Le Conseil d’administration du FMI approuve un accord de 134,04 millions de dollars au titre de la FEC en faveur du Niger
IMF News, January 24, 2017
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- Published: January 24, 2017
Approbation et financements
- Le 23 janvier 2017, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé en faveur du Niger un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant équivalant à 98,7 millions de DTS (environ 134,04 millions de dollars, ou 75 % de la quote-part du Niger).
- Décaissement immédiat prévu : 14,1 millions de DTS (environ 19,15 millions de dollars).
- Les montants restants seront échelonnés sur la durée du programme, sous réserve de revues semestrielles.
Objectifs et priorités du nouveau programme FEC
- Consolidation de la stabilité macroéconomique.
- Favoriser une croissance élevée et équitable, accroître les revenus et créer des emplois.
- Renforcer les fondements d’un développement durable.
- Accent mis sur :
- augmentation de l’espace budgétaire pour financer les infrastructures et les dépenses sociales;
- amélioration de la gestion des finances publiques et de l’efficience des dépenses;
- renforcement du climat des affaires et de l’accès aux services financiers;
- développement financier inclusif;
- stratégie visant à réduire les inégalités entre hommes et femmes et à exploiter le dividende démographique.
Contexte et enseignements des accords antérieurs
- Progrès considérables accomplis dans le cadre de l’accord de 2012-16 au titre de la FEC : renforcement de la gestion des finances publiques, gestion de la dette et développement du secteur financier.
- Limites observées : impact des chocs, dérapages de la politique économique et faiblesse des capacités ont restreint l’amélioration des indicateurs de développement.
- En réaction à une moins-value plus élevée sur recettes au deuxième semestre de 2016, les autorités ont réduit les engagements sur les dépenses non prioritaires pour le dernier trimestre de 2016 afin d’éviter l’accumulation d’arriérés de paiements et le recours au financement intérieur.
Évolution économique récente (résumé des faits et projections)
- Résultats 2016 :
- Croissance : 4,6 % en 2016 (contre 3,5 % en 2015).
- Inflation : 1,1 % en 2016.
- Secteurs affectés : faible performance persistante des secteurs du pétrole et des mines; chocs sécuritaire et humanitaire; réduction des flux commerciaux vers les pays voisins.
- Perspectives à moyen terme :
- Croissance du PIB : 5,2 % en 2017 (portée par l’agriculture et une hausse attendue de la production pétrolière).
- Inflation : devrait rester inférieure à 2 % en 2017.
- Croissance moyenne 2018-21 : 6,1 % (principalement due à l’expansion du secteur des industries extractives et à une augmentation des investissements publics et privés).
- Inflation : devrait rester inférieure au critère de convergence de 3 % de l’UEMOA.
- Principaux risques : effets externes négatifs des conflits régionaux, vulnérabilité aux catastrophes naturelles et turbulences économiques dans la sous-région.
Principales mesures de politique budgétaire et de gestion des finances publiques
- Objectif : élargir l’assiette de l’impôt pour réduire la dépendance aux recettes volatiles tirées des ressources naturelles.
- Renforcement de l’efficience des administrations de l’impôt et des douanes, et amélioration du recouvrement des impôts.
- Gestion des dépenses axée sur la hiérarchisation, le renforcement du contrôle et la mise en œuvre complète du compte unique du Trésor.
- Mise en place d’un solide mécanisme de gestion des liquidités pour éviter l’accumulation des arriérés intérieurs et contenir l’augmentation de la dette.
- Maintien d’un espace budgétaire pour financer :
- infrastructures;
- dépenses de sécurité élevées;
- dépenses sociales.
Indicateurs économiques et financiers clés (extraits du tableau 2014-21)
- PIB à prix constants (variation annuelle) :
- 2014 : 7.0
- 2015 : 3.5
- 2016 (Est.) : 4.6
- 2017 (Proj.) : 5.2
- 2018 (Proj.) : 5.5
- 2019 (Proj.) : 5.4
- 2020 (Proj.) : 7.4
- 2021 (Proj.) : 6.2
- Production de pétrole (milliers de barils par jour) :
- 2014 : 17
- 2015 : 13
- 2016 : 16
- 2017 : 18
- 2018 : 19
- 2019 : 40
- 2020 : 50
- Indice des prix à la consommation (moyenne annuelle) :
- 2014 : -0.9
- 2015 : 1.0
- 2016 : 1.1
- Exportations, f.à.b. (francs CFA) variation annuelle :
- 2014 : -8.8
- 2015 : -10.1
- 2016 : -10.7
- 2017 : 13.7
- 2018 : 12.3
- 2019 : 33.4
- Total des recettes (variation annuelle) :
- 2014 : 13.6
- 2015 : 7.6
- 2016 : -12.0
- 2017 : 12.4
- 2018 : 11.8
- 2019 : 18.9
- Total des dépenses et prêts nets (variation annuelle) :
- 2014 : 22.7
- 2015 : 9.8
- 2016 : -15.3
- 2017 : 4.7
- 2018 : 4.0
- 2019 : 7.1
- Solde de base (dons exclus) (en % du PIB) :
- 2014 : -6.4
- 2015 : -4.4
- 2016 : -4.9
- 2017 : -4.0
- 2018 : -2.8
- 2019 : 1.5
- Dette totale contractée ou garantie par l'État (en % du PIB) :
- 2014 : 33.7
- 2015 : 41.9
- 2016 : 47.0
- 2017 : 51.1
- 2018 : 53.0
- 2019 : 53.9
- 2020 : 52.4
- 2021 : 50.3
- PIB aux prix courants du marché (Milliards de francs CFA) :
- 2014 : 4,077
- 2015 : 4,242
- 2016 : 4,432
- 2017 : 4,773
- 2018 : 5,146
- 2019 : 5,524
- 2020 : 6,025
- 2021 : 6,523
Définition et portée
- Note sur la FEC : la FEC est un mécanisme de prêt qui apporte un accompagnement soutenu à moyen ou à long terme sous la forme d’un programme dans les cas de problèmes persistants de balance des paiements.
- Informations générales : Le Niger est membre du FMI depuis le 14 avril 1963 et a une quote-part de 131,6 millions de DTS.
Source : Communiqué de presse N° 17/18, Département de la communication du FMI, 24 janvier 2017.