Le FMI achève la troisième et dernière revue du programme du Sénégal appuyé par la FCE, approuve un décaissement de 47,7 millions de dollars EU et achève la cinquième revue de l’accord au titre de l’ISPE

Communiqué de presse n° 10/212
Le 24 mai 2010

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la troisième et dernière revue des résultats obtenus par le Sénégal dans le cadre d'un programme économique appuyé par un accord au titre de la Facilité de protection contre les chocs exogènes (FCE). Cette décision permet au Sénégal de tirer le montant restant, qui est équivalent à 32,36 millions de DTS (environ 47,7 millions de dollars EU), ce qui porte le total des décaissements au titre de l'accord FCE à 121,35 millions de DTS (environ 178,8 millions de dollars EU). Le Conseil d'administration a aussi approuvé des dérogations pour le non-respect des critères de réalisation relatifs au solde budgétaire de base et à la dette extérieure non concessionnelle.

L'accord FCE en faveur du Sénégal a été approuvé le 19 décembre 2008 (communiqué de presse 08/334) pour aider le pays à répondre à un besoin de balance des paiements amplifié par la hausse des prix des produits alimentaires et énergétiques. Le 19 juin 2009, le Conseil d’administration a approuvé une augmentation de 72,81 millions de DTS (environ 107,3 millions de dollars EU) de l’aide financière accordée au Sénégal au titre de la FCE, pour la porter à 121,35 millions de DTS (environ 178,8 millions de dollars EU), et une prolongation de 12 à 18 mois de l’accord FCE pour compenser les effets de la crise économique mondiale sur la balance des paiements du pays (communiqué de presse 09/223).

Le Conseil d'administration a aussi achevé la cinquième revue de l’accord au titre de l'Instrument de soutien à la politique économique (ISPE) en faveur du Sénégal. Cet accord triennal a été approuvé le 2 novembre 2007 (communiqué de presse 07/246) pour soutenir les réformes économiques du pays. Il visait à consolider la stabilité macroéconomique, accroître le potentiel de croissance du pays et réduire la pauvreté. Le Conseil d'administration a aussi approuvé une dérogation pour le non-respect du critère d'évaluation relatif au solde budgétaire de base.

A l'issue des délibérations du Conseil d'administration sur le Sénégal, M. Murilo Portugal, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :

«Après la flambée des prix des produits alimentaires et énergétiques survenue en 2008, l’activité économique a continué de ralentir en 2009 en raison de la récession mondiale et de chocs internes, notamment des pénuries temporaires d’électricité. Si des incertitudes continuent de planer sur l’avenir économique du pays, les indicateurs récents portent néanmoins à penser que la croissance économique a passé le creux de la vague. D'après les projections, la croissance devrait reprendre progressivement. L'inflation des prix à la consommation, qui a été négative au second semestre de 2009 en raison de l'évolution des prix internationaux et de l’absence de pressions du côté de la demande intérieure, devrait revenir à sa tendance de long terme.

«Les autorités ont l'intention de rééquilibrer les finances publiques à moyen terme et de continuer à œuvrer à la normalisation complète des relations entre l’État et le secteur privé. Bien que le risque de surendettement soit faible, il conviendra de mettre fin progressivement aux mesures de relance budgétaire de manière à ramener le déficit au niveau compatible avec la viabilité de la dette. Les autorités sont déterminées à procéder à un règlement rapide et transparent du reste des dépenses extrabudgétaires et de la dette des agences. Cela devrait conforter la reprise et donner aux autorités une plus grande marge de manœuvre pour atteindre leur double objectif, à savoir accroître les investissements publics de nature à stimuler la croissance et préserver les dépenses prioritaires.

«Il importera de poursuivre les réformes structurelles afin de rehausser la croissance. De même, il est impératif de continuer à réformer la gestion des finances publiques pour assurer une planification et un contrôle plus efficaces des dépenses. Les projets d'investissement devraient être choisis et leur degré de priorité défini en fonction d'analyses rigoureuses de leurs coûts et avantages économiques de manière à améliorer la productivité des dépenses publiques. Le plan de réforme du secteur de l’énergie doit être appliqué intégralement et sans délai afin de limiter les risques pour les finances publiques et l'économie. Des efforts soutenus s’imposent aussi pour accroître la contribution du secteur financier à l’économie.»



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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