Le conseil d'administration du FMI approuve un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) de 1,52 milliard de dollars en faveur de la République Démocratique du Congo
IMF News, July 15, 2021
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- Published: July 15, 2021
Contexte et justification
- La pandémie de COVID-19 continue d'avoir un impact sévère sur la République Démocratique du Congo (RDC), un état fragile avec des crises sanitaires et sécuritaires récurrentes, une forte volatilité macroéconomique et des institutions faibles.
- L'activité économique a fortement ralenti en 2020 à cause de la COVID-19.
- La contraction du PIB hors industries extractives a été de 1,3% en 2020.
- La faiblesse des recettes et l'augmentation des dépenses liées à la pandémie et à l'initiative de gratuité de l'enseignement ont entraîné un déficit budgétaire important.
- L'inflation a grimpé en flèche, alimentée par une dépréciation rapide du taux de change.
- Les réserves de change officielles brutes ont diminué sous le seuil de deux semaines d'importations.
- Les perspectives économiques à court terme restent incertaines et dépendent de l'évolution de la pandémie ainsi que d'un environnement politique stable.
Détails de l'accord FEC
- Forme : accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit (FEC).
- Montant autorisé : 1.066 millions de DTS (100% de la quote-part ou environ 1,52 milliard de dollars EU).
- Décaissement immédiat : environ 216,9 millions de dollars EU pour renforcer les réserves internationales.
- Historique du soutien antérieur : soutien d'urgence au titre de la facilité de crédit rapide (FCR) en décembre 2019, et en avril 2020 (en soutien budgétaire), pour un total de 533 millions de DTS (50% de la quote-part ou 731,7 millions de dollars EU).
Objectifs et axes du programme soutenu
- Maintenir la stabilité macroéconomique.
- Accroître la marge de manœuvre budgétaire.
- Promouvoir une croissance économique durable et menée par le secteur privé.
- L'arrangement au titre de la FEC se concentrera sur trois domaines clés :
- (i) Intensification de la mobilisation des recettes intérieures afin d'accroître la marge de manœuvre budgétaire pour les infrastructures et les dépenses sociales.
- (ii) Renforcement de la gouvernance, notamment la gestion des ressources naturelles et la transparence.
- (iii) Renforcement du cadre de la politique monétaire et de l'indépendance de la banque centrale.
Principales mesures et réformes envisagées
- Mobilisation des recettes :
- Mise en place d'une TVA fonctionnant correctement.
- Rationalisation des charges non fiscales et parafiscales.
- Uniformisation des dépenses fiscales.
- Modernisation de l'administration des recettes.
- Discipline budgétaire :
- Prioriser l'augmentation des dépenses sociales tout en évitant l'octroi d'avances par la BCC.
- Donner la priorité au financement concessionnel et à l'allégement dans le cadre de l'Initiative de suspension du service de la dette pour favoriser la viabilité de la dette.
- Politique monétaire et secteur financier :
- Modernisation du cadre de politique monétaire.
- Renforcement de la situation financière, de la gouvernance et de l’indépendance de la banque centrale.
- Amélioration du cadre de supervision fondé sur les risques et de la surveillance des banques.
- Objectif des autorités : augmenter les réserves de change tout en permettant au taux de change d'agir comme amortisseur.
- Gouvernance et transparence :
- Renforcement de la gestion et de la transparence dans le secteur des ressources naturelles.
- Progrès réalisés : publication des contrats miniers et des dépenses liées à la COVID-19.
- Mesures supplémentaires nécessaires : amélioration du cadre de LBC/FT et renforcement de la résilience aux changements climatiques.
Impact attendu et catalyseur financier
- L’accord au titre de la FEC devrait catalyser le soutien au budget et aux projets des partenaires extérieurs.
- L’accord FEC devrait catalyser le financement de partenaires externes.
- Le programme vise à créer une marge de manœuvre budgétaire pour répondre aux besoins d'infrastructure et sociaux tout en maintenant un risque modéré de surendettement.
Déclaration de la direction du FMI
- Déclarant : M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim.
- Points soulignés :
- L’économie congolaise a été durement touchée par la pandémie de COVID-19 et se redresse en partie en raison des prix élevés des minéraux.
- Les autorités ont demandé un nouvel accord FEC pour répondre aux besoins prolongés de la balance des paiements et pour soutenir des réformes visant à maintenir la stabilité macroéconomique, à accroître la marge de manœuvre budgétaire, à garantir la viabilité de la dette et à promouvoir une croissance économique durable et menée par le secteur privé.
- Nécessité de mesures supplémentaires pour améliorer le cadre de LBC/FT et pour renforcer la résilience aux changements climatiques.
Communiqué de presse N° 21/217, 15 juillet 2021, Département de la communication du FMI