad, République du Congo, Érythrée, Mozambique, Soudan du Sud, Zimbabwe.
- Facteurs principaux de la dynamique de la dette :
- Importants déficits budgétaires.
- Dans certains cas, dépréciations du taux de change.
- Réduction de la dette principalement observée chez les pays exportateurs de pétrole.
- Recommandation : amélioration des cadres de gestion de la dette pour une meilleure maîtrise des risques.
Risques extérieurs et perspectives mondiales
- L’économie mondiale entre dans une période d’incertitude inhabituelle avec des risques considérables pour de nombreux pays de la région.
- Tensions commerciales et impact prévu :
- Les tensions commerciales entre les États-Unis, d’autres grandes puissances économiques et la Chine risquent de coûter à l’Afrique subsaharienne une perte cumulée de 1,5 % du PIB entre 2018 et 2021.
- Les pays les plus exposés : pays exportateurs de produits de base et pays fortement intégrés aux marchés mondiaux (importateurs ou exportateurs de ces produits).
- Exposition à un resserrement des conditions financières mondiales :
- Un resserrement résultant d’une normalisation plus rapide que prévu de la politique monétaire dans les pays avancés ou d’un changement d’attitude soudain des investisseurs pourrait entraver le financement et la croissance.
- À ce stade, les « pays pré émergents » supportent bien la volatilité observée depuis la mi-avril 2018 dans quelques grands pays émergents.
- La montée des taux d’intérêt aux États-Unis et l’appréciation du dollar accentuent les risques.
- Probabilité d’une inversion massive des flux étrangers en Afrique subsaharienne beaucoup plus élevée si les taux d’intérêt américains augmentent.
Besoin d’accélérer la croissance et les mesures recommandées
- Croissance potentielle à moyen terme :
- 4 % est jugé trop faible pour l’Afrique subsaharienne.
- Objectif implicite : accélérer la croissance pour créer les 20 millions d’emplois supplémentaires nécessaires pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail.
- Mesures nécessaires pour une croissance vigoureuse, persistante et inclusive :
- Approfondir l’intégration commerciale et financière, notamment dans le contexte de la zone de libre-échange continentale de l’Afrique.
- Faciliter la circulation des travailleurs et des capitaux par une meilleure affectation des dépenses publiques.
- Exploiter les possibilités offertes par la quatrième révolution industrielle en promouvant la connectivité numérique et la flexibilité du système éducatif.
- Supprimer les distorsions du marché.
- Prendre des mesures favorisant l’investissement privé et la prise de risques.
Source: Les risques extérieurs menacent la stabilité de la reprise en Afrique subsaharienne — Fonds monétaire international, le 11 octobre 2018.