Le Conseil d’administration du FMI approuve un accord de 6,2 milliards de dollars en faveur du Maroc au titre de la ligne de précaution et de liquidité

Communiqué de presse n° 12/287
Le 3 août 2012

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé aujourd’hui un accord de 24 mois en faveur du Maroc au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL), d’un montant équivalant à 4.117,4 millions de DTS (soit environ 6,21 milliards de dollars et 700 % de la quote-part). L’accès dans le cadre de l’accord durant la première année sera d’un montant équivalant à 2.352,8 millions de DTS (soit environ 3,55 milliards de dollars et 400 % de la quote-part), et l’accès cumulé durant la deuxième année s’élèvera à 6,21 milliards de dollars.

La LPL permettra aux autorités de poursuivre la mise en œuvre de leur propre programme de réformes, dont l’objectif est de promouvoir une croissance économique vigoureuse et solidaire, tout en offrant une assurance utile contre les chocs exogènes. Les autorités marocaines ont fait savoir qu’elles entendent traiter ce dispositif à titre de précaution et qu’elles n’ont pas l’intention d’effectuer de tirages, à moins que le Maroc n’enregistre de véritables besoins de balance des paiements imputables à une détérioration de la conjoncture extérieure.

La formule des LPL a été mise en place en 2011 pour répondre de façon plus adaptée aux besoins de liquidité des pays membres dotés de fondamentaux économiques solides et ayant mené des politiques saines, mais qui restent exposés à des facteurs de vulnérabilité.

À l’issue des délibérations du Conseil d’administration sur le Maroc, Christine Lagarde, Directrice générale du FMI et Présidente du Conseil d’administration, a fait la déclaration suivante :

«Les politiques économiques saines et les vastes réformes structurelles mises en œuvre par le Maroc ont contribué à de solides résultats macroéconomiques, notamment sous la forme d’une croissance robuste, d’une inflation faible et d’un système bancaire résilient. Cette évolution favorable, de même que la solidité des fondamentaux économiques et des dispositifs institutionnels ont aidé le pays à amortir l’impact de la crise mondiale et à répondre à des besoins sociaux pressants.

«La montée des cours du pétrole a contribué à une accumulation de tensions sur les plans budgétaire et extérieur. Les autorités ont déjà pris des mesures pour corriger ces facteurs de vulnérabilité, et elles sont résolues à poursuivre des politiques saines. La récente augmentation des prix encadrés des carburants constitue un signe tangible de la détermination des autorités à réformer le système de subventions et à assurer de manière plus générale la viabilité des finances publiques. Le programme économique des autorités vise à améliorer les indicateurs sociaux, à réduire le chômage, à rehausser la compétitivité et à relever le potentiel d’une croissance plus vigoureuse et plus solidaire. Les autorités continueront de surveiller la santé du système financier afin de préserver sa solidité, et de maintenir un niveau adéquat de réserves internationales.

«En dépit de ces politiques de vaste envergure et des perspectives macroéconomiques favorables, le Maroc est exposé à des risques extérieurs liés aux incertitudes de la zone euro et à un éventuel renchérissement du pétrole. Un accord de deux ans au titre de la ligne de précaution et de liquidité confèrera au Maroc une police d’assurance utile pour répondre aux besoins de financement immédiats dans l’éventualité où ces risques se matérialiseraient, en renforçant la confiance des marchés et en facilitant un meilleur accès aux marchés de capitaux privés. Les autorités entendent traiter cet accord à titre de précaution.»



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