La déclaration de fin de mission résume les constats préliminaires effectués par les représentants du FMI à l'issue de certaines missions (visites officielles, dans la plupart des cas dans les pays membres). Ces missions s'inscrivent dans le cadre des consultations périodiques (en général annuelles)au titre de l'Article IV des Statuts du FMI, ou sont organisées lorsqu'un pays demande à utiliser les ressources du FMI (à lui emprunter des fonds), ou encore dans le contexte des discussions sur les programmes suivis par le services du FMI, ou d'autres exercices de suivi de la situation économique.

Maroc : Consultations de 2007 au titre de l'Article IV

Conclusions préliminaires
Rabat, Maroc
11 juin 2007


1. La mission du Fonds monétaire international (FMI) qui a séjourné à Rabat du 31 mai au 11 juin 2007 pour mener les discussions relatives aux consultations au titre de l'Article IV des statuts du FMI tient à remercier les autorités marocaines de leur accueil chaleureux et de leur disponibilité. Les discussions ont été d'une grande richesse, et se sont déroulées dans un excellent esprit de collaboration.

Contexte

2. Les bons résultats de 2006 confirment que la performance économique du Maroc a franchi un nouveau cap. L'augmentation régulière de la croissance non-agricole depuis 2003 traduit une diversification de ses sources. Au total, la croissance moyenne du PIB a atteint 5,4% depuis 2001, marquant une rupture de tendance avec le passé. La croissance totale est désormais moins volatile, et, bien qu'encore affectée par les aléas climatiques, s'en affranchit graduellement. Ces bons résultats sont le reflet de la qualité de la gestion macroéconomique et des réformes entreprises pour accroître la productivité globale de l'économie et sa résilience aux chocs.

3. La position extérieure continue de se renforcer. En 2006, la poursuite du dynamisme des recettes liées au tourisme et des transferts des Marocains résidant à l'étranger a permis au compte courant de dégager un surplus pour la sixième année consécutive. La bonne tenue des exportations a permis au déficit commercial, exprimé en pourcentage du PIB, de se maintenir à un niveau proche de celui de 2005, malgré la hausse des importations liée à la reprise économique et à l'augmentation de la facture pétrolière. La forte hausse des investissements directs étrangers hors privatisation a aussi contribué à porter les réserves de change à 21,4 milliards de dollars U.S. à fin avril 2007, un niveau nettement supérieur à l'encours de la dette extérieure. A fin 2006, ce dernier se situait à 23,1 % du PIB, bien en-deçà de la moyenne des pays émergents de l'OCDE.

4. L'excellente performance des recettes fiscales et la modération des dépenses ont significativement amélioré la position budgétaire en 2006. S'ajoutant aux retombées de la croissance, l'efficacité accrue de la politique et de l'administration fiscales ont permis aux recettes fiscales d'augmenter sensiblement. Dans ce contexte, la maîtrise des dépenses courantes, et notamment de la masse salariale, a entraîné une réduction substantielle du déficit budgétaire, en dépit du maintien des charges de la compensation à un niveau élevé. Renouant avec sa tendance baissière, l'encours de la dette publique s'est établi à 57 % du PIB.


chart 1


5. La politique monétaire prudente de Bank Al-Maghrib (BAM) a permis de contenir la hausse de l'indice du coût de la vie, dans un contexte de forte reprise de la demande intérieure et d'abondance de liquidités. La solidité du système financier s'est renforcée, sous l'effet conjugué de la bonne conjoncture et des retombées de l'effort d'assainissement des organismes financiers publics. Le portefeuille des créances en souffrance a été réduit de manière significative, et le provisionnement des créances par les banques s'est amélioré. La forte progression du crédit au secteur privé témoigne également de l'approfondissement de l'intermédiation financière, et notamment de l'amélioration des conditions d'accès au crédit.

