Le Conseil d'administration du FMI approuve un décaissement de 18,4 millions de dollars EU en faveur du Mali au titre de la facilité de crédit rapide (FCR)

Communiqué de presse n° 13/24
le 28 janvier 2013

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé aujourd'hui un décaissement d'un montant équivalent à 12 millions de DTS (environ 18,4 millions de dollars EU) en faveur du Mali au titre de la facilité de crédit rapide (FCR) afin d’appuyer les autorités par des conseils de politique économique et un concours financier visant à préserver la stabilité macroéconomique et la croissance au cours des 12 prochains mois, dans le cadre d'une vaste soutien des partenaires techniques et financiers du pays. La FCR permet d'apporter rapidement une aide financière concessionnelle assortie d'une conditionnalité limitée aux pays à faible revenu qui se heurtent à un problème immédiat de balance des paiements.

Le Conseil a également noté l'annulation par les autorités du précédent accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC), qui a été approuvé en 2011 pour l'équivalent de 30 millions de DTS (environ 46,3 millions de dollars EU à l’époque; voir le communiqué de presse no 11/487), qui avait été conçu pour la période 2012-14, mais qui a déraillé à cause du coup d'État de mars 2012 et de ses répercussions.

En novembre 2012, une mission du FMI s’est entendue ad referendum avec les autorités sur les composantes d'un programme économique pouvant être appuyé par la facilité de crédit rapide (voir le communiqué de presse no 12/437). Par ailleurs, la FCR permettra également d’ouvrir la voie à une reprise de l’aide des bailleurs de fonds suite aux événements du début 2012.

À l'issue des délibérations du Conseil d'administration, M. Min Zhu, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :

« L'économie malienne traverse une période particulièrement difficile en raison de la sécheresse de 2011, des attaques des insurgés dans la partie septentrionale du pays et de l’instabilité politique au lendemain du coup d'État militaire de mars 2012. L'activité économique s'est contractée de 1,5 % en 2012, l'inflation a été attisée par le renchérissement des produits alimentaires et la balance des paiements est devenue déficitaire. Les tensions financières se sont accrues suite à l'affaiblissement des recettes fiscales, à la suspension de l'appui budgétaire des bailleurs de fonds et aux pressions poussant les dépenses sociales et militaires à la hausse. Le gouvernement a réagi en adoptant une politique d'austérité budgétaire. Les contraintes de trésorerie ont entraîné l'accumulation d’arriérés envers les créanciers extérieurs à hauteur de 0,5 % du PIB.

« Le programme des autorités pour 2013 traduit de manière appropriée les priorités à court terme. Il vise à préserver la stabilité macroéconomique et financière en alignant les dépenses sur les recettes disponibles et en évitant l'accumulation de nouveaux arriérés.

« L’exécution résolue des réformes sur le plan de la politique et de l'administration fiscales, de la gestion des liquidités et de la politique énergétique sera essentielle pour maintenir la stabilité macroéconomique. Les objectifs ambitieux en matière de recettes fiscales pour 2013 devront être réalisés moyennant l’augmentation des taxes sur les produits pétroliers et le renforcement de l'administration fiscale par un recoupement systématique des informations des administrations fiscale et douanière et des services de passation des marchés. L’exécution prudente des dépenses et la gestion rigoureuse des liquidités seront nécessaires pour atteindre l'objectif de déficit et éviter l'accumulation d'arriérés. Bien qu'un ajustement des tarifs de l'électricité soit nécessaire pour ramener le secteur sur une trajectoire viable, il sera essentiel de mettre en œuvre une réforme claire, une stratégie de communication avec le public et des mesures ciblées visant à protéger les pauvres afin d’obtenir l'assentiment de la population.

« Le décaissement au titre de la facilité de crédit rapide vise à aider le Mali à faire face à des besoins pressants de balance des paiements et à mobiliser l’appui financier de ses partenaires internationaux, appui crucial pour son redressement économique. »



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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