Le Conseil d'administration du FMI achève la quatrième revue de l'accord avec Haïti au titre de la FRPC et approuve une augmentation de 36,6 millions de dollars de l'assistance financière ainsi qu'un décaissement de 35,8 millions de dollars

Communiqué de presse n° 09/34 (F)
Le 13 février 2009

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la quatrième revue des résultats économiques obtenus par Haïti dans le cadre de l'accord appuyé par la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC), et il a approuvé une augmentation de l'aide financière d'un montant équivalent à 24,57 millions de DTS (environ 36,6 millions de dollars EU) pour atténuer les effets négatifs d'une série de cyclones survenus en 2008 et du ralentissement de l'activité mondiale. L'achèvement de la revue permet à Haïti de recevoir un décaissement immédiat d'un montant équivalent à 23,98 millions de DTS (environ 35,8 millions de dollars EU), ce qui porte le total des décaissements à 91,3 millions de DTS (environ 136,1 millions de dollars EU). Le Conseil d'administration a aussi accordé une dérogation pour le non-respect d'un critère de réalisation quantitatif de septembre 2008, à savoir un léger écart du crédit net de la banque centrale au secteur public non financier par rapport au critère fixé.

L'accord FRPC triennal a été approuvé en novembre 2006 pour un montant initial de 73,71 millions de DTS (environ 109,9 millions de dollars EU) (voir communiqué de presse 06/258). En même temps, le FMI et la Banque mondiale ont déterminé qu'Haïti remplissait les conditions requises pour bénéficier d'un allégement de dette au titre de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) (voir communiqué de presse 06/261). En juin 2008, le Conseil d'administration a approuvé la première augmentation de l'assistance financière au titre de l'accord FRPC, d'un montant équivalent à 16,38 millions de DTS (environ 24,4 millions de dollars EU ; voir communiqué de presse 08/145) pour aider Haïti à atténuer les effets de la flambée des prix internationaux des denrées alimentaires et des carburants.

À l'issue de la réunion du Conseil d'administration, M. Kato, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :

Il convient de féliciter les autorités haïtiennes d'avoir préservé la stabilité macroéconomique et progressé dans l'application des réformes structurelles en 2008, en dépit des graves chocs qu'a subis l'économie. La montée des prix de l'alimentation et des carburants et les troubles politiques qui ont suivi ont fortement entravé l'action de l'État, tandis qu'une succession de cyclones et de tempêtes tropicales ont causé des pertes économiques sans précédent.

Les autorités restent résolument déterminées à mettre en œuvre leur programme économique, lequel vise à concilier le maintien de la stabilité macroéconomique et la promotion du développement économique et social. Étant donné les considérables besoins de dépenses liés à la reconstruction de l'infrastructure et aux priorités de réduction de la pauvreté, un nouvel effort de mobilisation des recettes intérieures est nécessaire. Cependant, le soutien de la communauté internationale sera déterminant, et il convient d'encourager les autorités à continuer de travailler en étroite collaboration avec les donateurs pour mobiliser une aide supplémentaire.

Pour autant que les derniers déclencheurs du passage au point d'achèvement de l'initiative PPTE soient mis en œuvre en temps voulu, Haïti devrait obtenir un allégement de la dette au titre de l'initiative PPTE et de l'IADM d'ici la mi-2009. Pour préserver la viabilité de la dette, les autorités devront faire preuve de prudence en ce qui concerne les nouveaux emprunts et mener une politique économique qui encourage la croissance et la diversification des exportations.

Haïti continuera de faire face à des difficultés. La situation politique et sociale demeure fragile, les effets des chocs climatiques sont persistants, et le ralentissement de l'économie mondiale devrait peser sur les envois de fonds de l'étranger et les exportations. Les résultats impressionnants et la ferme volonté des autorités d'exécuter le programme constituent des arguments de poids pour que le FMI et la communauté internationale accordent leur appui. L'octroi en temps voulu d'une aide adéquate sera cruciale pour préserver les gains durement acquis ces dernières années, appliquer la stratégie de réduction de la pauvreté et stimuler la croissance économique.

La FRPC est le guichet concessionnel du FMI pour les pays à faible revenu. Les programmes soutenus par cette facilité s'appuient sur une stratégie de réduction de la pauvreté formulée par le pays bénéficiaire. Cette stratégie, qui est adoptée au terme d'un processus de consultation auquel participent la société civile et les partenaires au développement, est énoncée dans le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté établi par le pays. Le but est de faire en sorte que les programmes appuyés par la FRPC soient conformes à un cadre global de politiques macroéconomiques, structurelles et sociales visant à stimuler la croissance et à réduire la pauvreté. Les prêts accordés au titre de la FRPC sont assortis d'un taux d'intérêt annuel de 0,5 % et sont remboursables sur dix ans, avec un différé d'amortissement de cinq ans et demi pour le principal.



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