Les services du FMI achèvent leur mission en République du Congo
IMF News, May 9, 2019
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- Published: May 9, 2019
Résultat de la mission
- La mission du FMI, dirigée par Alex Segura-Ubiergo, a séjourné à Brazzaville du 1er au 8 mai et a achevé les discussions, ad référendum, sur un programme qui pourrait être soutenu par un arrangement financier au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC).
- La mission est parvenue à un accord, ad référendum, qui pourrait être soutenu par un programme au titre de la FEC.
- À son retour au siège, et après la mise en œuvre par les autorités des mesures convenues pendant la mission, l’équipe du FMI soumettra un rapport soutenant la demande de la République du Congo pour un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit, qui sera soumis à l’appréciation du conseil d’administration du FMI.
Perspectives macroéconomiques
- L’activité économique est restée modérée en 2018 : la croissance globale a été inférieure à 1 %.
- Une reprise économique est attendue et la croissance pourrait dépasser 5 % en 2019, portée par :
- une forte expansion de la production pétrolière ;
- une reprise progressive de la croissance du secteur non pétrolier, tirée par l’agriculture, la sylviculture et le transport.
- L’inflation demeure faible.
- Grâce à la forte expansion des exportations pétrolières et à une exécution prudente du budget 2018, le solde des transactions extérieures courantes et le solde budgétaire global ont été largement excédentaires.
Position budgétaire et dette
- Le renforcement de la position budgétaire est particulièrement remarquable : le solde budgétaire global est passé d’un déficit de 7,4 % du PIB en 2017 à un excédent de 6,8 % en 2018.
- Le déficit primaire hors secteur pétrolier est passé de 35,7 % du PIB non pétrolier en 2017 à 28,7 % en 2018.
- La dette publique totale (y compris les arriérés intérieurs) a chuté de 118 % du PIB en 2017 à environ 91 % en 2018, suite au renforcement de la position budgétaire et à la hausse du PIB nominal soutenue par l’augmentation de la production et des prix du pétrole.
- Le budget 2019 prévoit de poursuivre l’assainissement des finances publiques; selon les données préliminaires pour le premier trimestre, l’exécution du budget reste prudente et les autorités sont sur une bonne voie pour atteindre leurs objectifs budgétaires de l’année.
Arriérés, secteur bancaire et vulnérabilités financières
- Les créances en souffrance du secteur bancaire ont atteint 23 % des prêts bruts à fin Décembre 2018.
- Les arriérés intérieurs ont dépassé 15 % du PIB en 2018.
- La mission a souligné qu’il sera essentiel d’adopter un plan crédible priorisant :
- le remboursement des arriérés sociaux (en particulier les retraites) ;
- le règlement des arriérés intérieurs envers les fournisseurs de l’État.
- Ces mesures visent à protéger les revenus de base, favoriser la croissance et préserver la stabilité du secteur financier. La mission identifie ceci comme l’une des priorités économiques les plus urgentes à court terme.
Réformes structurelles, gouvernance et transparence pétrolière
- Les autorités ont préparé et publié un rapport sur la gouvernance et ont adopté récemment trois lois visant à lutter contre la corruption.
- Les autorités sont résolues à améliorer la gestion et l’enregistrement comptable des flux des recettes pétrolières.
- Les autorités transmettront au parlement, au plus tard fin mai 2019, trois rapports distincts sur :
- i) les contrats de préfinancement conclus par la SNPC ;
- ii) tous les accords particuliers de financement d’infrastructures financés par des prélèvements en nature issus des recettes pétrolières ;
- iii) tous les projets mis en œuvre par le ministère des Grands Travaux entre 2014 et 2017.
- Elles publieront également avant fin mai 2019 les tableaux de réconciliation des flux pétroliers audités par KPMG.
- La mission a recommandé d’accroître les dépenses sociales par rapport au budget de 2019, notamment celles relatives au projet Lisungi (un programme de transferts monétaires conditionnels), ainsi que d’autres programmes sociaux prioritaires dans les secteurs de la santé et de l’éducation.
Restructuration de la dette extérieure et recommandations de négociation
- L’accord de restructuration de la dette bilatérale de la République du Congo envers la Chine qui a été récemment conclu représente une étape décisive vers le rétablissement de la viabilité de la dette.
- Les autorités doivent mettre en œuvre leur stratégie annoncée de restructuration de la dette extérieure envers les créanciers commerciaux, en particulier celle des négociants en pétrole.
- Les autorités, avec l’aide de leurs conseillers financiers et juridiques, doivent poursuivre des négociations de bonne foi avec leurs créanciers, en tenant compte de la capacité de paiement de la République du Congo.
Prochaines étapes et conditions
- Après la mise en œuvre par les autorités des mesures convenues pendant la mission, l’équipe du FMI soumettra un rapport soutenant la demande d’un accord triennal au titre de la FEC, qui sera présenté au conseil d’administration du FMI.
- La mission a rencontré Son Excellence le Président Denis Sassou N’Guesso, le Premier Ministre Clément Mouamba, le Ministre des Finances et du Budget Calixte Nganongo, le Président du Comite Technique, Lucien Ebata, le Directeur national de la BEAC, Michel Dzombala, ainsi que d'autres hauts fonctionnaires, des représentants du secteur privé et des partenaires du développement internationaux.
Chiffres clés mentionnés
- Mission : du 1er au 8 mai.
- Croissance 2018 : inférieure à 1 %.
- Croissance attendue 2019 : pourrait dépasser 5 %.
- Créances en souffrance bancaires : 23 % des prêts bruts à fin Décembre 2018.
- Arriérés intérieurs : ont dépassé 15 % du PIB en 2018.
- Solde budgétaire global : déficit de 7,4 % du PIB en 2017 → excédent de 6,8 % en 2018.
- Déficit primaire hors secteur pétrolier : 35,7 % du PIB non pétrolier en 2017 → 28,7 % en 2018.
- Dette publique totale (y compris arriérés intérieurs) : 118 % du PIB en 2017 → environ 91 % en 2018.
Communiqué de presse N° 19/154 — le 9 mai 2019 — Département de la communication du FMI