Le conseil d’administration du FMI approuve un accord de 2,97 milliards de dollars en faveur du Maroc au titre de la ligne de précaution et de liquidité
IMF News, December 17, 2018
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- Published: December 17, 2018
Accord LPL approuvé
- Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord sur deux ans en faveur du Maroc au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL), pour un montant de 2,1508 milliards de DTS (environ 2,97 milliards de dollars, ou 240 % de la quote-part du pays).
- L’accès au titre de l’accord pendant la première année sera équivalent à 1,25066 milliard de DTS (environ 1,73 milliard de dollars, ou 140 % de la quote-part).
- La décision prise le 17 décembre 2018 vise à offrir une assurance utile contre les risques extérieurs et à appuyer l’action des autorités pour réduire la vulnérabilité budgétaire et extérieure et promouvoir une croissance plus élevée et plus inclusive.
Contexte et antécédents
- Les autorités ont déjà bénéficié de trois accords LPL sur deux ans consécutifs :
- Premier accord : 4,1 milliards de DTS (environ 6,2 milliards de dollars au moment où il a été approuvé), approuvé le 3 août 2012.
- Deuxième accord : 3,2 milliards de DTS (environ 5 milliards de dollars au moment où il a été approuvé), approuvé le 28 juillet 2014.
- Troisième accord : 2,5 milliards de DTS (environ 3,5 milliards de dollars au moment où il a été approuvé), approuvé le 22 juillet 2016.
- La LPL a été mise en place en 2011 pour répondre aux besoins de liquidité des pays membres affichant des paramètres fondamentaux sains mais restant vulnérables à certains égards.
- En dépit d’une forte hausse des prix mondiaux du pétrole, les autorités ont réduit la vulnérabilité budgétaire et extérieure du pays et mis en œuvre des réformes importantes avec l’appui des accords antérieurs.
Déclaration de M. Mitsuhiro Furusawa (extraits)
- "Le Maroc a accompli des progrès considérables dans la réduction de sa vulnérabilité intérieure au cours des dernières années."
- "La croissance est restée robuste en 2018 et devrait s’accélérer progressivement à moyen terme, sous réserve d’une amélioration des conditions extérieures et d’une exécution soutenue des réformes."
- "Les déséquilibres extérieurs ont diminué considérablement, l’assainissement des finances publiques a progressé, et les cadres d’action et institutionnel ont été renforcés, notamment grâce à la mise en œuvre de la récente loi organique relative à la loi de finances, au renforcement de la surveillance du secteur financier, à l’assouplissement du régime de change et à l’amélioration du climat des affaires."
- "Néanmoins, les perspectives restent exposées à des risques extérieurs, parmi lesquels une montée des risques géopolitiques, une croissance lente chez les principaux partenaires commerciaux du Maroc et la volatilité des marchés financiers mondiaux."
Principales conclusions et recommandations de politique
- Stabilisation et résilience
- Le nouvel accord offrira une assurance contre les chocs extérieurs et appuiera les efforts des autorités pour renforcer la résilience de l’économie.
- Finances publiques et dette
- La poursuite de l’assainissement des finances publiques réduira le ratio dette publique/PIB à moyen terme, tout en garantissant le financement des dépenses d’investissement et des dépenses sociales prioritaires.
- Ces efforts doivent reposer sur des réformes de la fiscalité et de la fonction publique, une décentralisation budgétaire judicieuse, un renforcement de la surveillance des entreprises publiques et un meilleur ciblage des dépenses sociales.
- Politique monétaire et secteur financier
- L’assouplissement du taux de change continuera de renforcer la capacité de l’économie à absorber des chocs et préservera la compétitivité.
- L’adoption de la loi sur la banque centrale et la poursuite de la mise en œuvre des recommandations du programme d’évaluation du secteur financier 2015 contribueront à renforcer le cadre d’action dans le secteur financier.
- Croissance inclusive et marché du travail
- Il est essentiel d’opérer des réformes de l’éducation, de la gouvernance et du marché du travail, ainsi que d’améliorer continuellement le climat des affaires pour rehausser la croissance potentielle et réduire le chômage élevé, en particulier le chômage des jeunes, ainsi que pour accroître le taux d’activité des femmes.
Informations de contact et métadonnées du communiqué
- Communiqué de presse N° 18/477
- le 17 décembre 2018
- Département de la communication du FMI
- RELATIONS AVEC LES MÉDIAS
- ATTACHÉ DE PRESSE: Wafa Amr
- TÉLÉPHONE:+1 202 623-7100
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Communiqué de presse N° 18/477, 17 décembre 2018, Département de la communication du FMI.