Pour que l’économie mondiale retrouve la santé
IMF Blog, March 16, 2020
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- Pour que l’économie mondiale retrouve la santé
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- Authors: Kristalina Georgieva
- Published: March 16, 2020
Contexte et message principal
- La mise en quarantaine et la distanciation sociale sont nécessaires pour la santé publique, mais il faut l’inverse pour préserver la stabilité de l'économie mondiale : échanges constants et coordination étroite.
- De nombreuses mesures d’envergure ont été annoncées chaque jour, y compris des actions monétaires énergiques et coordonnées.
- Beaucoup reste à faire : il est indispensable de prendre davantage de mesures coordonnées pour renforcer la confiance et stabiliser l'économie mondiale.
- Le FMI a publié un ensemble de recommandations destinées à guider les pays pendant la période difficile à venir.
Trois domaines d’action pour l’économie mondiale
- Fiscal
- Prendre des mesures de relance budgétaire supplémentaires pour éviter des préjudices économiques durables.
- Priorité immédiate aux dépenses de santé et aux personnes dans le besoin.
- Poursuivre et intensifier les efforts pour aider les personnes et les entreprises les plus touchées, notamment :
- augmenter le nombre de congés maladie payés;
- accorder des allégements fiscaux ciblés.
- Les arguments en faveur d'une relance budgétaire mondiale coordonnée et synchronisée se renforcent à mesure que le virus se propage.
- Exemples historiques : pendant la crise financière mondiale, les mesures de relance budgétaire prises par le G20 ont représenté environ 2 % du PIB, soit plus de 900 milliards de dollars d’aujourd’hui, pour la seule année 2009.
- Monétaire
- Dans les pays avancés, les banques centrales devraient soutenir la demande et renforcer la confiance en assouplissant les conditions financières et en assurant le flux de crédit vers l'économie réelle.
- Mesures annoncées par la Réserve fédérale américaine : nouvelles réductions des taux d'intérêt, des achats d'actifs, un cadrage prospectif et une baisse du niveau de réserves obligatoires.
- Mesures éprouvées et coordonnées des principales banques centrales : assouplissement monétaire et ouverture de lignes de crédit réciproque pour réduire les tensions sur les marchés financiers mondiaux.
- Possibilité de mettre en place des lignes de crédit réciproque avec des pays émergents.
- Flux de capitaux : selon l'Institut de finance internationale, les investisseurs ont retiré près de 42 milliards de dollars des pays émergents depuis le début de la crise — la sortie de capitaux la plus élevée jamais enregistrée par ces pays.
- Les banques centrales des pays émergents et des pays en développement doivent gérer le retournement des flux de capitaux et les chocs sur les produits de base.
- En temps de crise, interventions sur le marché des changes et mesures de gestion des flux de capitaux peuvent compléter les ajustements des taux d'intérêt et autres mesures monétaires.
- Réglementaire
- Les organismes de contrôle du système financier doivent garantir la stabilité financière, préserver la solidité du système bancaire et soutenir l’activité économique.
- La crise permettra d’évaluer l’efficacité des réformes mises en place après la crise financière.
- Encourager les banques à utiliser la souplesse des réglementations en vigueur, par exemple :
- recourir à leurs volants de fonds propres et de liquidités;
- renégocier les conditions de prêt pour les emprunteurs en difficulté.
- Divulgation des risques et communication claire des attentes des organismes de contrôle pour assurer le bon fonctionnement des marchés.
- Les mesures budgétaires, monétaires ou réglementaires sont plus efficaces si elles sont appliquées de manière concertée.
- Études des services du FMI : l'ajustement des dépenses a un effet multiplicateur lorsque les pays agissent de concert.
Que peut faire le FMI ?
- Capacité de prêt mobilisable : 1 000 milliards de dollars.
- Mécanismes modulables d’intervention d’urgence à décaissement rapide pour aider les pays présentant des besoins urgents de financement de leur balance des paiements.
- Ces mécanismes pourraient permettre d'apporter un appui de l'ordre de 50 milliards de dollars aux pays émergents et aux pays en développement.
- Jusqu'à 10 milliards de dollars peuvent être mis à la disposition des pays membres à faible revenu au moyen des mécanismes de financement concessionnel du FMI, dont les prêts sont assortis d’un taux d’intérêt nul.
- Le FMI dispose déjà de 40 accords en cours (de décaissement ou de précaution) prévoyant des engagements de ressources d’un montant cumulé d'environ 200 milliards de dollars.
- Dans de nombreux cas, ces accords peuvent constituer un autre moyen de décaisser rapidement un financement de crise.
- Une vingtaine d'autres pays ont fait part de leur intérêt et le FMI y donnera suite dans les prochains jours.
- Fonds fiduciaire d'assistance et de riposte aux catastrophes (fonds fiduciaire ARC) :
- Peut aider les pays les plus pauvres en leur accordant un allégement immédiat de leur dette, libérant des ressources pour financer les dépenses de santé et les mesures d'endiguement et d'atténuation.
- Promesse de don récente : 195 millions de dollars faite par le Royaume-Uni, portant le fonds fiduciaire ARC à environ 400 millions de dollars pour un possible allégement de la dette.
- Objectif, avec l'aide d'autres donateurs : porter ce montant à 1 milliard de dollars.
- Le FMI peut servir ses 189 pays membres et démontrer l’intérêt de la coopération internationale.
- Conclusion : seules l'échange, la coordination et la coopération permettront de stabiliser l'économie mondiale et de lui permettre de retrouver sa pleine santé.
Source : page d’aperçu du blog "Pour que l’économie mondiale retrouve la santé"
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