Le Conseil d’administration du FMI achève la quatrième revue de l’accord FEC en faveur de la Mauritanie et approuve un décaissement de 16,78 millions de dollars

Communiqué de presse n° 12/248
Le 2 juillet 2012

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui la quatrième revue des résultats économiques enregistrés par la République islamique de Mauritanie dans le cadre du programme appuyé par un accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit.

L’achèvement de la revue a pour effet de mettre 11,04 millions de DTS (environ 16,78 millions de dollars) à la disposition de la République islamique de Mauritanie. Ce montant porterait le total des décaissements au titre de l’accord à 55,2 millions de DTS (environ 83,89 millions de dollars).

Le Conseil d’administration a approuvé un accord triennal en faveur de la Mauritanie en mars 2010, pour un montant équivalant à 77,28 millions de DTS (soit environ 120 % de la quote-part de la Mauritanie au FMI ; voir Communiqué de presse no 10/89).

Les administrateurs ont pris note des progrès réalisés par les autorités au regard des objectifs de réforme énoncés dans le cadre du programme appuyé par la FEC, en dépit d’une grave sécheresse et d’une conjoncture économique difficile.

Dans sa décision de mener à terme la revue, le Conseil d’administration du FMI a également approuvé la demande formulée par les autorités à l’appui d’une dérogation pour non observation et de la modification de critères de réalisation.

À l’issue des délibérations du Conseil d’administration, Mme Nemat Shafik, Directrice générale adjointe et Présidente par intérim, a déclaré ce qui suit :

«En 2011 la Mauritanie a enregistré de solides résultats dans le cadre du programme appuyé par la FEC. La mise en œuvre de politiques saines a contribué à la constitution d’importantes marges de manœuvre budgétaires et extérieures, lesquelles ont aidé l’économie à faire face à une grave sécheresse, à un ralentissement de la demande extérieure et à la montée des cours internationaux des produits énergétiques et alimentaires. Les progrès ont cependant été limités dans la lutte contre le chômage et la pauvreté, et l’économie reste vulnérable aux chocs exogènes du fait de sa dépendance à l’égard des exportations de produits de base.

À court terme, la Mauritanie doit avant tout veiller au maintien de la stabilité macroéconomique. À cet égard, l’adjudication de bons du Trésor d’une nouvelle échéance à court terme en vue d’éponger les excès de liquidités dans le secteur bancaire contribuera à maîtriser l’inflation. Le modeste relâchement de l’orientation budgétaire en 2012 pour répondre aux besoins liés à la sécheresse est jugé approprié, mais ces dépenses additionnelles devront être progressivement supprimées une fois que les effets de la sécheresse auront été surmontés, de manière à assurer la viabilité des finances publiques.

Il convient de saluer la détermination des autorités à assainir la situation budgétaire à moyen terme. Le remplacement des subventions généralisées des prix par des mesures bien ciblées de protection sociale constitue un volet essentiel de cette stratégie. Afin d’atténuer davantage les vulnérabilités, il importe d’affranchir la politique budgétaire de la volatilité des cours des matières premières, notamment en créant un fonds minier bien géré. Il faut en outre poursuivre les efforts visant à améliorer le recouvrement des recettes fiscales non minières et à dégager de nouvelles recettes dans le secteur des ressources naturelles, tout en protégeant la Mauritanie comme destination pour les investisseurs étrangers.

Il demeure crucial de mener à bien les réformes structurelles destinées à créer des emplois, à réduire la pauvreté et à diversifier l’économie par-delà l’exportation de matières premières. L’application du nouveau code des investissements et l’implantation du guichet unique constituent d’importantes initiatives qui ouvrent la voie vers l’amélioration du climat des affaires. Il importe aussi de faire face aux problèmes de gouvernance qui subsistent, notamment par l’application systématique du nouveau code des marchés publics».



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