Le FMI approuve une aide de 66,2 millions de dollars en faveur de la Côte d'Ivoire au titre de l'Assistance d'urgence post-conflit

Communiqué de presse n° 08/73 (F)
le 7 avril 2008

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le 4 avril, 2008, en faveur de la Côte d'Ivoire, une aide d'un montant équivalent à 40,6 millions de DTS (environ 66,2 millions de dollars des Etats-Unis) au titre de l'Assistance d'urgence post-conflit (AUPC) afin de poursuivre les efforts entrepris sous un premier programme appuyé par l'AUPC (cf. Communiqué de presse n° 07/176 du 3 août 2007) visant à renforcer les bases d'une reprise durable.

L'Assistance d'urgence post-conflit (AUPC) est destinée à faciliter le renforcement des capacités administratives et institutionnelles qui sera nécessaire pour soutenir la reprise économique et un niveau d'assistance financière plus élevé. L'appui du FMI dans le cadre de l'AUPC est un volet essentiel d'un effort international concerté visant à apporter une aide financière à la Côte d'Ivoire.

À l'issue de la discussion que le Conseil d'administration a consacrée à la demande formulée par la Côte d'Ivoire, M. John Lipsky, Premier Directeur général adjoint et Président par intérim, a déclaré:

 « La Côte d'Ivoire progresse vers une réunification effective et une paix durable. Bien qu'il y ait eu des retards dans la mise en œuvre de l'Accord de Ouagadougou, il est clair que le dialogue politique s'est instauré et que l'amélioration de la situation sécuritaire est aussi à l'origine de meilleurs résultats économiques. La croissance estimée du revenu réel par habitant pour 2008 devrait favoriser aussi la croissance dans toute la sous-région. 

« L'évolution budgétaire de 2007 est proche des cibles du programme, même si les dépassements en matière de dépenses non productives se sont faits aux dépens de programmes d'infrastructure et de sortie de crise. Les autorités ont effectué des avancées significatives concernant les paiements à la Banque mondiale et à la Banque africaine de développement et la réduction des arriérés intérieurs.

« Des progrès ont aussi été réalisés sur le front structurel. La communication des données sur les prélèvements quasi-budgétaires sur le cacao s'est améliorée et une grande partie de ces prélèvements a été consacrée à des projets ruraux. Les audits du secteur de l'énergie sont en cours de finalisation et la communicatin des données sur les flux financiers s'est améliorée. Mais la mise en œuvre de certaines mesures budgétaires clés a subi des retards ou a été reportée en 2008, notamment la tarification de l'énergie. Les progrès en matière de renforcement du système bancaire ont été faibles.

« La poursuite du rééquilibrage des finances publiques en 2008 créera un espace budgétaire pour satisfaire les besoins sociaux, les infrastructures de base et les autres besoins post-conflit. Il convient pour cela de prendre des mesures pour améliorer l'administration fiscale dans tout le pays, stabiliser la masse salariale tout en localisant les recrutements sur les sociaux et réduire de manière décisive les dépenses courantes hors salaires. Le programme envisage aussi des actions en vue d'améliorer la gestion des dépenses publiques, notamment en adhérant à des procédures budgétaires et en mettant à la disposition du Conseil des ministres et du public des états d'exécution budgétaire trimestriels. La poursuite des efforts en matière d'accroissement de la transparence et de l'efficacité dans le secteur café/cacao et dans le secteur de l'énergie — y compris par le biais d'une réforme du secteur de l'électricité et d'une tarification adéquate des produits pétroliers — sera déterminante pour renforcer les perspectives de croissance économique.

« Le soutien continue de la communauté internationale reste essentiel pour que la Côte d'Ivoire puisse assurer une paix durable et une reprise économique. Ce soutien serait facilité par l'achèvement rapide du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) dans le cadre de larges consultations avec la population. Les administrateurs sont d'accord pour dire qu'un solide bilan d'exécution des politiques sous l'AUPC aiderait à ouvrir la voie d'un accord FRPC et d'un point de décision PPTE, » a dit M. Lipsky.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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