6. Les premières retombées de l'amélioration de la performance économique sont tangibles : en 2006, les créations d'emplois ont été une fois et demi supérieures à leur moyenne depuis le début du siècle, atteignant 300 000 nouveaux postes, et le revenu réel par habitant a augmenté de 6 %, portant sa hausse totale au cours des 6 dernières années à 25 %. L'enjeu central de la politique macroéconomique est de pérenniser et de consolider la dynamique en cours pour rapprocher le niveau de vie de la population de celui des pays émergents de l'OCDE. Une croissance plus forte permettrait également de poursuivre la réduction du chômage qui demeure élevé en milieu urbain, surtout chez les jeunes.

7. Les évolutions constatées au cours des premiers mois de 2007 semblent confirmer l'émergence d'une nouvelle donne économique, caractérisée par une croissance plus forte et plus résiliente, tirée par une demande intérieure vigoureuse et une hausse sensible de l'investissement tant domestique qu'étranger. Cependant, la contraction prévisible de la production agricole devrait réduire la croissance totale de 8,1 % en 2006 à 2,5 % en 2007. La reprise de l'investissement compenserait toutefois pour partie l'impact négatif du ralentissement de la croissance sur la demande intérieure, et permettrait à la croissance du PIB non-agricole de passer de 5,2 % en 2006 à 5,5 % en 2007.

8. Cette nouvelle donne présente de formidables opportunités de croissance. Cependant, la transformation rapide de l'environnement économique n'ira pas sans poser d'importants défis à la gestion macroéconomique. En particulier, le dynamisme de la demande intérieure, qui a été jusqu'ici le principal moteur de la croissance, et l'accroissement significatif des flux de capitaux vont rendre la maîtrise de l'inflation plus complexe. L'émergence du secteur extérieur comme second moteur de la croissance apparaît également comme une des clés de la pérennisation de cette dernière.

Défis et opportunités

Politique monétaire et perspectives de l'inflation

9. La maîtrise de l'inflation et le maintien de la stabilité macroéconomique ont joué un rôle clé dans l'amélioration de la performance économique. Conformément au mandat que lui confèrent ses nouveaux statuts, qui ont consacré son autonomie, l'objectif primordial de BAM en 2007 est de continuer de maîtriser l'inflation face à la vigueur de la demande intérieure. De plus, dans le cadre du régime de change actuel, cette maîtrise permettrait de limiter les pressions à l'appréciation réelle du dirham et faciliter l'émergence du secteur extérieur comme second moteur de la croissance. En effet, le taux de change du dirham apparaît être aujourd'hui en ligne avec sa valeur d'équilibre, telle qu'estimée à la fois par les autorités marocaines et les services du Fonds.


chart 2


10. L'inflation a atteint 3,3 % en glissement annuel à fin-2006. Cette légère reprise reflète d'une part le dynamisme de la demande intérieure, et d'autre part les effets mécaniques de la réinstauration du mécanisme d'indexation du prix des produits pétroliers sur les cours mondiaux. Le resserrement de la politique monétaire opéré en deux étapes par BAM—décision de s'appuyer principalement sur les reprises de liquidité sur appels d'offre à 7 jours au taux de 2,5 % en avril 2006, puis augmentation de ce taux de 25 points de base en décembre 2006—a permis de limiter la hausse des prix.

11. L'inflation a marqué un ralentissement au cours des quatre premiers mois de l'année 2007, atteignant 2,2 % en glissement annuel à fin-avril 2007, mais des incertitudes persistent sur l'évolution d'éléments importants de la dynamique des prix, notamment :

• L'évolution des cours mondiaux de l'énergie reste incertaine.

• Les entrées nettes de capitaux, qui reflètent en partie l'importance des investissements extérieurs nets, pourraient continuer d'augmenter en 2007, stimulant davantage la demande intérieure.

• Malgré le relâchement du lien entre les variables monétaires et l'inflation, la forte croissance de la masse monétaire et celle du crédit au secteur privé restent des indicateurs avancés des pressions de demande.

