Les services du FMI achèvent leur mission de consultation de 2025 au titre de l’article IV avec le Mali
IMF News, June 13, 2025
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- Published: June 13, 2025
Mission et contexte
- Équipe dirigée par Mme Wenjie Chen, en visite à Bamako du 9 au 13 juin 2025 pour les consultations 2025 au titre de l'article IV.
- Entretiens productifs avec les autorités maliennes, des cadres des principaux ministères et organismes publics, des partenaires au développement et des représentants du secteur privé.
- Réunions mentionnées : ministre de l'Économie et des Finances M. Alousséni Sanou, ministre de la Justice M. Mamoudou Kassogue, Directeur National de la BCEAO pour le Mali M. Baréma Bocoum.
Évaluation récente et facteurs affectant l’économie
- L'économie malienne fait face à : l'insécurité alimentaire et des menaces sécuritaires, des chocs climatiques, des contraintes de financement extérieur et des perspectives économiques mondiales incertaines.
- Facteurs spécifiques ayant pesé sur la performance récente :
- crise de l'électricité,
- inondations,
- baisse de la production aurifère et fermeture de la plus grande mine d'or,
- resserrement des conditions de financement au sein de l'UEMOA,
- absence d'aide budgétaire extérieure.
Principales constatations macroéconomiques et projections
- Croissance et déficit :
- Croissance économique estimée à 4,7 % en 2024, sans changement depuis 2023.
- Le déficit budgétaire de l’État ramené à 2,6 % du PIB en 2024.
- Croissance du PIB réel prévue à 5,0 % en 2025.
- Sous réserve de la reprise de l'intégralité des activités minières, croissance prévue à 5,4 % en 2026.
- Déficit budgétaire attendu à 3,4 % en 2025, en partie en raison des dépenses publiques pour atténuer les répercussions des inondations.
- Causes du déficit 2024 : forte mobilisation des recettes, paiements exceptionnels effectués par des sociétés minières et de télécommunication, maîtrise plus stricte des dépenses courantes dans un contexte de financements limités.
- Conditions de financement : coûts d'emprunt élevés pour l'État du fait du resserrement au sein de l'UEMOA et de l'absence d'aide budgétaire extérieure.
- Incertitude : perspectives demeurent incertaines et les risques de révision à la baisse sont considérables.
Priorités politiques et recommandations budgétaires
- Objectif général : donner la priorité à la viabilité des finances publiques, notamment en se rapprochant du plafond de déficit budgétaire de 3 % fixé par l'UEMOA.
- Mesures recommandées :
- accroître les recettes intérieures en élargissant l'assiette fiscale, y compris celles provenant du secteur minier;
- renforcer les administrations fiscale et douanière;
- améliorer l'efficience des dépenses tout en préservant l'investissement public et les ménages vulnérables.
- Réformes structurelles et gouvernance :
- réduire l'incertitude entourant les politiques intérieures;
- poursuivre l’amélioration de la gouvernance budgétaire et la gestion des finances publiques;
- remédier à la vulnérabilité des entreprises publiques et renforcer leur surveillance, en particulier la Société d'électricité Énergie du Mali;
- renforcer des cadres réglementaires transparents pour attirer l'investissement étranger.
Conclusions de l'équipe
- L'économie malienne a fait preuve d'une certaine résilience malgré les crises.
- Le succès du plan de développement Vision 2063 et de la Stratégie Nationale Pour l’Emergence et le Développement Durable 2024-2033 dépend de la mise en œuvre de politiques macroéconomiques saines et de progrès achevés en matière de réformes structurelles.
- Remerciements de l'équipe des services du FMI aux autorités et aux interlocuteurs pour leur étroite collaboration et leurs entretiens productifs.
Communiqué de presse N° 25/196 — Département de la communication du FMI (13 juin 2025).