Le Conseil d’administration du FMI achève la deuxième revue de l’accord LPL avec le Maroc

Communiqué de presse n° 13/290
Le 31 juillet 2013

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui la deuxième revue des résultats obtenus par le Maroc dans le cadre d’un programme économique de deux ans soutenu par la ligne de précaution et de liquidité (LPL), et a réaffirmé que le Maroc continuait de remplir les conditions requises pour bénéficier des ressources de la LPL.

L’accord au titre de la LPL a été approuvé le 3 août 2012 pour un montant équivalent à 4.117,4 millions de DTS (environ 6,2 milliards de dollars EU, soit 700 % de la quote-part; voir communiqué de presse 12/287). Le montant des ressources mises à disposition durant la première année est équivalent à 2.352,8 millions de DTS (environ 3,6 milliards de dollars EU, soit 400 % de la quote-part), avec une augmentation durant la deuxième année portant le montant cumulé mis à disposition à l’équivalent de 4.117,4 millions de DTS (environ 6,2 milliards de dollars EU). Le Conseil d’administration a achevé la première revue de l’accord le 1er février 2013.

L’accord LPL continuera de soutenir le programme de réformes conçu par les autorités elles-mêmes, qui vise à rendre possible une croissance économique plus forte et mieux partagée en fournissant une assurance utile contre les chocs d’origine externe. La ligne de précaution et de liquidité a été créée pour répondre avec plus de souplesse aux besoins de liquidité des pays membres dont l’économie est foncièrement solide et qui ont fait leurs preuves en appliquant une politique économique avisée, mais qui restent exposés à certains facteurs de vulnérabilité.

Le Conseil d’administration du FMI se félicite de l’intention des autorités de continuer à considérer cet accord comme un accord de précaution.

À l’issue des délibérations du Conseil d’administration, Mme Nemat Shafik, Directrice générale adjointe et Présidente par intérim, a fait la déclaration suivante :

«L’accord au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL) du FMI, que les autorités ont l’intention de continuer à considérer comme un accord de précaution, a fourni au Maroc une assurance contre les risques extérieurs tout en soutenant la stratégie économique des autorités.

«Après la dégradation des comptes budgétaires et extérieurs en 2012, les autorités ont pris des mesures importantes pour réduire les facteurs de vulnérabilité, et ce malgré une conjoncture extérieure peu favorable et un environnement régional difficile. Il sera essentiel, pour préserver la stabilité macroéconomique tout en faisant en sorte que la croissance économique soit plus forte et mieux partagée, de continuer d’œuvrer à la formation d’un consensus autour des réformes difficiles mais nécessaires, puis d’entreprendre ces réformes.

«L’objectif de 5,5 % du PIB que les autorités ont fixé pour le déficit budgétaire de 2013 reste compatible avec leur objectif à moyen terme axé sur le maintien de la viabilité budgétaire et le soutien de l’ajustement extérieur. Pour que cet objectif puisse être atteint, il sera nécessaire de surveiller attentivement et de maîtriser fermement les dépenses pendant le reste de l’année. La réforme fiscale prévue devrait permettre une plus grande équité et soutenir la compétitivité tout en dégageant des ressources suffisantes. Il importe de continuer à contenir la masse salariale et le coût global des subventions pour créer l’espace nécessaire à un meilleur ciblage des dépenses sociales et à une augmentation des dépenses en capital. À cet égard, les mesures prises récemment pour réduire les subventions vont dans le bon sens et il sera crucial de procéder à une vaste réforme des subventions pour réduire encore les facteurs de vulnérabilité budgétaire et extérieure. En outre, il importe d’adopter au plus vite une nouvelle loi de finances organique pour doter le pays d’un cadre budgétaire solide, transparent et moderne.

«La baisse des cours mondiaux des produits de base, l’augmentation des exportations dans les secteurs nouvellement développés et la diminution des importations de denrées alimentaires ont contribué à réduire le déficit extérieur courant et, conjuguées à l’afflux de capitaux, à stabiliser les réserves. Afin de préserver ces acquis, la mise en œuvre de réformes structurelles pour rehausser la compétitivité demeure une tâche prioritaire. La transition vers une plus grande souplesse du taux de change reposant sur des politiques macroéconomiques et structurelles appropriées renforcerait la compétitivité extérieure du pays et la capacité de l’économie à amortir les chocs.»



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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