12. L'évolution des prix des autres actifs est également à prendre en considération dans l'analyse de l'inflation. Le prix des actifs mobiliers et immobiliers est en forte hausse. De plus, la courbe de rendement des valeurs du Trésor s'est aplatie. Les aspects positifs de ces trois développements—succès de la politique d'encouragement de l'accès au logement, accélération du rythme des introductions en bourse, et confiance dans la stabilité du cadre macroéconomique—sont clairs. Ces évolutions peuvent cependant présenter des risques inflationnistes ; pour cette raison, il serait utile de développer l'information statistique pour permettre d'approfondir la réflexion en cours à BAM sur les liens entre inflation et prix des actifs.

13. Au vu de ces incertitudes, la vigilance affichée par BAM reste de mise. La politique monétaire reste appropriée, d'autant qu'elle s'est traduite par une nouvelle hausse sensible du taux d'intérêt sur le marché interbancaire, qui se situe désormais à des niveaux proches du taux directeur de la banque centrale de 3,25 %. Cependant, un renforcement éventuel des tensions inflationnistes justifierait un nouveau resserrement de la politique monétaire.

14. La situation actuelle donne un avant-goût des défis à venir, et les autorités continuent d'approfondir la réflexion sur les aménagements à apporter aux politiques macroéconomiques pour y faire face.

• Une réflexion concertée est en cours pour explorer les différentes options stratégiques pour la poursuite de l'ouverture graduelle du compte de capital. La levée progressive des restrictions sur les opérations des résidents contribuera à approfondir le marché des changes, améliorer la gestion du risque dans l'économie, et pourrait constituer un facteur important de régulation de la liquidité dans le moyen terme. Les autorités ont sollicité l'appui du FMI, et la mission a réitéré la disponibilité des services du Fonds à les accompagner dans cette démarche.

• Dans ce contexte, l'objectif de BAM est de préparer la transition vers un régime de change plus flexible et l'adoption éventuelle d'un régime de ciblage de l'inflation. Pour ce faire, la banque centrale continue de renforcer ses capacités analytiques et a déjà substantiellement étoffé la panoplie de ses outils d'analyse, notamment des mécanismes de transmission de la politique monétaire. La publication des deux premiers rapports sur la politique monétaire, qui présentent notamment une analyse des développements économiques et une prévision d'inflation appuyée par une balance des risques, témoigne des progrès réalisés dans la modernisation du cadre analytique et de prévision de BAM. Le renforcement de la stratégie de communication a accru la transparence de la politique monétaire, et contribue à mieux ancrer les anticipations d'inflation.

Le rôle de la politique budgétaire

15. La politique budgétaire reste orientée vers la consolidation de la position budgétaire de moyen terme. Les progrès enregistrés ces dernières années dans ce domaine ont contribué aux bonnes performances économiques du Maroc. Dans le moyen terme, l'amélioration des finances publiques continuera à accroître les marges de manœuvre budgétaires, renforcera la confiance du secteur privé, et contribuera à la pérennisation de la dynamique de croissance. Dans le court terme, la poursuite de la discipline budgétaire, en particulier au niveau de la masse salariale, permettra de limiter les pressions de demande.

16. Les développements de 2007 confirment que le déficit budgétaire se maintiendrait en dessous de 3 % du PIB pour la deuxième année consécutive. Deux éléments principaux sont à l'origine de cette amélioration notable de la performance budgétaire :

• les bonnes performances des recettes fiscales continuent de concerner tous les grands impôts grâce à (a) l'élargissement de l'assiette fiscale sous le double effet du dynamisme économique et de la poursuite de la réduction des exonérations, notamment de la TVA ; et (b) le renforcement de l'administration fiscale, notamment par la réorganisation du recouvrement.

• l'effort entrepris pour réduire les principales sources de rigidité budgétaires, notamment la masse salariale, à travers (a) la réussite du programme de départ volontaire à la retraite ; (b) la stabilisation des effectifs de la fonction publique ; et (c) la modernisation de la gestion des ressources humaines.

