Déclaration au terme de la mission des services du FMI au Burkina Faso

Communiqué de presse n° 13/182
le 20 mai 2013

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) a séjourné à Ouagadougou du 25 Avril au 8 Mai 2013 afin de mener des discussions avec les autorités burkinabés sur la sixième revue de son programme économique et financier soutenu par le FMI au titre de l’accord de la Facilité Elargie de Crédit (FEC). ). La mission a rencontré M. Lucien Bembamba, Ministre de l'Economie et des Finances ; Mme Clotilde Ki-Nikiéma, Ministre du Budget ; M. Salif Kaboré, Ministre des Mines ; M. Mahama Zoungrana, ministre de l'Agriculture ; et M. Charles Ki-Zerbo , Directeur National de la Banque Centrale des Etats de Afrique de l'Ouest, ainsi que d'autres hauts fonctionnaires, des représentants du secteur privé et des partenaires au développement.

Mme Laure Redifer, chef de mission du FMI pour le Burkina Faso, a fait la déclaration suivante aujourd'hui à Ouagadougou:

«Malgré les chocs externes, l'activité économique en 2012 a été soutenue, avec une estimation de la croissance du PIB atteignant 9 pourcent, en raison d'une importante campagne agricole 2012, d’une production minière plus forte que prévue, et d’une forte activité dans les services. Les récoltes ont contribué à faire baisser les prix alimentaires et l'inflation globale, conformément aux attentes, et l'inflation moyenne est restée de l'ordre de 3,5 à 4,0 pourcent. Les soldes extérieurs se sont détériorés en 2012, mais pas autant qu'on le craignait, les besoins plus élevés d'importation ayant été compensés par des exportations minières et de coton plus fortes que prévues.

"La collecte des recettes a été soutenue en 2012, avec des recettes totales atteignant 17,7 pourcent du PIB. Les dépenses, y compris celles autorisées par la loi de règlement, étaient conformes aux attentes, mais leur composition reflète une exécution de projets d'investissement financés par des ressources extérieures plus faible que prévu - compensée par la hausse plus importante que prévue des dépenses de fonctionnement et des dépenses d'investissement financées sur ressources intérieures. Le déficit budgétaire qui en résulte est de 3,1 pour cent du PIB, en conformité avec les prévisions. Tous les critères de performance quantitatifs et la plupart des mesures structurelles pour fin Décembre 2012 contenues dans le programme soutenu par le FMI ont été respectés.

«À l'avenir, les réformes soutenues par le programme mettront l'accent sur la rationalisation et le renforcement des processus d’utilisation de ressources nationales en augmentation, en particulier pour améliorer les infrastructures et la formation, deux conditions préalables à la création d'emplois. La répartition des dépenses sera guidé par les priorités de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD), mais devront aussi répondre aux besoins immédiats, tels que le renforcement de la sécurité nationale, la reconstitution des stocks alimentaires, l'amélioration de la fourniture d'énergie, et le renforcement de la capacité de stockage des carburants ».

« L'activité économique réelle en 2013 devrait rester forte : elle est estimée à 7 pourcent en s'appuyant sur les politiques de croissance de la SCADD. Si les perspectives positives concernant les prix internationaux de l’or et du coton se matérialisent ainsi que les projections de prix de carburant plus faibles, les soldes budgétaires et extérieurs devraient s'améliorer en 2013 et l'inflation devrait rester faible.

«La mission a eu des discussions fructueuses et concertées avec les autorités, et s’est accordée sur un cadre de politique macroéconomiques pour le reste de 2013, qui pourrait servir de base pour la conclusion de la sixième revue sous l'accord FEC. La discussion au Conseil d'administration du FMI est prévue en Juin.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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