Le conseil d’administration du FMI achève les consultations de 2021 au titre de l’article IV avec la Côte d’Ivoire
IMF News, July 22, 2021
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- Published: July 22, 2021
Résumé des constats macroéconomiques et trajectoire de croissance
- La Côte d’Ivoire a montré une "forte résilience" face à la pandémie de COVID-19.
- Croissance du PIB réel :
- 2020 : 2,0
- 2021 (projection) : 6,0
- 2022 (projection) : 6,5
- Comparaison aux prévisions pré-COVID-19 : la croissance 2020 est inférieure d’"environ 4½ %".
- Facteurs soutenant la résilience : solidité des paramètres fondamentaux d’avant la crise, rapidité des mesures des autorités, faible dépendance à certains secteurs très touchés et soutien international, notamment du FMI.
- Projection moyenne 2021-26 : la croissance devrait se situer autour de "6-6½ %", sous réserve d’un recul de la pandémie.
- Inflation :
- 2018 : 0,4
- 2019 : 0,8
- 2020 : 2,4
- 2021 (proj.) : 2,5
- 2022 (proj.) : 2,2
- L’inflation connaît une hausse provisoire liée aux ruptures d’approvisionnement et aux pénuries d’électricité.
Finances publiques, dette et balance extérieure
- Déficit budgétaire : 2020 : -5,6% du PIB (augmentation des dépenses pour soutenir entreprises et ménages).
- Dette publique, garanties comprises :
- 2018 : 36,0 (en % du PIB)
- 2019 : 38,8
- 2020 : 47,7
- 2021 (proj.) : 49,4
- 2022 (proj.) : 50,5
- Dette extérieure (n’inclut pas les garanties au titre de la dette) :
- 2018 : 23,2 (en % du PIB)
- 2019 : 25,5
- 2020 : 30,0
- 2021 (proj.) : 31,2
- 2022 (proj.) : 30,9
- Compte des transactions courantes (en % du PIB) :
- 2018 : -3,9
- 2019 : -3,5
- 2020 : -4,3
- 2021 (proj.) : -4,2
- Solde budgétaire (en % du PIB) :
- 2018 : -2,9
- 2019 : -2,3
- 2020 : -5,6
- 2021 (proj.) : -4,7
- Recettes et dons (en % du PIB) :
- 2018 : 14,8
- 2019 : 15,0
- 2020 : 14,7
- 2021 (proj.) : 15,3
- Dépenses (en % du PIB) :
- 2018 : 17,7
- 2019 : 17,3
- 2020 : 20,6
- 2021 (proj.) : 20,3
- 2022 (proj.) : 19,9
Risques et vulnérabilités
- Risques extérieurs :
- Pandémie plus difficile à endiguer (nouveaux variants, déploiement vaccinal lent) pouvant affaiblir la reprise mondiale.
- Forte hausse des primes de risque mondiales pouvant compliquer l’accès aux marchés internationaux.
- Risques intérieurs :
- Prolongation des pénuries d’énergie et retards dans les réformes pouvant saper la confiance et freiner l’investissement privé.
- Fragilisation des indicateurs d’endettement si l’augmentation des recettes ne se matérialise pas.
- Détérioration possible de la situation sécuritaire à la frontière nord.
- Facteurs positifs possibles :
- Mise en œuvre d’un solide programme de réformes dans le cadre du prochain plan national de développement stimulerait la croissance et l’investissement.
Évaluation et recommandations du conseil d’administration
- Les administrateurs :
- Saluent la résilience économique due aux mesures rapides face à la pandémie, à une décennie de politiques macroéconomiques avisées et au soutien international dont le FMI.
- Estiment que la croissance devrait se rétablir en 2021 et que les perspectives à moyen terme sont favorables, sous réserve d’incertitudes extérieures.
- Insistent sur l’importance de maintenir les mesures de soutien jusqu’à ce que la reprise soit solidement installée, tout en préservant la viabilité de la dette et en encourageant la transformation de l’économie.
- Recommandations budgétaires et fiscales :
- Assouplir l’orientation budgétaire en 2021 pour tenir compte des investissements supplémentaires et des dépenses de sécurité.
- Revenir dès que possible à l’objectif de déficit budgétaire de l’UEMOA.
- Accroître "considérablement" les recettes intérieures en rationalisant les dépenses fiscales, en élargissant l’assiette de l’impôt et en renforçant l’administration fiscale.
- Continuer les efforts pour renforcer la gestion des finances publiques, favoriser la transformation numérique et améliorer la transparence budgétaire.
- Politiques sociales et gouvernance :
- Améliorer les dispositifs de protection sociale par des politiques sociales volontaristes.
- Promouvoir la bonne gouvernance et améliorer le climat des affaires, notamment en adoptant rapidement la stratégie nationale de lutte contre la corruption.
- Favoriser l’inclusion financière, accroître l’efficacité des marchés du travail pour faciliter la formalisation et renforcer la résilience face aux changements climatiques.
- Secteur financier :
- Maintenir la stabilité financière lors du retrait des mesures de soutien par une surveillance rigoureuse du secteur financier et une rapide restructuration des banques publiques.
- Endettement et capacité de remboursement :
- La capacité de la Côte d’Ivoire à rembourser le FMI reste "satisfaisante".
- Notation d’un "risque modéré de surendettement" avec un espace limité pour absorber les chocs.
- Nécessité de reconstituer des marges de manœuvre budgétaires, poursuivre une stratégie d’endettement prudente et faire avancer les réformes pour développer les marchés financiers régionaux.
Principaux indicateurs socio-économiques (valeurs signalées)
- Population (2020) : 26,9 millions
- Indice de Gini (2015) : 41,5
- PIB par habitant (2020) : 2 278 dollars
- Espérance de vie : 58 ans
- Pourcentage de la population en-dessous du seuil de pauvreté (2018) : 39,5%
- Taux d’alphabétisme : 47,2%
Communiqué de presse N° 21/223, 22 juillet 2021, Département de la communication du FMI