17. Dans le court terme, la poursuite de l'effort de consolidation budgétaire permettrait d'atteindre un déficit d'environ 2,5 % du PIB en 2007, et de stabiliser l'encours de la dette publique, exprimé en pourcentage du PIB, à un niveau proche de celui de 2006. La poursuite de l'application du système d'indexation des prix des produits pétroliers permettra le maintien des dépenses de compensation au sein de l'enveloppe prévue (1,7 % du PIB), ce qui facilitera la réalisation de l'objectif de déficit.

18. Les autorités continuent de travailler sur les grandes lignes de leur politique budgétaire de moyen terme. Celle-ci s'appuie sur la réforme de l'administration publique et de la gestion budgétaire, et l'accroissement de la lisibilité de la politique budgétaire par le biais du développement d'un cadre des dépenses à moyen terme, et s'articule autour des grandes orientations suivantes :

• Réduction de l'encours de la dette publique pour l'amener à un niveau plus proche de celui des pays émergents de l'OCDE dans le moyen terme.

• Maintien de la masse salariale aux alentours de 10 % du PIB, grâce à la poursuite de la politique de stabilisation des effectifs de la fonction publique et de leur redéploiement en faveur des secteurs prioritaires.

• Réduction graduelle du poids des dépenses de compensation, et leur remplacement par une politique de transferts ciblant les segments les plus vulnérables de la population.

• Accélération de la simplification de la fiscalité, notamment par le biais de la poursuite de la réforme de la TVA et de la réduction des exonérations.

• Poursuite de la modernisation de l'administration fiscale, en portant une attention particulière au renforcement du recouvrement.

Approfondissement de l'intermédiation financière

19. En améliorant la collecte de l'épargne et en assurant son allocation efficace, l'approfondissement de l'intermédiation financière a un rôle clé à jouer dans la pérennisation de la dynamique de croissance. L'essor récent du crédit au secteur privé témoigne du succès des mesures mises en œuvre dans ce domaine. Les exigences accrues en matière de transparence, tant du côté de l'offre que de la demande de crédit, ont permis une meilleure appréciation du risque, et, partant, une réduction de son coût. La mise en œuvre

opérationnelle attendue au courant du premier semestre 2008 du « credit bureau », dont la gestion sera confiée à une société privée, est une avancée très importante, qui viendra conforter ces évolutions. Elle constitue également une première dans la région.

20. Parallèlement, des progrès significatifs ont été réalisés en matière de supervision financière. La publication régulière des rapports annuels de la supervision bancaire est un acquis important, et les études spécifiques sur l'évolution du crédit immobilier, du crédit à la consommation, et du risque de taux constituent également des développements positifs. De plus, avec la mise en œuvre des dispositions de la loi bancaire de 2006, de nouvelles institutions ont été soumises à la supervision de BAM, et la coopération entre les entités en charge de la supervision des différents segments du secteur financier a été renforcée.

21. L'important effort d'assainissement des organismes de retraite va contribuer à renforcer la solidité du secteur financier, et accroître la maturité des ressources disponibles pour le financement de l'économie. Enfin, la réflexion en cours sur l'unification du système de garantie publique des prêts devrait permettre de le rationaliser et de mieux cerner son impact éventuel sur le budget de l'État.

Approfondissement de l'intégration du Maroc dans l'économie mondiale

22. Une intégration réussie du Maroc dans l'économie mondiale permettrait au secteur extérieur de jouer un rôle plus important dans la croissance en en diversifiant les sources. Trois aspects revêtent une importance particulière à cet égard : (a) renforcement des capacités d'adaptation de l'économie ; (b) poursuite de la libéralisation commerciale ; et (c) poursuite de la préparation de la transition vers un régime de change plus flexible.

23. Le renforcement des infrastructures notamment autoroutières et portuaires va continuer à générer des gains de productivité substantiels. L'évolution favorable de la composition des exports vers des secteurs à plus forte valeur ajoutée montre que la capacité de l'économie à répondre aux nouvelles données du marché mondial s'est accrue. Cependant, il importe de veiller à ce que l'élargissement de la palette d'incitations ne crée pas de nouvelles distorsions et ne brouille la lisibilité du système fiscal, que la publication récente du Code Général des Impôts vient d'améliorer. Le suivi systématique de la dépense fiscale depuis ces dernières années constitue un élément important de l'évaluation coûts/bénéfices de ces politiques.

