Le Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, salue les décisions historiques du G-20

Communiqué de presse n° 09/330
le 25 septembre 2009

Le Directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a salué aujourd’hui les mesures adoptées par les pays membres du G-20 pour accompagner la reprise mondiale. Les engagements qu’ils ont pris d’agir de façon concertée pour promouvoir une croissance solide, soutenue et équilibrée et moderniser la gouvernance économique mondiale constituent à ses yeux «des décisions historiques qui permettront d’adapter la coopération économique mondiale aux besoins du XXIème siècle». Selon lui «la détermination des dirigeants du G-20 à redéfinir la représentation marque un élan novateur pour renforcer la légitimité et l’efficacité du FMI».

Évoquant les résultats du Sommet du G-20 qui s’est déroulé les 24 et 25 septembre à Pittsburgh, le Directeur général a fait les déclarations suivantes.

«Je suis véritablement encouragé par l’issue du Sommet du G-20, et notamment par le nouveau rôle conféré au FMI. La coopération internationale a été déterminante dans la riposte à cette crise. L’implication active des dirigeants, telle qu’elle se manifeste dans leur approche du «Cadre pour une croissance solide, soutenue et équilibrée», est nécessaire pour entretenir la reprise économique mondiale. Le FMI mettra son savoir-faire au service de ce processus d’évaluation réciproque fondé sur la coopération».

«Le FMI abordera un grand nombre de ces questions lorsque ses 186 pays membres, dont ceux représentés ici à Pittsburgh, se rassembleront à Istanbul la semaine prochaine. L’Assemblée annuelle de 2009 donnera aux responsables économiques et financiers de la planète une occasion exceptionnelle de promouvoir une riposte fondée sur la coopération. Je suis profondément encouragé par l’appui que le G-20 a apporté à cette démarche multilatérale».

Le Directeur général a rappelé que les gouvernements devaient poursuivre leurs politiques d’accompagnement jusqu’à ce que la reprise soit bien enclenchée, et souligné que «même si les risques semblent s’estomper, la reprise demeure fragile». Il reste «préoccupé par l’ampleur du chômage, lequel devrait s’accroître l’année prochaine, ainsi que par les problèmes de secteur financier qui pourraient persister, surtout si les mesures destinées à assainir les banques ne sont pas achevées à temps». Il faut donc selon lui «éviter un abandon prématuré des politiques budgétaires et monétaires accommodantes».

M. Strauss-Kahn a rappelé que pour renouer avec une croissance soutenue et équilibrée il faudra que certains pays épargnent davantage et que d’autres mènent des politiques et des réformes structurelles de nature à alimenter la croissance de la demande intérieure. M. Strauss-Kahn a précisé que «le rééquilibrage mondial de la demande pourrait avoir de profondes répercussions pour l’investissement et l’innovation. Comme les consommateurs des pays émergents jouent un rôle plus important, la structure de la production mondiale va vraisemblablement évoluer. Il est donc d’autant plus opportun d’accélérer les réformes propres à réduire les barrières à la concurrence et, partant, à promouvoir l’innovation».

Le Directeur général a également salué le soutien que le G-20 ne cesse de manifester au FMI, notamment en donnant suite à l’engagement pris à Londres de mobiliser 500 milliards de dollars afin de contenir la propagation de la crise. Il a noté la volonté réaffirmée des dirigeants de parvenir à un accord sur les quotes-parts du FMI d’ici janvier 2011, ainsi qu’ils l’avaient manifesté lors du Sommet de Londres. «Les réformes des quotes-parts et de la représentation d’avril 2008 constituaient une première étape pour renforcer le poids des pays émergents et en développement. Je juge décisif l’engagement pris aujourd’hui par le G-20 de redéployer un pourcentage de quotes-parts d’au moins cinq pour cent des pays surreprésentés en faveur des pays émergents et en développement dynamiques, qui sont sous-représentés, et de protéger les pourcentages de voix des pays membres les plus pauvres. Cette décision, qui marque un tournant historique, et l’affirmation du G-20 comme instance privilégiée de coopération économique, permettront de jeter les bases d’un partenariat plus soudé entre pays émergents et en développement et pays avancés sur le plan de la politique économique mondiale» a-t-il rappelé.

«Il reste bien entendu beaucoup à faire dans la mise en œuvre des réformes relatives aux quotes-parts. Il est notamment essentiel de mener à terme les réformes d’avril 2008. J’engage les pays qui ne l’auraient pas encore fait à ratifier les réformes de 2008 sur les quotes-parts et la représentation afin d’ouvrir la voie à des réformes plus profondes. Cette ratification est déterminante pour relever les pourcentages de quotes-parts des pays émergents dynamiques et pour préserver la voix des pays à faible revenu, dans la perspective du prochain objectif d’une augmentation générale des quotes-parts d’ici 2011» a ajouté M. Strauss-Kahn en guise de conclusion.



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