24. Les progrès en matière de libéralisation commerciale se poursuivent sur le plan bilatéral et régional. Le processus de démantèlement tarifaire avec l'Union Européenne suit son cours. La mise en œuvre récente de l'accord d'Agadir et l'entrée en vigueur en 2006 de l'accord de libre échange avec la Turquie devraient stimuler à la fois les échanges entre les pays signataires et avec l'Union européenne, notamment grâce au cumul diagonal des règles d'origine. L'accord de libre échange avec les États-Unis a d'ores et déjà permis une forte augmentation des exportations de textiles vers cette destination. Dans ce contexte, la mission

se félicite des efforts entrepris par le Maroc dans le cadre de l'intégration commerciale et financière du Maghreb et de la tenue en juillet 2007 d'une réunion d'experts de l'intégration financière pour finaliser un plan d'action.

25. Ces efforts de libéralisation bilatérale et régionale doivent s'accompagner de la poursuite de la libéralisation multilatérale pour éviter tout risque de détournement du commerce. La réduction unilatérale récente de 5 points du taux maximum des droits de douanes supportés par les biens industriels est une bonne avancée dans ce domaine.

26. Le régime de change fixant le dirham à un panier de devises a joué un rôle important dans le maintien de la stabilité macroéconomique en permettant l'ancrage des anticipations d'inflation. Cependant, dans le cadre de l'ouverture accrue de l'économie marocaine et de sa transformation structurelle, un taux de change flexible offrirait des marges de manœuvre supplémentaires à la gestion macroéconomique.

Perspectives de moyen terme

27. Grâce aux développements positifs qui ont contribué à l'amélioration de la performance économique du Maroc, et notamment à la poursuite de la mise en œuvre du programme de réformes, les perspectives de moyen terme sont favorables. Le taux de croissance du secteur non agricole serait au dessus de 5 % durant les prochaines années. Ce scénario repose sur une hypothèse de croissance modérée de la productivité totale des facteurs suite au succès des réformes en cours. Les recettes touristiques et des transferts privés resteraient élevées. Le dynamisme de l'activité économique réduirait le surplus du compte courant vers la fin de la période de projection. Cependant, les réserves resteraient à un niveau confortable grâce à des investissements directs étrangers soutenus.

Autre sujets

28. La mission se félicite de l'adoption et de la publication de la législation relative à la lutte contre le blanchiment d'argent, ainsi que des efforts déployés pour la mise sur pied rapide de l'unité de renseignement financier.

29. La mission se félicite de la décision des autorités de publier ces conclusions préliminaires.


Tableau 1. Principaux indicateurs économiques, 2002-08 1/
(Quote-part : 588,20 millions de DTS)
(Population: 30.4 millions d'habitants; 2006)
(PIB par habitant : 2165 dollars EU; 2006)
(Taux de pauvreté : 14 % ; 2005)
(Principales exportations : textiles, phosphates; 2006)

          2006
2007
2008
  2002 2003 2004 2005 Prel. Proj. Proj.

  (Variation annuelle en pourcentage)

Production et prix

             

PIB réel (prix du marché)

3.3 6.1 5.2 2.4 8.0 2.5 5.9

PIB réel non agricole (prix du marché)

2.8 4.3 4.7 4.8 5.2 5.5 5.7

Prix à la consommation (fin de période)

1.4 1.8 0.5 2.1 3.2 2.5 2.0

Prix à la consommation (moyenne de la période)

2.8 1.2 1.5 1.0 3.3 2.5 2.0
               
  (En pourcentage du PIB)

Investissement et épargne

             

Formation brute de capital

25.9 27.5 28.7 30.3 28.7 30.3 29.7

dont : hors administrations publiques

23.2 24.8 26.1 27.8 26.1 27.7 27.1
               

Épargne nationale brute

29.6 30.7 30.5 32.6 32.1 32.1 31.3

dont : hors administrations publiques

28.0 29.6 28.9 33.0 28.4 28.8 27.5
               
  (En pourcentage du PIB)

Finances publiques

             

Recettes

22.4 21.8 22.8 24.4 25.7 24.6 24.2

dont: dons

0.3 0.1 0.3 0.5 0.4 0.4 0.3

Dépenses 2/

26.6 26.5 27.0 29.9 27.6 26.9 26.5

Solde budgétaire (base engagements et hors dons) 3/

-4.2 -4.4 -4.1 -5.2 -2.1 -2.5 -2.4

Solde primaire (dons inclus) 3/

0.0 -0.7 -0.3 -1.4 1.6 1.1 1.1

Total de la dette publique 4/

64.9 62.0 59.9 63.7 58.2 58.0 55.6
               
  (Variation annuelle en pourcentage, sauf indication contraire)

Secteur monétaire

             

Crédit au secteur privé

3.8 8.3 7.2 13.1 17.0 12.8 ...

Monnaie centrale

5.0 13.6 12.1 9.2 16.3 12.4 ...

Masse monétaire au sens large

6.3 8.6 7.7 14.0 17.2 12.4 ...

Vitesse de circulation de la monnaie au sens large (niveau)

1.3 1.3 1.2 1.1 1.1 1.0 ...

Taux des bons du Trésor à trois mois (moyenne de la période, en %)

3.0 3.3 2.5 2.5 2.6 ... ...
               
  (En pourcentage du PIB, sauf indication contraire)

Secteur extérieur

             

Exportations de biens (dollars EU, variation en pourcentage)

9.8 11.8 13.1 13.0 13.4 13.6 10.5

Importations de biens (dollars EU, variation en pourcentage)

7.2 20.1 25.2 16.7 13.7 17.7 9.7

Balance du commerce des marchandises

-7.6 -8.7 -11.5 -13.5 -13.8 -15.4 -15.4

Solde des transactions courantes, hors transferts officiels

3.4 3.0 1.5 2.0 3.0 1.4 1.3

Solde des transactions courantes, transferts officiels inclus

3.6 3.2 1.7 2.4 3.4 1.8 1.5

Investissements directs étrangers

1.1 4.6 1.5 2.6 3.6 4.0 3.9

Total de la dette extérieure

35.8 30.8 27.3 25.4 23.3 22.0 20.1

Réserves brutes (millions de dollars EU)

10,009 13,716 16,298 16,080 19,977 23,616 26,118

En mois d'importations de biens et services de l'année suivante

7.5 8.3 8.5 7.4 7.8 8.4 8.4

En pourcentage de la dette extérieure à court terme (base

             

échéances résiduelles)

362.5 576.3 800.8 919.8 908.2 1,139.2 1,649.0
               

Pour mémoire :

             

PIB nominal (milliards de dollars EU)

40.5 49.8 56.4 59.0 65.4 72.5 79.1

Taux de chômage (en pourcentage)

11.6 11.4 10.8 11.1 9.7 ... ...

Importations nettes de produits pétroliers (millions de dollars EU)

1,167.0 963.2 1,639.5 2,701.3 2,861.9 3,122.4 3,636.6

Monnaie nationale pour 1 dollar EU (moyenne de la période)

11.0 9.6 8.9 8.9 8.8 ... ...

Taux de change effectif réel (moyenne annuelle, variation en pourcentage)

-0.3 -1.0 -1.2 -1.8 1.2 ... ...

Sources : autorités marocaines et estimations et projections des services du FMI.

1/ Reflète la révision des comptes nationaux.

2/ Non compris le Fonds Hassan II.

3/ Non compris le Fonds Hassan II et y compris le solde des comptes spéciaux du trésor.

4/ Exclut la position nette vis à vis de la banque centrale hors avances statutaires. Les projections sont basées sur le solde budgétaire

hors Fonds Hassan II. La série historique de la dette a été révisée à la hausse afin de refléter l'inclusion des avances conventionnelles

pour un montant équivalent à 1% du PIB de 2006.



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